Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

Les « civilisation primordiales »

d’extraterrestres 34 ! »

 

Les « civilisation primordiales »

 

Nous venons de voir que Carl Sagan pensait qu’il était possible que notre Galaxie abrite des millions de civilisations avancées et que la durée de vie de certaines d’entre elles pourrait être aussi longue que la durée de vie des étoiles, c’est-à-dire des centaines de millions ou des milliards d’années. C’est selon moi une hypothèse qui est presque une certitude lorsque nous considérons l’âge de l’Univers qui est estimé à 13,7 milliards d’années, et elle permet d’envisager sérieusement l’existence de « civilisations pri mordiales ».

Un des principes sur lequel repose la notion de « civilisation primordiale » est celui qui énonce que nous ne sommes ni la seule, ni la première civilisation évoluée qui soit apparue dans l’Univers observable. Nous ne som mes donc pas une civilisation unique et privilégiée qui serait la seule à avoir développé les sciences et les techni ques qui sont les nôtres aujourd’hui. C’est ce qu’on appelle le principe de banalité ou principe de médiocrité appliqué aux civilisations. À noter que le principe de médiocrité ne comporte aucune connotation morale ou péjorative. Dans ce contexte, « médiocre » signifie simplement que la Terre et ses habitants occupent une position moyenne (médiane) dans l’Univers. Je rappelle que le principe de banalité, encore appelé principe de Copernic, est le postulat selon lequel il n’y a pas de point de vue privilégié dans l’Univers. Ce principe fait référence à l’astronome polonais, Nicolas Copernic, qui a été le principal promoteur de l’héliocentrisme (le Soleil est au centre de notre système solaire) ce qui implique que la Terre et l’Homme n’occupent pas une place centrale dans l’Univers. En tant qu’observateur de l’Univers, l’être humain n’occupe pas une place spéciale et privilégiée. Sa position est banale. Ce principe étant admis, il faut intégrer l’apparition de la civilisation humaine terrestre dans un cadre cosmologique très large pour que nous prenions conscience de la place réelle que nous occu pons dans l’Univers. Pour opérer cette prise de conscience, il faut toujours avoir à l’esprit que l’Univers est très « grand » à la fois dans ses dimensions spatiales, mais aussi dans sa dimension temporelle.

L’âge de notre Univers, c’est-à-dire la durée qui s’est écoulée depuis le Big Bang initial, est estimée à 13,7 milliards d’années. Notre Galaxie, la Voie Lactée qui héberge environ entre 100 et 200 milliards d’étoiles, se serait formée il y a 13,2 milliards d’années. Le Soleil, qui est une étoile banale dans notre Galaxie, serait né il y a environ 4,57 milliards d’années. Les astrophysiciens sont unanimes pour dire que si les planètes du système solaire ont commencé à se former il y a 4,56 milliards d’années, à peu près en même temps que la formation du Soleil à partir d’un nuage de gaz et de poussières, la formation de la Terre n’a dû prendre que quelques dizaines de millions d’années. Elle serait donc apparue il y a environ 4,54 milliards d’années. Lorsque notre planète n’en était encore qu’à un stade « embryonnaire » si je puis dire, l’Univers était déjà âgé de plus de 9 milliards d’années et notre Galaxie de plus de 8 milliards d’années. Dans ces conditions, il est facile de comprendre que les planètes habitables de l’Univers qui étaient susceptibles d’abriter une vie consciente et intelligente sont apparues il y plusieurs milliards d’années avant la nôtre. Ces premiers foyers d’apparitions de la vie et de la conscience ont eu largement le temps de se développer pendant des centaines de millions d’années et former des civilisations très évoluées sur de nombreux plans (scientifique, technologique, social, culturel, spirituel, etc.). Je peux donc dire sans risque de me tromper, car cette affirmation repose sur un raisonnement de type mathématique, qu’au commencement étaient les « civilisations primordiales » qui sont les premières civilisations hyper-évoluées de notre Galaxie.

Ci-après : Chronologie simplifiée de l’Univers depuis le Big Bang il y a 13,7 milliards d’années jusqu’à +100 000 ans après aujourd’hui. Cette chronologie montre clairement qu’il a existé une longue période de temps d’environ 8 milliards d’années pendant laquelle des civilisations hyper-évoluées sont apparues dans notre Galaxie, ou dans des galaxies voisines, avant même que le Système Solaire ne se soit formé. Ces civilisations représentent ce que j’appelle les « civilisations primordiales » qui ont ensemencé notre planète il y a 3,85 milliards d’années. (Illustration Daniel Robin.)

 

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai la ferme conviction que l’Univers regorge de civilisations très avancées ou hyper-évoluées qui sont nées des milliards d’années avant même que la première cellule vivante, LUCA (acronyme de l’expression anglaise Last Universal Common Ancestor, en français : le Dernier Ancêtre Commun Universel ou DACU), apparaisse sur la Terre il y a environ 3,3 à 3,8 milliards d’années. Je rappelle que LUCA est le plus ancien organisme vivant de notre planète dont sont issues toutes les formes de vie connues réparties en trois grandes lignées : les bactéries (procaryotes), les archées (procaryotes), et les eucaryotes (les virus ne sont pas considérés comme des êtres vivants). Certaines de ces « civilisations primordiales » ont même assisté à la naissance de notre étoile, le Soleil, et à la formation des planètes du système solaire. Elles ont vu la Terre s’accrétionner, les premiers continents se solidifier et émerger du magma primitif, alors qu’elles empruntaient depuis longtemps les « grandes voies de circulation » de notre Galaxie et allaient sans doute aussi visiter les galaxies voisines. Ces événements me paraissent être hautement probables si nous considérons le fait qu’une longue période de temps d’environ 9 milliards d’années a précédé la formation de la Terre.

Penser que ce que je viens de décrire ne relève que de la science-fiction, de l’imaginaire ou du rêve, serait bien naïf. L’existence des « civilisations primordiales » découlent de simples considérations mathématiques qui mettent en jeu des échelles de temps et d’espace considérables. Penser qu’il ne « s’est rien passé » dans l’Univers en termes d’apparition de la vie et de civilisations entre 13,2 milliards d’années (période de formation des galaxies) et 4,54 milliards d’années (date de formation de la Terre) serait totalement illogique. Ce serait adopter un point de vue qui va à l’encontre des probabilités les plus élémentaires. Ce serait se raccrocher à une nouvelle forme d’anthropocentrisme qui s’imagine que nous sommes les seuls êtres intelligents et conscients de l’Univers et que notre civilisation représente le nec plus ultra des sociétés évoluées. Il faut bien le dire, cette façon de penser relève de mécanismes psychiques primaires qui sont incapables de dépasser ce que j’appelle le « niveau local » de réflexion qui ramène toujours toute réalité à un niveau qui est généralement le plus simple, sinon le plus simpliste. L’opposé de ce « niveau local » de réflexion, auto-centré et anthropocentrique, est le « niveau global » de réflexion qui envisage toute réalité dans une perspective dé-centrée, intégrée dans un ensemble plus vaste, universel et cosmique, où l’homme occupe une place plus que modeste.

À titre d’exemple, et pour montrer que la vie est une « force » ou un « mécanisme » aux propriétés dynamiques extraordinaires, si nous considérons la diversité des espèces vivantes actuellement connues sur notre planète, une étude publiée fin 2011 dans la revue scientifique américaine PloS Biology montrait que la Terre abriterait entre 7,4 et 10 millions d’espèces vivantes. Aujourd’hui, selon une nouvelle approche de cette question, on estime que la Terre pourrait même abriter près de 1000 milliards d’espèces vivantes. Par ailleurs, selon les données actuelles, il ne subsisterait aujourd’hui qu’1/1000 des espèces ayant existé depuis les débuts de la vie sur Terre. Au total, nous pou vons estimer que notre planète aurait abrité 1 million de milliards (1000 milliards multiplié par 1000) d’espèces vivantes en presque 4 milliards d’années d’évolution. À l’échelle de l’Univers, notre planète n’est qu’un minuscule grain de sable perdu dans la « banlieue » extérieure de la Voie Lactée. La question qui doit être posée est celle de savoir ce qui s’est passé pendant les 8 milliards d’années qui ont précédé l’apparition de la vie sur Terre sur les 1023 23 systèmes stellaires (10 correspond au nombre total d’étoiles qu’abriterait l’Univers observable) que compte notre Univers ? Posée autrement, la question est celle de savoir s’il est raisonnable de penser que nous sommes les seuls êtres intelligents et évolués de l’Univers, et si notre civilisation est unique ? Si nous considérons toutes les gran deurs (qui sont considérables) que nous venons d’évoquer, n’est-il pas au contraire logique de penser que d’autres civilisations beaucoup évoluées que la nôtre existent déjà, et cela depuis très longtemps, dans tout l’Univers observable ?

En aparté, je souligne le fait que nous assistons actuel lement à une perte de la biodiversité et à des changements dans l’environnement qui sont plus rapides qu’à aucune autre période de l’histoire de l’Humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin. Certes, la disparition d’espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la Terre, mais il est aujourd’hui prouvé que l’activité humaine a accéléré de façon considérable le rythme naturel d’extinction. Des études récentes estiment que le taux d’extinction des vertébrés, même sous des conditions stables, est 100 fois supérieur à leur taux d’extinction naturel. La perte de la biodiversité ne cesse de s’accélérer comme le montrent les rapports successifs. L’extinction actuelle, provoquée par les activités humaines, est comparable à une crise biologique majeure, car d’ici à 2050, on considère que 25 à 50 % des espèces, terrestres et marines, auront disparu. Les activités débridées de nos sociétés industrielles ont amorcé une extinction de masse qui devrait sceller définitivement le sort de l’Humanité si nous persévérons dans cette voie. Nous serons à la fois la cause et les victimes d’une sixième extinction de masse. Selon moi, ce scénario n’est pas inéluctable : une « inter vention extérieure », extraterrestre, soucieuse de préserver la biodiversité de notre planète pourrait modifier de façon drastique notre trajectoire évolutive. C’est un scénario qui n’est pas dénué de fondement lorsque l’on considère par exemple, le lien étroit entre ovnis et nucléaire qui semble montrer qu’une intervention extérieure « pointe du doigt » nos errements dans ce domaine. Si les choses venaient à s’aggraver pour la biodiversité terrestre, cette présence étrangère pourrait multiplier ses « interventions » et nous forcer à revoir complément nos modèles économiques.

Si nous considérons les données qui sont à notre dispo sition concernant l’âge de l’Univers, le nombre d’étoi les et de galaxies dans l’Univers observable, le dynamisme extraordinaire des « mécanismes » qui génèrent les diverses formes de vies que nous connaissons, nous pouvons en déduire qu’il existe des civilisations qui ont des milliards d’années d’évolution derrières elles. Ce sont les premières civilisations qui sont apparues dans l’Univers et plus particulièrement dans notre Galaxie. Ce sont des « civili sations premières » qui d’une certaine façon sont semblables aux « peuples premiers » de notre planète. Ce sont des « civilisations racines », des « civilisations mère », des « civilisations initiales », ou des « civilisations primor diales », peu importe le nom que nous leur donnons. Nous ignorons combien de « civilisations primordiales » existent actuellement dans la Voie Lactée (peut-être des centaines ou des milliers), mais ce qui me paraît vraisemblable, c’est que, quelque soit leur nombre, ces « vieilles » civilisa tions se sont sans doute regroupées avec le temps en une vaste fédération galactique unie par des liens puissants. Elles ont sûrement visité toutes les planètes de notre Galaxie qui étaient susceptibles d’abriter la vie, dont la Terre. Nous ne savons pas comment la vie est apparue sur les planètes où sont nées les « civilisations primordiales ». Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’arrivées au stade de Type III (civilisation galactique de Type III) de leur évolution, elles ont décidé de répandre la vie, l’intelligence et la conscience à travers l’Univers, à commencer par la Voie Lactée. C’est un exercice intellectuel difficile, voire impossible, que d’imaginer à quoi peuvent ressembler des civilisations aussi anciennes qui ont bénéficié d’une évolution qui s’est déployée sur des milliards d’années. Nous avons déjà du mal à imaginer ce que sera notre civilisation dans un siècle, alors dans un milliard d’années c’est tout bonnement inconcevable. Cela dépasse tout ce que nous sommes capables de prévoir et de concevoir par notre esprit.

Quelle forme et quelle apparence aura notre civilisation dans un milliard d’années ? Seront-nous encore des êtres matériels fait de chaire et de sang ? Les systèmes biologiques, c’est-à-dire les êtres vivants que nous connaissons actu ellement sur notre planète, laisseront-ils la place à des systèmes totalement artificiels dont nos ordinateurs modernes ne sont que les ébauches primitives ? L’intelligence et la conscience vont-elles passer du support biologique (le carbone) au support de silicium ? Ce sont des questions que nous devons nous poser si nous considérons les progrès foudroyants réalisés dans le domaine des ordinateurs, des programmes informatiques, des algorithmes et de l’Intel ligence Artificielle.

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