Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
L’expérience « mystique » de Mitchell
Pour illustrer ma position alternative, je ne citerais qu’un seul exemple, celui du docteur John E. Mack qui était un célèbre psychiatre américain, écrivain et professeur à la Harvard Medical School. Malheureusement, alors qu’il rentrait d’un dîner à Londres, le lundi 27 septembre 2004, il fut tué par un automobiliste ivre. Ce fut une perte immense pour les partisans de la position alternative que je défends dans ce livre. Je conseille bien évidemment la lecture de tous les ouvrages de John Mack, mais surtout celui intitulé Passeport pour le Cosmos, transformation humaine et
rencontres alien25, qui va le plus loin dans l’analyse des conséquences des rencontres alien. Je rappelle brièvement que John Mack fit une étude très poussée des enlèvements extraterrestres (abductions), et parvint à la conclusion que ce phénomène représentait un puissant facteur d’évolution pour l’espèce humaine. Loin des thèses infernales des « conspirationnistes », il découvrit au contraire que les enlevés pouvaient vivre leurs expériences comme très positive et même comme étant un facteur favorisant un élargissement de leur conscience. Pour les personnes ayant vécu des enlèvements et qui ont bien voulu collaboré à l’étude de John Mack, il s’agit d’une véritable expérience spirituelle. Cette expérience a bouleversé leur vie et leur à donné une vision de l’Homme et de la Terre qui est radicalement différence de celle qui règne dans nos sociétés industrielles modernes. L’un des objectifs de l’intelligence responsable des enlèvements serait de permettre à l’Humanité d’accéder à un niveau supérieur de conscience et de lui ouvrir d’autres aspects de la réalité. Pour quelques-unes des personnes enlevées, les extraterrestres seraient des êtres lumineux ayant atteint un très haut niveau de réalisation spirituelle. Ils seraient bienveillants vis-à-vis de l’Humanité, et ils auraient un plan pour lui permettre de franchir le cap difficile qu’elle est en train de vivre.
L’expérience « mystique » de Mitchell
Pour terminer cette première partie consacrée à la notion de « secret » qui est étroitement liée à tout ce qui touche de près ou de loin au mystère des ovnis, je vais revenir à Edgar D. Mitchell et plus particulièrement à une expérience qu’il a vécu alors qu’il participait à la mission Apollo 14. Si je relate ce fait, c’est pour montrer que le « secret » n’est pas forcément là où l’on pense. Ce qui est sûr c’est que ce « secret » n’est pas dans les pseudo-révélations de personnages douteux qui servent des intérêts funestes pour notre planète. Non, le secret est ailleurs. Il est, comme l’a ressenti Mitchell alors qu’il contemplait la Terre depuis le module de service (CSM ou Command and Service Module), dans la beauté et la majesté du cosmos, dans la certitude que la vie sur notre « magnifique joyau bleu et blanc » n’est pas le résultat de hasards improbables, mais la volonté d’une conscience supérieure.
Je rappelle brièvement que la mission d’exploration lunaire Apollo 14 a débuté le 31 janvier 1971. Elle avait pour équipage les astronautes Alan B. Shepard, Edgar D. Mitchell, et Stuart À. Roosa. L’insertion en orbite terrestre ainsi que l’injection translunaire, ou translunar injection (TLI), qui correspond au déplacement du vaisseau en direction de la Lune, se déroulèrent normalement. Cependant, l’arrimage du CSM avec le LM ou Lunar Module (Antares), posa un problème qui risquait de mettre en péril toute la mission. Cette manœuvre délicate obligea le pilote du module de commande (Roosa) à s’y reprendre à six fois pour « capturer » Antares (LM). Ni l’équipage ni le personnel à terre ne trouvèrent d’explications à cet incident. Apollo 14 entra en orbite lunaire le 4 février 1972 à 01 h 55 du matin. Antares alunit près du cratère Fra Mauro le 5 février à 16 h 17, à environ 15 mètres seulement du point prévu. Shepard et Mitchell effectuèrent deux longues « promenades » sur le sol lunaire, respectivement de 4 heures 24 minutes, et de 4 heures et 48 minutes. Lors de cette mission, Mitchell aurait fait des expériences de télépathie avec un ami sur Terre et aurait même vécu une sorte d’état mystique. En regardant la Terre depuis le module de commande d’Apollo 14, il aurait ressenti « un sentiment profond de connexion avec l’Univers ». Mitchell confia que cette mission sur la Lune avait transformé sa conscience, et que sa vision de la vie avait profondément changé. Mitchell aurait vécu une véritable « initiation » qui l’aurait métamorphosé. D’où son intérêt, après son retour sur Terre, pour tout ce qui touche à la conscience et à l’esprit humain.
Voici en quels termes Mitchell témoigna de l’expérience qu’il a vécu en février 1971 lors de son retour vers la Terre : « La première chose qui me vint à l’esprit alors que je regardais la Terre fut son incroyable beauté. Les photos les plus spectaculaires sont très en-deça de la réalité. C’était un spectacle majestueux que ce magnifique joyau bleu et blanc sur un ciel de velours noir. Avec quelle voix, quelle harmonie merveilleuse elle semblait s’insérer dans le processus évolutionnaire qui sous-tend l’Univers. » C’est alors qu’il a été submergé par la conviction que si l’Humanité continuait sur sa trajectoire actuelle, nous finirions par détruire la vie sur Terre par notre indifférence et notre imprudence, et ce, en quelques générations seule ment. Il lui parut alors que l’unique espoir d’échapper à cette hécatombe était que l’Humanité parvienne à un plus haut niveau de conscience : « J’eus alors une expérience paroxystique, la présence du divin devint presque palpable, et je sus que la vie dans l’Univers était autre chose qu’un accident dû au hasard. » À la suite de cette expérience de type mystique, Mitchell fut persuadé que parallèlement à l’exploration de l’espace extérieur, nous devions impé rativement entreprendre l’exploration de notre espace intérieur. Il décida donc de consacrer le reste de sa vie à aider l’Humanité à se comporter d’une façon qui soit plus digne de la majesté de la Terre, en favorisant l’exploration de l’esprit humain et de sa relation avec l’univers physique, pour enfin parvenir à une sagesse authentique.
En ce qui me concerne, j’ai décidé de suivre la voie tracée par Mitchell. Le changement qui s’est opéré dans sa conscience suite à son expérience qui est une vision globalisante et unificatrice du Cosmos, montre à l’évidence que c’est cette voie d’ouverture de la conscience que nous devons suivre, qui est la seule capable de nous éléver et de nous rendre digne « de la majestée de la Terre ».
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