Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
La DGSE et les ovnis
– Les extraterrestres adaptent les circonstances de la rencontre (RR5) en fonction du niveau de conscience du témoin. Ils tiennent compte de nos peurs, de notre ignorance, de nos conditionnements psychiques archaïques, de nos schémas mentaux culturels, etc.
Je rappelle que Steven Greer est un spécialiste en traumatologie, ancien directeur de la division médecine d’urgence du Caldwell Memorial Hospital, il tient beaucoup à son titre de docteur. En 1993, il fonde le projet Diclosure qui se donne pour mission de rendre publique toute infor mation concernant les ovnis et de lutter contre la désin formation orchestrée par les autorités de son pays sur cette question. Le 9 mai 2001, à Washington, il présente au public et aux médias son projet Diclosure dans le cadre du National Press Club. Il fait venir une douzaine de témoins ayant exercé des fonctions importantes dans l’armée, des fonctionnaires des agences fédérales et d’organismes comme la Direction de l’aviation civile internationale. En 1990 Steven Greer créé le Projet CSETI (Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence), dans lequel est inclus le projet Diclosure, et dont le but avoué est d’établir des relations pacifiques et durables avec des formes de vie extraterrestres. Parmi les objectifs du CSETI, figure la mention d’une nouvelle catégorie de rencontres, les CE-5, ou RR5, qui sont définies comme le contact et/ou la com munication avec des formes de vie extraterrestres. Voici comment Steven Greer défini une RR5 : « Ces rencontres résultent de projets expérimentaux hybrides qui s’articulent autour de composantes liées à la recherche scientifique et aux relations diplomatiques inter-espèces. Lors de ces rencontres impliquant des ovnis, ce sont les humains qui établissent un contact bilatéral pacifique avec les extraterrestres, et ce, par le truchement d’une communication
coopérative, proactive, volontaire et consciente61. »
La DGSE et les ovnis
Le protocole mis en place par Steven Greer est né d’une initiative privée et il se déroule avec des « civils » dans des régions désertiques des États-Unis. L’objectif de ces tentatives de contact avec les extraterrestres est d’établir des relations « pacifiques » et constructives entre deux ou plusieurs espèces intelligentes peuplant l’Univers. Ce n’est cependant pas toujours de telles intentions qui animent les individus ou les groupes qui se livrent à ce genre d’activité. J’ai découvert en effet, que ce type de protocole était aussi utilisé par l’armée et les services de renseignement français, en l’occurrence la Direction Générale de la Sécurité Exté rieure ou DGSE, et de mystérieuses « Forces spéciales ».
Je tiens ces informations de M. Pierre-Gilles Bellin qui est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et d’une école d’ingénieur. Il est aussi essayiste, blogueur (Mediapart, Agora Vox) ainsi que président de l’association Arca Minore, dont l’un des objectifs est de contribuer à la transition environnementale, dans ses aspects écologiques, économiques et politiques. Pierre-Gilles a assisté dans les années 2011 aux rencontres entre les membres du rensei gnement français et américains issus du projet Star Gate car à cette époque la DGSE souhaitait créer une équipe de « médiums », ou plus exactement de télépathes, pratiquant la visualisation à distance, consciente que les interaction ovnis-témoins se déroulaient sur ce mode de transmission. C’est dans ce domaine que Pierre-Gilles s’était découvert des dons et avait reçu un enseignement progressif, dont une partie venait des espions de la CIA issus du projet Star Gate. En plus de ses activités « médiumniques », il enquêtait dans la région de la forêt de Brocéliande, en Bretagne, où les apparitions d’ovnis, notamment au-dessus du camp de Saint-Cyr-Coëtquidan, sont très nombreuses (observations que les militaires ont rapporté eux-mêmes à une source de Pierre-Gilles). À Paris, il avait aussi investi gué dans les milieux s’intéressant aux liens que l’on peut établir entre perception à distance et ovnis, thème qui pas sionnait l’administration du renseignement (DGSE). C’est ainsi que, en tant que « source », on l’aurait approché dès le printemps 2012, puis en novembre de la même année, au point qu’en avril 2013, on l’a finalement convaincu de participer à des sessions de recherche intuitive et de tentatives de prise de contact « psychique » avec les ovnis.
Aussi incroyable que cela paraisse, sa mission aurait donc été de tenter d’entrer en contact avec les ovnis ! Dans un article publié sur le blog de Mediapart et intitulé : « Ovnis papers » n° 2 : espions, télépathes et Ovnis, la dangereuse trilogie, Pierre-Gilles révèle ainsi l’existence au sein de la DGSE d’une structure reposant sur un groupe de télépathes particulièrement doués – que l’on estime à 1 % de la population – qui pratiquerait le hacking-cérébral et le remote viewing ou vision à distance. Selon notre informateur, ce genre d’activité est extrêmement sensible et les services qui s’adonnent à ces activités ne tolèrent aucune « fuite ». Pierre-Gilles en aurait fait l’expérience à ses dépends et serait toujours sous surveillance étroite depuis sa rupture avec la DGSE : « Je crois que toutes ces filatures, coups de fils anonymes, et j’en passe, sont dus à la crainte de faire disparaître l’avantage stratégique que représente, pour tout service de renseignement, l’industrialisation d’une technique d’espionnage jusqu’à un point qui semble assez avancé. » « Qui suis-je, pour parler de cela ? » nous a-t-il confié ? « Si des vérités retraçables surgissent dans mon propos, elles cesseront d’avoir ce statut si des officiels les contredisent ; d’autres apparaissent, que rien ni personne ne permettra d’étayer. Le chaînon de la chaîne du renseignement que j’étais ne bénéficiait pas du retour synthétique global qu’avaient les responsables. » Il m’a aussi dit pouvoir attester de la naissance de cette structure, mais que le cas échéant, il serait incapable d’apporter des preuves matérielles de sa collaboration. Que pour cela il faudrait pratiquer soi-même la perception à distance vers ce groupe secret, mais que cela était illégal et certainement risqué, à moins de travailler de façon plus « périphérique », sans viser directement le groupe en question. Il m’a indiqué que ses contacts, quand leurs relations se tendaient, lui assuraient qu’il n’aurait « jamais de preuves ». Sa connaissance du remote-viewing militaire semble, sur le plan technique, étayer le fait qu’il ait coopéré avec ce groupe secret au sein du renseignement français. Mais, m’a-t-il indiqué, ceci devrait être encore conforté par une autre source pour que cette information ait un caractère parfaitement objectif. Ensuite, il m’a fait remarquer que si la DGSE avait l’initiative de la création du groupe, c’est que, par ses statuts, elle fait du renseignement « extérieur » et que, à cette époque, les ovnis paraissaient appartenir a priori au champ des relations extérieures du pays. Mais il estime que, vraisemblablement, on a fini par créer une structure inter-armée regroupée sous le nom de « Forces spéciales ». Il indique par ailleurs être tombé « par hasard » sur un groupe de vieweurs lors de l’été 2019 dans le cadre d’une manifestation sur le thème des ovnis organisée aux abords de la forêt de Brocéliande. Il pu entendre à cette occasion que cette une structure inter-armée était désignée par cette appellation de « Forces spéciales ». Il serait en effet logique que DGSE, DGSI, Gendarmerie, DRM, etc., se soient regroupés pour étudier la question ovni.
Dans les années 1970 Harold E. Puthof, avait travaillé pour la CIA sur un programme de remote viewing, non parce que la CIA s’était convertie au « paranormal », mais parce que les USA étaient persuadés que les Soviétiques possédaient des espions « psys ». Ironie, les Soviétiques avaient précédemment lancé leur programme car ils étaient convaincus que les USA avait les leurs. En France, Alexis Champion, proche de l’INREES, fonde en septembre 2009, l’IRIS Intuition Consulting qui est une agence de conseil et de formation spécialiste de l’intuition. Champion, qui a été formé auprès d’anciens viewers militaires américains est l’un des pionniers du remote viewing en France. C’est au sein de l’IRIS que Pierre-Gilles commence sa forma tion de viewer. Pierre-Gilles reconnaît que « l’éco-système entourant à l’époque l’IRIS, l’INREES et d’autres groupes, on créé une sorte d’émulation globale et l’IRIS, tant que l’INREES, m’ont donné une ouverture d’esprit que je n’aurais jamais eu sans eux ».
Pierre-Gilles travaillera en tout deux ans – et avec toujours plus de réticences – au sein de ce groupe secret de la DGSE qui nourrissait l’ambition d’entrer en contact avec les ovnis, de les espionner, et d’en tirer quelques con nais sances en ce qui concerne leur technologie. Il a insisté sur le fait que les objectifs de cette structure n’étaient nullement pacifiques et que sa mission n’était pas d’instaurer une relation de confiance avec les entités qui pilotent les ovnis. C’était au contraire une pure opération d’espionnage. La DGSE n’a pas forcément conclu que tous (c’est moi qui souligne) les ovnis étaient une menace qu’il fallait à tout prix éliminer, mais des moyens importants furent employés pour comprendre leur technologie. D’où la rupture de notre informateur avec ce groupe dont il ne supportait plus la « mentalité » : « Ce qui m’a frappé le plus, outre la violence des agents sur le vif, c’est de voir comment un corps d’état comme l’armée pouvait être rigoureusement traditionnaliste, en même temps que totalement pragmati que, jusqu’à faire appel à des techniques dont il a su faire disparaître la part d’ésotérisme pour les rendre purement matérielles. Trop purement matérielles et dominatrices et c’est, je crois, quelque chose qui se retournera contre eux. » Une tentative de contact avec les extraterrestres semble avoir été couronnée de succès, mais selon Pierre-Gilles elle se serait soldé finalement par un échec et se serait même mal terminée.
Le témoignage de Pierre-Gilles, même avec les réserves qu’il suscite, montre que le sujet des ovnis semble être pris très au sérieux par l’armée et les services de renseignement français. Un fait intéressant est à noter : il m’expliqua que la composante extraterrestre est biologiquement télépathe à des degrés infiniment supérieurs au nôtre : donc les « fenê tres » que le groupe de viewers français tentait de poser chez les extraterrestres leur donnait tout à voir de ce qui se passait à la DGSE qui, ainsi, par maladresse et ignorance, était « harponnable » par une éventuelle composante hostile. « Quand vous êtes pris dans ce jeu, vous vous dites qu’on ne vous croira jamais, et vous vous demandez si vous allez en sortir vivant. D’où ma prise de parole publique et mes publications », me confia finalement Pierre-Gilles qui souhaite désormais travailler avec des groupes privés désintéressés dont les objectifs seraient totalement à l’opposé de ceux de la DGSE.