Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

Les activités « inavouables » des extraterrestres

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Les activités « inavouables » des

extraterrestres

 

Un des aspects les plus inquiétant de ce degré 2 d’impli cation concerne ce que nous appelons les activés « inavou ables » des extraterrestres. Ces activités se feraient avec l’accord et la complicité, plus ou moins volontaire d’ailleurs, de certains groupes d’humains. La liste de ces sombres desseins est connue, et les thèmes qu’elle véhicule alimentent les sites Internet et la littérature de ce que les sceptiques (ceux qui ne croient pas à l’existence des ovnis) appellent la lunatic fringe et les milieux « conspirationnistes ». Cette sorte de « nef des fous » que représente le mouvement de la lunatic fringe vient directement des États-Unis et trouve sa source dans des personnages étranges qui prétendent détenir des informations extraordinaires sur les ovnis et leurs occupants.

C’est à la fin des années quatre-vingt que nous voyons circuler dans les milieux ufologiques des « informations » (il est permis de douter de la fiabilité de ces « informations ») qui se proposent de dénoncer la collaboration qui aurait été secrètement conclue entre le gouvernement américain et les extraterrestres. En échange de leur technologie, les extraterrestres auraient été autorisés par le gouvernement américain à enlever des humains et des animaux à des fins d’expérimentation. Le but de ces expérimentations serait de régénérer le capital génétique déclinant des extraterrestres et de faire des sortes de « croisements » entre eux et les humains ou entre des humains et des animaux comme dans le roman

d’H.G. Wells, 21 L’île du Docteur Moreau (programmes d’hybridations). Ces prétendues révélations extraordinaires soutiennent que des bases souterraines auraient aussi été données aux extraterrestres. Il existerait sur notre planète deux sortes de bases extraterrestres : d’une part les bases mixtes abritant des extraterrestres et des humains comme dans l’hypothétique base de Dulce située au Nouveau Mexique, d’autre part des bases exclusi vement réservées aux extraterrestres comme celles qui seraient enfouies dans les fonds marins au large de l’île de Porto Rico (Grandes Antilles).

Mais le plus « horrible » dans tout cela, c’est qu’aveuglé par les prouesses technologiques des extraterrestres, le gouvernement américain se serait rendu compte, trop tard apparemment, qu’il avait été dupé. Depuis cette prise de conscience, le gouvernement serait en « conflit » avec les extraterrestres, car ils n’auraient pas respecté les termes du « contrat » et auraient enlevé plus d’animaux et d’humains que prévu. Nous pouvons nous interroger sur la nature réelle de ce conflit et nous demander si c’est une simple « crise diplomatique » ou un vrai conflit militaire ? Il faut cependant poser cette question de bon sens : comment pourrions-nous être en guerre contre un ennemi qui possé derait une telle avance technologique sur nous que nos armes ressembleraient à des arcs et des flèches en face d’une armée équipée d’avions de chasse et de missiles intercontinentaux ?

À l’origine des « horribles » révélations de la lunatic fringe nous trouvons des personnages comme John Lear, fils de William Lear le célèbre constructeur d’avions, qui a longtemps travaillé pour la CIA, au Vietnam et en Amérique centrale. Un autre informateur douteux de ce courant ufologique est William Cooper, ancien officier de rensei gnement de l’US Navy, auteur du livre traduit en français, Le Gouvernement

Secret22. Cooper a dirigé un groupe paramilitaire anti-gouvernemental et pro-extraterrestre comme il en existe beaucoup aux États-Unis. Il fut tué au cours d’un échange de coups de feu avec la police de l’Arizona le 6 novembre 2001 à l’âge de 58 ans. Nous trouvons aussi dans cette mouvance des gens comme John Grace, alias Valdamar Valérian, ancien sous-officier de l’US Air Force. Nous retrouvons William Moore qui a reconnu qu’il servait d’« indicateur » pour l’US Air Force (et peut-être aussi pour d’autres agences), qu’il avait participé à une campagne de désinformation à l’encontre du docteur Paul Bennewitz, et que son principal contact était Richard Doty (agent du district 17 de l’AFOSI), un spécialiste de la désinformation et de la guerre psychologique. Dans ces conditions, quel crédit accorder aux prétendues « révélations » faites par des individus troubles qui ont eu des contacts étroits avec des agences de renseignement américaines ? La question que nous devons nous poser est celle de savoir pourquoi ces personnes, qui ne semblent être que des intermédiaires, divulguent sciemment des informations erronées ?

La réponse la plus plausible qui vient à l’esprit est qu’en propageant dans le grand public de fausses informations, l’objectif visé est de camoufler les vraies informations. C’est une méthode connue qui a fait ses preuves. Le public se focalisera d’autant plus sur les faus ses informations qu’elles seront horribles, effrayantes, choquantes, scandaleuses, « énormes », et qu’elles toucheront en profondeur les « âmes sensibles » si je puis dire. Les journaux à sensation, la presse people, ou les tabloïdes anglais par exemple, utilisent ce procédé depuis longtemps : pour vendre du papier il faut viser le niveau émotionnel le plus bas. Le monde que ces pseudos informateurs décrivent est en effet cauchemardesque, « horrible ». C’est un véritable enfer sur Terre. Les faits dénoncés, s’ils sont vrais, montrent que l’Humanité est volontairement anes thésiée, désinformée et plongée dans l’ignorance la plus crasse quant aux agissements de nos gouvernements qui seraient de connivence avec des extraterrestres prédateurs. Tout cela « fait froid dans le dos » et plongent ceux qui adhèrent à ces thèses dans un profond désarroi. N’est-ce pas le but recherché : désorienter et déstabiliser le public en touchant l’affect et non la raison ? En assénant ces « informations » terrifiantes, la raison est comme paralysée. Une réflexion saine et objective ne semble plus possible. Cette tactique basée sur des effets psychologiques connus empêcherait toute recherche sérieuse sur le phénomène ovni et polluerait mentalement les milieux ufologiques généralement très réceptifs aux informations sensationnelles. Cette tactique aurait comme objectif de créer des « parasites » sur le bruit de fond général existant, et rendrait très difficile la recherche des vraies informations. Le développement d’Internet aurait même amplifié considérablement la diffusion de ces « parasites » mentaux. Le résultat est que nous ne pourrions plus faire la différence entre le vrai et le faux, le bruit et le signal. Le corollaire de cette activité de brouillage est que si quelqu’un diffuse sciemment de fausses informations c’est sans doute parce qu’il souhaite dissimuler celles qu’il possède et qui sont vraies. Ce qui signifie que la vérité concernant les activités « inavouables » des extraterrestres serait alors tout autre. Nous pouvons même être certains que cette vérité est très différente de l’« horrible » situation qui est décrite par ces « informateurs » providentiels.

Loin d’être « inavouables », les activités des extraterrestres seraient au contraire dictées par le souci de venir en aide à l’Humanité en la débarrassant de tout ce qui porte actuellement préjudice à son évolution future. Les guerres, les armes de destruction massives, le complexe militaro-industriel, font partie de ces éléments négatifs qui empêchent l’Humanité d’évoluer. Si nous poursuivons notre raison nement, il n’est pas impossible que les extraterrestres aient décidé de contrecarrer les activités des militaires et des industriels qui fabriquent des armes de toutes sortes (armes atomiques, chimiques, biologiques, etc.) dans le but de s’enrichir et de garder le pouvoir à tout prix. Dans ce cas, nous comprenons mieux les raisons qui pousseraient les services de renseignement et l’armée à propager des « infor mations » très négatives sur les extraterrestres et leurs activités. En divulguant des informations erronées, ils maintiendraient une sorte de climat de terreur et de crainte de l’invasion extraterrestre pour imposer leur pouvoir par la peur. Pour expliquer la désinformation, nous pouvons envisager l’hypothèse selon laquelle les services de rensei‐ gnement et l’armée, étroitement associée aux industriels (le fameux complexe militaro-industriel) estiment que s’ils disaient la vérité au sujet des ovnis leurs immenses pouvoirs et leurs privilèges s’en trouveraient considérablement affaiblis.