Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
L’Égypte ancienne et le principe CEHV
Pour bien comprendre l’importance du principe CEHV, il est nécessaire de se pencher sur l’évolution des civilisations qui sont apparues successivement sur notre propre planète. Rappelons que dans la typologie dont nous nous servons pour classer les civilisations, celles qui sont apparues au fil des siècles sur la Terre représentent le Type 0 (civilisations proto-planétaires). Comme pour les autres Types de notre classification, nous pouvons démontrer qu’il existe un principe de corrélation entre ce que nous avons appelé l’expansion horizontale (dans l’espace/temps) et l’élévation verticale (dans les domaines de la religion, de la spiritualité et de la morale) au sein de toutes les civilisations qui ont vu le jour sur notre globe (civilisations de Type 0). L’exemple de l’ancienne civilisation égyptienne va nous permettre de vérifier l’exactitude de ce principe. L’histoire de l’Égypte ancienne s’étend sur près de trois millénaires, ce qui représente pour les historiens modernes un vrai record de longévité. De 3150 avant J.-C. (Époque Thinite) jusqu’à la conquête d’Alexandre 1er Le Grand en 332 avant J.-C., la terre d’Égypte a connu une succession de dynasties royales dominées par le Pharaon (personnage dont l’essence est double : humaine et divine). Malgré des convulsions, des invasions, une révolution politique vers l’an 2200 avant J.-C. qui renversa l’Ancien Empire de Menphis, c’est-à-dire l’Égypte des pyramides, et plusieurs révolutions religieuses dont celle de Khéops et d’Akhenaton, le régime théocratique de gouvernement ne changera jamais. À cet égard, la comparaison n’est possible qu’avec les civilisations chinoise, japonaise, mexicaine, et péruvienne. À partir du Pharaon Ménès, c’est une monarchie d’essence théocratique qui coiffe au sommet la structure pyramidale de la société Egyptienne. Cette théocratie va aussi instau rer un rythme de vie ancré dans le sacré qui régulera les événements pendant près de trente siècles. Le secret de la durée de vie exceptionnelle de la civilisation Égyptienne ne doit sans doute pas être recherché dans la stabilité de ses institutions politiques, administratives ou militaires, ni dans la rigidité de son système social, mais plutôt dans son extraordinaire dynamisme spirituel. La civilisation Égyp tienne était une théocratie profondément enracinée dans le domaine sacré et religieux, c’est-à-dire dans les dimensions spirituelles (« verticales ») de l’Univers et de l’être humain. C’est en grande partie parce que l’Égypte ancienne était une civilisation qui incarnait des valeurs spirituelles authentiques qu’elle a pu affronter avec succès l’épreuve du temps. Ces considérations nous permettent d’établir une forte corrélation entre l’expansion « horizontale », dans le temps (près de trois millénaires), et l’élévation verticale spirituelle (théocratie, statut du pharaon, valeurs spirituelles et morales, rapports étroits avec l’au-delà, ini tiations), pour essayer d’expliquer la pérennité de cette civilisation. À noter (fait rarissime) qu’elle n’a pas cherché à s’étendre dans l’espace, contrairement à d’autres foyers de civilisations (voir les civilisations Romaine, Islamique, Chrétienne). Avec l’Égypte ancienne nous sommes donc en mesure de mieux cerner les fondements du principe CEHV. À contrario, l’histoire contemporaine offre de nom breux exemples de systèmes politiques (nous ne pouvons même plus parler à leur propos de civilisations) qui, dépourvus de dimension « verticale » authentique n’ont eu que des durées de vie relativement courtes, c’est-à-dire quelques dizaines d’années au maximum. Le Reich nazi (qu’Hitler pensait bâtir pour au moins 1000 ans) et la Russie communiste, sont à cet égard deux exemples significatifs du caractère éphémère de tout système politique caricaturant ou niant les dimensions spirituelles de l’être humain.