Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

Les ovnis et l’idéologie transhumaniste

 

Ce que les milieux high-tech appellent la « grande convergence » entre les nanotechnologies, les biotech no logies, l’informatique et les sciences cognitives (NBIC) peut fournir une base de réflexion sur ce que pourrait être une technologie extraterrestre très évoluée. Le peu que nous sachions de la technologie extraterrestre semble en effet indiquer qu’elle a déjà réalisé cette fameuse « grande convergence » prônée par l’idéologie transhumaniste. Nos modestes connaissances du fonctionnement des disques montrent que ces vaisseaux semblent être une application directe de la fusion des NBIC. La machine et l’être qui pilote cette machine, ne font plus qu’un. Le biologique (le vivant) a fusionné avec la technologie. Cette fusion vivant/machine est aussi l’un des thèmes fondamentaux du transhumanisme. N’oublions pas non plus que les micro processeurs qui équipent tous nos ordinateurs modernes seraient les descendants de ceux qui ont été récupérés dans les épaves de disques à Roswell et ailleurs (crash d’Aztec en 1948 par exemple). Toute l’industrie informatique actuelle serait donc née de l’exploitation, ou de la rétro-ingénierie par récupération, d’une technologie extraterrestre. Ce que nous appelons les GAFAM (Acronyme qui désigne les géants du Web : Google, Apple, Facebook, Apple, Amazon, Microsoft), ne représente dans le fond qu’un dérivé commercial public et distribué à grande échelle, de cette révolution technologique des microprocesseurs. Mais les GAFAM dont on parle tant aujourd’hui, ne sont que la « vitrine » visible et extérieure de tout un système reposant sur l’idéologie transhumaniste qui est en train de conqué‐ rir le monde. Ce dont il faut avoir conscience, c’est qu’il existe un aspect « religieux » et prométhéen, au cœur de cet empire numérique des GAFAM qui est animé par une techno-mystique propagée par les techno-prophètes de la Silicon Valley. Le but avoué de cette « mystique » est de dépasser la condition humaine actuelle pour faire émerger l’ère du posthumain, une sorte de surhumanité née de la fusion homme/machine.

Si, comme l’affirment les sources que nous avons cité plus haut, nous avons trouvé dans les épaves de disques des galettes de silicium sur lesquelles étaient gravés des circuits électroniques, donc l’équivalent de ce qu’on appelle aujourd’hui des microprocesseurs, il faut en déduire que ces microprocesseurs aliens faisaient partie d’ordinateurs aliens dans lesquels devaient aussi se trouver l’équivalent (je dis bien l’« équivalent » seulement) des composants de nos PC modernes : des mémoires vives, des disques durs, des cartes mères, des entrées-sorties, etc. Mais les sources citées ne parlent pas d’ordinateurs aliens (avec tous les composants indispensables à leur fonctionnement) qui auraient été trouvés dans les épaves. C’est un point qui reste obscur. Si nous supposons que l’évolution des techno logies numériques aliens a suivi la même courbe ascendante que les technologies numériques humaines, nous aurions dû découvrir des ordinateurs aliens ayant une puissance extraordinaire. Ce qui ne semble pas être le cas. Je rappelle la fameuse « loi » de Moore qui stipule que le nombre de transistors des microprocesseurs qui sont disposés sur une puce de silicium, double tous les deux ans environ. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une loi au sens strict du terme, c’est-à-dire une loi mathématique et physique, mais seu lement d’une extrapolation empirique, cette prédiction s’est révélée exacte jusqu’à présent. Entre 1971 et 2001 par exemple, la densité des transistors a doublé chaque 1,96 année, ce qui fait que les machines électroniques sont devenues de plus en plus petites, de plus en plus rapides, et de plus en plus puissantes à prix constant. Nous savons cependant que la « loi » de Moore n’est plus tout à fait vraie et que l’accroissement du nombre de composants, c’est-à-dire des transistors, sur un même support atteint ses limites physiques. En 2019, la miniaturisation des semi-conducteurs et des circuits intégrés atteignait 5 nanomètres (nm), et Samsung prévoyait de descendre jusqu’à 3 nm. Tous les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est presque impossible de descendre au-dessous de 2 nm pour la finesse de la gravure car c’est environ la taille de dix à 15 atomes. À cette échelle, le comportement des électrons qui produisent le courant électrique, est gouverné par des incertitudes quantiques ingérables et les transistors ne sont plus fiables. Une autre difficulté vient de la surchauffe de la puce de silicium générée par le déplacement des électrons dans des groupes de composants toujours plus petits et denses. La technologie de la miniaturisation est donc dans une impasse et nous devons désormais envisager d’autres types de technologies comme les ordinateurs moléculaires ou les ordinateurs quantiques. Si nous supposons cepen dant, que la technologie alien des ordinateurs a évolué à la même vitesse que celle des terriens, et si cette technologie alien a des milliers, ou des millions, d’années d’avance sur la nôtre, serons-nous encore capable de comprendre comment fonctionnent les ordinateurs aliens ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’ils utilisent sûrement des « ordinateurs » qui n’ont plus rien de comparable avec les nôtres.

Un des thèmes favoris de l’idéologie transhumaniste est l’avènement, d’ici quelques dizaines d’années, de la Singularité Technologique (ST). La Singularité Technolo gique est l’hypothèse selon laquelle les progrès de l’Intel ligence Artificielle seront si importants et si rapides dans un futur proche, qu’ils déclencheront une sorte d’emballement de la croissance technologique dont les effets sont impré visibles. Déjà en 1950, John von Neumann avait pressenti cette notion de Singularité Technologique. Pour les transhu manistes, l’avènement de la ST marquera la fin de l’Humanité actuelle et l’avènement de l’ère du posthumain. L’IA forte qui naîtra de la ST deviendra toute puissante et n’aura plus de compte à rendre aux humains dont l’existence – à ses « yeux » – deviendra parfaitement inutile, encombrante même. Devenue indépendante et surpuissante, l’IA mènera ses propres recherches dans des domaines dont ne pouvons même pas soupçonner l’existence. Elle disposera de son propre agenda dont, n’en doutons pas, nous serons exclus. L’IA n’aura plus besoin de nous. Au-delà du point de basculement que représente la ST, nous ne pouvons plus rien prédire puisque nous ne serons plus les maîtres du jeu. Après ce point, tous les progrès technologiques seront seulement l’œuvre de l’IA forte, et ces progrès évoluerons de façon exponentielle. L’IA rentrera alors dans un cycle récurrent et quasiment infini d’auto-perfectionnement dont ne pouvons même pas imaginer les retombées.

La question qui se pose à ce stade de notre réflexion, est celle de savoir si toute civilisation technologique passe obligatoirement par le « seuil » critique de la ST ? Si la réponse est oui, cela signifie qu’il existe de grandes chances pour que nos visiteurs extraterrestres, que nous supposons être derrière le phénomène ovni, ne soient que des sondes automatiques et des robots guidés et contrôlés par une IA forte. Les ovnis ne seraient même pas des cyborgs, résultat de la fusion vivant/machine, mais de pures machines de silicium post-biologique. Lors d’un colloque d’exobiologie en 2014, l’astronome Seth Shostak, chercheur au Seti Institute, et Susan Schneider, professeur de philosophie à l’Université du Connecticut, ont émis l’hypothèse que s’il existe des formes supérieures d’intelligences dans l’Univers, elles sont probablement artificielles. Autrement dit, ces propos sous-entendent que toute civilisation technologique doit nécessairement franchir le seuil de la ST, et qu’à partir de ce point de basculement, les êtres biologiques intel ligents de cette civilisation laissent la place aux robots intelligents. C’est la conclusion de l’étude menée par Susan Schneider, Alien Minds, qui est aussi la conclusion de Seth Shostak, de Paul Davies, (astrobiologiste à la Nasa), et de Stephen Dick (titulaire de la chaire d’astro bio logie à la Library of Congress). Tous sont convaincus qu’une intelligence dominante capable de voyager dans la Galaxie est très certainement artificielle. Susan Schneider estime en effet que « les civilisations extraterrestres les plus sophistiquées sont post-biologiques. Ce sont des formes d’intelligence artificielle. Plus encore, les civilisations extraterrestres sont probablement des formes de super-intelligence, c’est-à-dire une intelligence capable de dépasser les plus hauts niveaux d’intelligence humaine dans tous les domaines ». Ce point de vue implique que les civilisations avec lesquelles nous pourrions entrer en contact seront donc majoritairement représentées par des IA fortes, débarrassées des limites des supports biologiques. Mais nos chercheurs vont encore plus loin, puisqu’ils pensent que les progrès fulgurants de l’informatique sur notre planète devraient bientôt faire émerger des super-ordinateurs conscients (des IA fortes), capables de s’auto-améliorer de façon exponentielle. D’ici la fin du XXIe siècle, l’Humanité pourrait alors abandonner toute existence sous forme biologique et s’élancer dans l’exploration de la Galaxie en empruntant des « corps » artificiels. Si tel est bien le destin qui nous attend, il semble que cela doit aussi être celui de toutes les autres civilisations avancées de la Voie Lactée. Selon ce groupe de chercheurs, toute civilisation intelligente avancée se retirerait finalement de sa biosphère d’origine. Elle quitterait le monde du vivant, pour continuer sa vie dans une sorte de cyberespace (un « Web cosmique ») totalement artificiel. Elle serait entièrement coupée de ses origines biologiques et mépriserait toute forme vivante qu’elle jugerait inintéressante. Elle serait indifférente au destin du monde extérieur si ce n’est pour y puiser de l’énergie et de la matière, probablement en orbite autour d’étoiles ou de trous noirs. Si nous comparons les formes que pourraient prendre des civilisations hyper-évoluées avec nos épaves de disques et leurs petites galettes de sili cium, ces derniers paraissent très primitifs finalement.