Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Désinformation et/ou information?
Le lecteur aura tout de suite deviné que nous préférons calquer notre démarche sur la troisième attitude. C’est celle qui nous semble la plus constructive, la plus productive, et la plus apte à satisfaire notre entendement.
Il se trouve justement que nous disposons, aujourd’hui (au
XXIe siècle), des outils nécessaires qui nous donnent l’opportunité extraordinaire d’approcher au plus près l’énigme des ovnis. Cela n’a pas toujours été le cas. Si nous étions nés seulement trois siècles plus tôt, ces outils n’existeraient pas. Je ne dis pas qu’avec les outils dont nous disposons aujourd’hui nous allons enfin résoudre le mystère des ovnis. Je dis simplement que nous disposons, dès maintenant, des moyens qui peuvent nous permettre de bâtir une hypothèse sérieuse capable de nous donner une explication cohérente du phénomène. En gardant toujours à l’esprit que cette explication n’est pas une vérité absolue – « gravée dans le marbre » – et qu’elle ne peut être que partielle et fragmentaire car relative à nos connais sances du moment. Les outils sont fournis par la science, et avec ces outils nous allons tenter de démontrer que ce que nous appelons dans cette étude, « l’hypothèse extrater restre au deuxième degré (ou élargie) » (HET2) est sûrement la meilleure solution.
Désinformation et/ou information ?
Dans cet essai, mon ambition est d’aller aussi loin que possible dans l’exploration de l’HET2. Certes, je me suis efforcé de partir sur des bases solides (celles que nous offrait la science la plus moderne), mais je ne me suis pas contenté de recenser ce que nous savions déjà. Je suis allé plus loin en abordant des domaines qui sont de nos jours considérés comme étant en dehors du champ de la recherche scientifique officielle. C’est ainsi que je n’ai pas hésité à pousser mes recherches dans des domaines où il est question de spiritualité, d’évolution spirituelle de l’Humanité, d’états supérieurs (ou modifiés) de conscience, j’envisage même, une possible relation entre les EMI ou NDE (de l’anglais Near Death Experience, littéralement : expérience à l’approche de la mort) et le phénomène ovni. Dans un autre domaine, je pose comme hautement probable l’existence de civilisations galactiques hyper-évoluées qui seraient à l’origine du phénomène ovni. Mais avant d’aborder ces territoires de recherches situés aux limites de la science, ou plus loin encore, aux confins de l’esprit humain, nous allons faire un petit détour par des « régions » beaucoup plus terre à terre.
Ce petit détour nous amène à envisager un autre aspect lié au phénomène ovni : le secret dans lequel il semble vouloir se draper. Une certitude est peu à peu apparue au fil des années au sein de la communauté des ufologues : la mise en place d’un subtil mécanisme de désinformation de la part des autorités des principales nations industrialisées du monde occidental. Nous parlons à dessein de mécanisme « subtil » parce qu’il ne s’agit pas uniquement de désinformation. En fait, il s’avère que la situation est plus complexe qu’il n’y paraît. Souvent, dans les milieux qui s’intéressent de près aux ovnis, on entend dire que « les gouvernements nous cachent des choses à leur sujet », sous-entendu qu’ils en savent beaucoup sur ce sujet, mais qu’ils laissent les populations dans l’ignorance. Cette affirmation est en partie vraie, mais elle n’est pas suffisante. Certes, nous reconnaissons volontiers qu’un groupe de personnes, désigné par le pronom indéfini « on », cache « quelque chose », mais qui sont ces individus de l’ombre, et que cachent-ils exactement ? Lorsque l’on pose les précédentes questions à ceux qui soutiennent que les gouvernements nous cachent des « choses », les réponses qu’ils donnent ne sont guère précises, et ils ont beaucoup de mal à fournir des éléments de preuves pour étayer leurs affirmations. Nous respectons leurs opinions car chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais nous voudrions quand même dire que nous nous méfions des thèses « conspirationnistes » qui sont très en vogue de nos jours. Elles circulent non seulement dans le petit monde des ufologues, mais aussi dans certains cénacles politiques et ésotériques. Loin de verser des pièces probantes au dossier des ovnis, les thèses « conspirationnistes » ne font bien souvent que polluer les débats et détourner l’attention des vraies questions. Ces thèses ne sont le plus souvent que des opinions personnelles exacerbées, et les « sources » sur lesquelles elles prétendent s’appuyer sont plus que douteuses, sinon totalement inexistantes. Nous pouvons aussi envisager la possibilité que la propagation des théories « conspirationnistes », ce que de nos jours on appelle les fake news, serve des intérêts politiques précis destinés à discréditer les autorités en place. À contrario, ces théories peuvent aussi avoir été commanditées par des états et propagées par des services de renseignement dans le cadre d’opérations psychologiques qui visent certaines populations. La communauté des ufologues est d’ailleurs une cible privilégiée pour ce genre d’opérations. Il est donc important de souligner que les théories « conspirationnistes » ne peuvent pas trouver leur place dans la démarche que nous suivons pour tenter de résoudre l’énigme des ovnis. Selon nous, si nous voulons comprendre réellement ce qui se passe entre le phénomène ovni et le fameux pronom indé fini « on » que nous évoquions à l’instant, il est nécessaire d’aller plus loin que la simple affirmation d’une vaste entreprise de désinformation orchestrée par les autorités. Dire que tout ce qui entoure le phénomène ovni est recou vert d’un épais voile de mystère et de secret savamment entretenu par nos gouvernements est une affirmation quelque peu simpliste. La question de la désinformation en matière d’ovnis se révèle plus compliquée que pourrait le laisser croire un examen superficiel.
Un premier constat s’impose : l’information au sujet des ovnis existe, elle est même surabondante. Le nombre important de publications sérieuses sur ce sujet en est la preuve manifeste. C’est donc plus à un jeu subtil de désin formation/information auquel nous assistons, plutôt qu’à une désinformation brutale et totale. Selon nous, si les autorités ne communiquent pas directement au sujet des ovnis, elles semblent néanmoins utiliser des moyens indirects pour faire passer un certain type d’informations. Ces informations peuvent emprunter des canaux de diffusion qui ne traiteront pas directement de la réalité du phénomène ovni. Le cinéma, les séries télévisées, la publicité, la litté ra ture de science-fiction, sont des canaux destinés au grand public et utilisés pour faire passer des informations au sujet des extraterrestres sans évoquer directement le phénomène ovni. De ce point de vue, il n’est pas impossible qu’à travers ces canaux à large diffusion, les autorités se livrent à une sorte de « mise en condition mentale » du public en vue de le préparer à un éventuel contact avec une forme de vie étrangère. Tout laisse même supposer que ce contact pourrait très bien survenir dans les prochaines décennies.
Un autre point fort que je vais aborder dans cet essai, concerne les rapports que les militaires entretiennent avec le phénomène ovni. Pour moi, il ne fait aucun doute que les armées des grandes nations industrialisées de notre planète ont accumulé de grandes quantités d’informations concernant les ovnis depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale. La question qui se pose est donc celle de savoir ce que ces armées ont fait de toute cette masse d’informations. Ont-elles été, ou sont-elles encore aujourd’hui, capables de les traiter et d’en tirer des ensei gnements ? La réponse est incertaine, mais ce que je peux dire, c’est que ce ne sont pas les armées qui sont les plus aptes à mener ce genre de recherches à partir des informations dont elles disposent. La mission prioritaire des armées est de protéger un pays de toute intrusion étrangère. Si un engin non-identifié survole un pays, le premier réflexe des militaires est de l’abattre s’il n’est pas capable de justifier ce survol. La vocation des militaires n’est donc pas d’étudier les ovnis, mais d’estimer s’ils sont dangereux ou pas pour telle ou telle nation. Même s’ils disposent de beaucoup d’informations au sujet des ovnis, je crois que ce n’est pas aux militaires de les traiter, mais aux scientifiques. C’est une des raisons pour lesquelles les militaires ne communi quent pas, ou communiquent très mal, au sujet des ovnis. Ils savent que le phénomène ovni existe, mais les militaires sont incapables de le comprendre et de l’expliquer. Nous ne pouvons pas demander aux militaires de faire de la recherche fondamentale pour tenter d’expliquer le phénomène ovni. C’est au-delà de leurs compétences.
Mais comme toujours, la réalité est plus complexe qu’il n’y paraît car en plus des militaires, je pense qu’il existe des groupes humains secrets qui savent beaucoup de choses au sujet des ovnis. Pour des raisons connues d’eux seuls, ces groupes secrets ne veulent pas, ou ne peuvent pas, informer directement les citoyens ordinaires (comme vous et moi) sur ce sujet. En dépit de toutes les incertitudes qui planent sur l’existence de ces mystérieux groupes humains, nous essaierons malgré tout d’en cerner les caractéristiques et de dégager un modèle d’implications de ces groupes vis-à-vis du phénomène ovni. Nos conclusions décevront peut-être tous ceux qui pensent que la vérité dissimulée par nos gouvernements est forcément horrible. Nous pen sons au contraire qu’il y a autre chose derrière le mutisme gêné des autorités face au problème des ovnis. Nous croyons que cette vérité cachée est d’un niveau si élevé que nous ne sommes pas encore prêts à l’accepter.
Certains ufologues, qui sont aussi des écrivains à succès, veulent nous faire croire que l’intelligence à l’œuvre derrière le phénomène ovni est forcément négative, monstrueuse, voire même satanique. Nous n’avons pas la même vision qu’eux de l’ufologie. Nous sommes persuadés qu’il n’en est rien, et que c’est même tout le contraire. Certes, nous n’avons pas la prétention de comprendre en totalité les raisons qui poussent cette intelligence étrangère à visiter notre planète, mais nous pensons que ces motivations, loin d’être hostiles, ont peut-être quelque chose à voir avec notre propre évolution en tant qu’êtres conscients. Je vais en effet montrer que si les ovnis sont la manifestation d’une civilisation hyper-évoluée d’un point de vue tech nologique et scientifique, cette civilisation est aussi hyper-évoluée d’un point de vue psychique et spirituel. Je vais essayer de démontrer que les ovnis ne peuvent pas être hostiles et belliqueux car cette attitude serait contraire aux principes qui prévalent au niveau d’évolution psycho-spirituel auquel ils sont parvenus. J’en conviens, c’est une façon d’aborder la question des intentions des ovnis qui est très éloignée de celle des militaires qui raisonnent suivant un schéma relativement simple : je détruis ce que je ne connais pas, car ce que je ne connais pas représente un ennemi potentiel. Nous pourrions en effet citer de nombreuses affaires où des avions de chasse ont tiré sur des ovnis alors que ces derniers ne manifestaient aucune action d’agression. À noter que dans ces « combats aériens » les ovnis ne ripostaient pas, mais se contentaient le plus souvent d’esquiver les tirs avant de disparaître en laissant sur place nos meilleurs jets. Je vous laisse juge du ridicule de l’attitude des militaires dans ces circonstances. Le cas le plus célèbre, qui illustre le mieux cette « tactique » brutale, est sans doute celui de l’ancien commandant et pilote de chasse de l’Armée de l’Air péruvienne, Oscar Santa Maria Huertas, qui, en avril 1980, a tiré 64 obus de 30 mm sur un ovni qui était en position stationnaire au-dessus de la base militaire de La Joya au Pérou. Le pilote, qui s’attendait à voir l’ovni exploser, l’a vu s’élever au-dessus de son avion sans aucune « égratignure ». Un document du ministère américain de la Défense, estampillé CIA et NSA, décrit l’incident.
OceanofPDF.com