Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

L’incident Zeta Reticuli

Mais peut-être qu’une civilisation de Type II ou de Type III, originaire du système double de Zeta Reticuli, distant seulement de 39 années-lumière, vient régulièrement nous visiter. C’est une hypothèse que nous allons maintenant examinée plus en détail.

L’incident Zeta Reticuli

 

Les annales de l’ufologie offrent un cas particulièrement intéressant et bien documenté dans lequel il serait question de la visite sur Terre d’une civilisation extraterrestre origi naire du système stellaire Zeta Reticuli. Ce que j’appelle l’incident Zeta Reticuli commence avec une affaire d’enlè‐ vement qui va avoir des prolongements inattendus impliquant une base secrète américaine, des révélations extraordinaires sur les activités des aliens, et des astronautes humains en visite sur la lointaine planète Serpo. Je rappelle brièvement que le système double (com posé de deux étoiles : Zeta 1 et Zeta 2) de Zeta Reticuli est distant de 39 années-lumière du Soleil et qu’il est situé dans la constellation australe (hémisphère céleste sud) du Réticule. Les deux étoiles de ce système, qui sont des naines jaunes très semblables à notre Soleil, sont éloignées l’une de l’autre de 9 000 ua (unité astronomique), soit environ 1 350 milliards de kilo mètres.

Ce cas emblématique de visite extraterrestre (c’est du moins comme cela que les témoins l’ont interprété) sur notre planète est celui de l’enlèvement de Betty et Barney Hill (RR4), un couple mixte, qui s’est déroulé le 19 septembre 1961 dans le New Hampshire. Cette célè bre affaire d’enlèvement est remarquable à plus d’un titre. Elle est d’abord considérée comme le cas fondateur du phénomène des enlèvements (abductions) aux États-Unis. En effet, il est à la fois le premier qui ait fait l’objet d’une enquête approfondie de la part de spécialistes (psychiatres, médecins, astronomes), mais aussi parce qu’il contient toutes les phases caractéristiques de ce phénomène, phases qui forment une sorte de « structure type » que l’on retrou vera par la suite dans presque tous les cas d’abduction. Cette « structure type » des enlèvements comprend les phases suivantes :

– Observation de phénomènes lumineux étranges dans le ciel qui semblent suivre les déplacements du (ou des). Le témoin prend peur et cherche à fuir ;

– Le témoin peut aussi percevoir divers sons (bourdon nement, série de « bips ») ;

– La réalité familière semble alors basculer dans une sorte de « décor » étrange (brumes ou brouillards) ;

– Le témoin est incapable de faire le moindre mouvement.

– Les lumières se révèlent être un ovni piloté par des entités extraterrestres ;

– L’ovni se pose au sol et ses occupants viennent à la rencontre du témoin ;

– Influence hypnotique des entités extraterrestres sur le témoin. Cette influence psychique passe par les grands yeux noirs des entités ;

– Les entités rassurent le témoin en lui disant qu’aucun mal ne lui sera fait ;

– Paralysie physique du témoin qui reste cependant conscient de toute la scène ;

– Enlèvement à bord de ce qui est décrit comme un « vaisseau spatial ». Le témoin peut avoir la sensation de traverser les murs et d’être porté par un « rayon de lumière ». Il semble alors être hors de son corps (OBE) comme si ce n’était que sa conscience qui était « enlevée » ;

– Dans certains cas, l’ovni semble rejoindre un vaisseau beaucoup plus grand, une sorte de « vaisseau-mère » en orbite autour de la Terre ;

– Le témoin est déshabillé et il est soumis à des examens médicaux sur une table. Ces examens sont effectués par un groupe d’extraterrestres qui entourent le témoin. Les examens médicaux semblent focalisés sur l’appareil génital du témoin ;

– Des prélèvements sont effectués sur le témoin (échan tillons de tissus, de chair, d’organes, de spermes, d’ovules, etc.) ;

– Il peut y avoir injection de divers liquides ;

– Il peut y avoir aussi une sorte d’examen mental du témoin, sous la forme d’un « scanne » de son psychisme. Les entités extraterrestres semblent capables de tout savoir sur le psychisme du témoin ;

– Visite du « vaisseau spatial » ;

– Le témoin peut bénéficier d’un aperçu de la science des extraterrestres dans divers domaines (génétique, technologique, astronomique, etc.) ;

– L’une des entités, qui semble être le « chef » ou le « docteur », fait une sorte de leçon magistrale au témoin. Cette leçon concerne l’état catastrophique de notre planète et les risques d’effondrement de notre civilisation. Il peut y avoir une projection montrant des images de catastrophes ; – Rencontre avec d’autres entités extraterrestres et parfois avec d’autres personnes enlevées ;

– Présentation de créatures hybrides (généralement de très jeunes enfants) résultat du croisement homme/extra terrestre ;

– Retour brusque sur Terre ;

– Constatation d’un « temps manquant » ou missing time ;

– Le témoin se retrouve loin du lieu où il a été enlevé.

– Dans les jours et les semaines qui suivent, le témoin souffre d’insomnies. Il est assailli de cauchemars et de souvenirs étranges. Syndrome dépressif. Grande fatigue ;

– Des guérisons spontanées de maladies graves peuvent avoir lieu ;

– Si le témoin intègre son expérience traumatisante, il peut s’opérer chez lui une transformation psychique et spirituelle sur le long terme. Élargissement de la conscience. Des dons psychiques peuvent apparaîtrent. Les répercussions d’un enlèvement peuvent être similaires à celles d’une EMI.

L’expérience à la fois traumatisante et extraordinaire vécue pas le couple Hill le 19 septembre 1961, débute vers 22 heures lorsque Barney, au volant de sa Chevrolet, aperçoit dans le ciel une lumière vive qui se déplace de façon étrange, comme une feuille morte qui tombe d’un arbre et vole en zigzag. La nuit est claire et le ciel est dégagé. Les Hill reviennent d’une semaine de vacances au Canada (Montréal) et ils rentrent chez eux à Portsmouth (New Hampshire). Intrigué, Barney montre cette lumière à Betty qui ne comprend pas non plus de quoi il s’agit. Profitant d’une pause, Barney sort de son véhicule et observe le phénomène lumineux avec des jumelles. Il aperçoit alors un engin discoïdal multicolores avec des rangées de « fenêtres » et deux courtes « ailes » terminées par deux lumières rouges. Constatant que l’engin semble se rapprocher d’eux, Betty et Barney remontent dans leur voiture et redémarrent en trombe. C’est le dernier événement conscient dont ils se souviendront. Un étrange son, décrit par Barney comme un « bip-bip », envahit soudain l’habitacle de la Chevrolet. Le même son se répète une deuxième fois et les Hill se retrouvent brusquement dans leur véhicule, sur la route, roulant en silence, abasourdis, et se comportant comme des somnambules. Ils constatent qu’ils ont parcouru 56 km sans qu’ils en gardent le moindre souvenir. Ils s’aperçoivent aussi que leurs montres sont arrêtées (définitivement). Lorsqu’ils arrivent enfin à leur domicile, ils découvrent, stupéfaits, qu’ils ont deux heures de retard sur leur horaire et qu’ils n’ont aucun souvenir de ce « temps manquant » (missing time). À partir du 30 septembre 1961, Betty commence à faire de nombreux cauchemars et développe des symptômes dépressifs : mélancolie, perte d’appétit, angoisses. Au printemps 1962, les Hill consultent le docteur Benjamin Simon, psychiatre spécialisé en hypnothérapie qui tente sur eux un traitement régressif destiné à ramener au niveau conscient les souvenirs du traumatisme. Les séances d’hypnose supervisées par le docteur Benjamin Simon s’étaleront sur plus de sept mois durant lesquelles le médecin enregistra plus de quarante heures de bandes audio. À noter que lors de ces séances les Hill ne se contrediront jamais et leurs versions seront toujours concordantes. Betty et Barney, qui furent toujours interrogés séparément, racontèrent qu’après l’observation de l’ovni qui semblait les suivre, Barney tenta d’échapper à ce dernier et s’engagea dans un chemin forestier où leur véhicule finit par caler. L’ovni atterrit dans une clairière à une soixantaine de mètres du véhicule et une dizaine de créatures de petite taille en descendirent et se dirigèrent vers le couple. Les créatures firent monter le couple dans l’ovni, séparèrent Betty et Barney, et leur firent subir une sorte d’examen médical. Outre le récit sous hypnose relaté séparément par les deux époux, leur aventure est étayée par quelques éléments matériels comme des éraflures et des tâches brillantes sur la carrosserie de la Chevrolet qui affolaient l’aiguille d’une boussole, ainsi qu’une étrange poudre rose sur la robe de Betty analysée à plusieurs repris avec des résultats intrigants mais non concluants. Quant à Barney, il ne pouvait expliquer les marques d’usure sur ses chaussures comme s’il avait été rudement traîné sur le sol. Cependant, l’un des épisodes les plus spectaculaire de l’enlèvement des époux Hill se produisit lorsque Betty dessina, sous hypnose, une carte du ciel avec des étoiles reliés entre elles par des lignes. Cette carte lui avait été présentée lors de son enlèvement par l’un des occupants de l’ovni et était sensée révéler l’endroit d’où ils venaient.

Voici comment Betty Hill raconta sous hypnose cette phase de son enlèvement : « […] et puis, je lui ai demandé d’où il venait (l’extraterrestre). Parce que je savais qu’il ne venait pas de la Terre et je voulais savoir d’où il venait. Il m’a demandé si je connaissais la structure de l’Univers. Tout ce que je savais c’était ce qu’on nous avais appris à l’école. Que le Soleil est le centre du système solaire et q’il y avait neuf planètes. Mais, depuis, nous avions évidemment fait des progrès dans ce domaine. Je lui ai parlé de Harlow Shapley (astrophysicien américain, 1885-1972) qui avait écrit un livre la-dessus. J’avais vu dans ce livre des photos qu’il avait prises et où étaient visibles des millions et des millions d’étoiles. Mais, je n’en savais guère plus sur ce sujet. L’extraterrestre me dit qu’il aurait préféré que j’en sache un peu plus. Je lui ai dis que moi aussi. Il a traversé la pièce et il est allé jusqu’à la tête de la table, il a fait un geste et le métal du mur s’est comme ouvert. Il a sorti une carte et il m’a demandé si j’en avais déjà vu une semblable. Alors j’ai aussi traversé la pièce et je suis allée me pencher sur la table, et j’ai regardé. C’était une carte oblongue. Elle n’était pas carrée. Elle était beau coup plus large que longue. Il y avait des tas de points dessus. Il y en avait partout. Certains petits, comme des têtes d’épingles, et d’autres grands comme des pièces de monnaie. Et il y avait aussi des lignes, elles passaient sur certains des points. C’étaient des lignes courbes qui reliaient un point à l’autre. Il y avait un grand cercle, et il y avait des tas de lignes qui en sortaient. Un tas de lignes qui allaient vers un autre cercle assez proche, mais pas aussi grand. C’étaient de grosses lignes. Je lui ai demandé ce qu’elles signifiaient, et il m’a répondu que les grosses lignes étaient des routes commerciales. Les lignes continues représentaient des endroits où il leur arrivait d’aller. Quant aux lignes en pointillés c’étaient des routes d’expéditions. Je lui ai demandé où était son port d’attache (sa planète d’origine).

Il a dit :

– Où vous situez-vous sur cette carte ?

– J’ai bien regardé la carte, ensuite j’ai ri, et je lui ai dit : Je ne sais pas.

– Alors il a dit : Si vous ne savez pas où se trouve votre planète, il ne servirait à rien que je vous dise d’où je viens.

Ensuite il a roulé la carte, et il l’a replacée dans cette ouverture du mur qu’il a ensuite refermée. »

Ci-après : Le dessin de Betty Hill réalisé sous hypnose et qui est censé représenter les deux étoiles du système Zeta Reticuli avec les principales voies de communication reliant les étoiles voisines. Les lignes continues désignent les voies empruntées régulièrement, quant aux lignes en pointillés, elles montrent des routes d’expéditions.

Ci-après : Reconstitution du système double de Zeta Retiuli réalisée par Marjorie Fish, une institutrice à la fois passionnée d’astronomie et d’ufologie. Cette reconstitution a été faite à partir du dessin de Betty Hill réalisé sous hypnose. On voit une route directe qui relie Zeta 2 Reticuli au Soleil (en haut à droite).

 

C’est Marjorie Fish, une institutrice à la fois passionnée d’astronomie et d’ufologie, qui en 1969 donnera une interprétation astronomique plausible du dessin de Betty en construisant un modèle en trois dimensions des étoiles proches semblables au Soleil. Bien évidemment le modèle proposé par Marjorie Fish fut contesté par quelques astro nomes professionnels qui mirent en avant le fait qu’au moins trois autres configurations stellaires pouvaient s’appli quer au dessin de Betty et que cette configuration était due au seul hasard. Jacques Vallée, qui a une formation d’astrophysicien, considère que la reconstitution de Marjorie Fish relève simplement du hasard et que la carte n’aurait été montrée à Betty que pour qu’elle comprenne que les entités venaient d’un autre système stellaire. Notons aussi que nos connaissances en astrophysique ont beaucoup progressé depuis 1969. Nous savons désormais que les étoiles Zeta 1 et Zeta 2 sont composées d’éléments chimi ques plus lourds que l’hydrogène et l’hélium (les astrono mes parlent de la « métallicité » d’une étoile). Or, ce type d’étoile est peu propice à la formation de planètes dites telluriques (comme la Terre). Si Zeta 1 et Zeta 2 possèdent des planètes, celles-ci risquent de ressembler davantage à des géantes gazeuses comme Jupiter ou Saturne, qu’à la Terre. Mais paradoxalement, et cela semble être en contra diction avec ce que nous venons de dire, Zeta 1 est classée parmi les 100 étoiles les plus intéressantes à étudier dans le cadre du projet de la Nasa Terrestrial Planet Finder, système de télescopes spatiaux conçus pour chercher des exoplanètes similaires à la Terre. L’incident Zeta Reticuli, comme on l’a appelé par la suite, continue aujourd’hui d’alimenter les débats au sein de la communauté ufologique sans que les faits rapportés puissent départager de façon définitive les partisans et les détracteurs de la carte céleste de Betty. Il faut cependant noter que le physicien Stanton Friedman considérait que le travail de Fish représentait « un des plus extraordinaires jamais effectué dans le cadre de la recherche ufologique et astronomique ».

Tout ce que l’on peut dire sur cette affaire, c’est que si la carte de Betty est vraie, nous aurions un exemple de colonisation des étoiles proches du Soleil par une civilisa tion de Type II. Nous pourrions même avoir une idée de l’apparence physique des colonisateurs puisque les époux Hill décrivirent (toujours sous hypnose) les traits généraux de leurs ravisseurs de la façon suivante : ils étaient de très petite taille, ils possédaient un corps frêle surmonté d’un crâne énorme, leur tête était pointue (pointe vers le bas), leurs yeux étaient vastes et fendus sur le côté, leur bouche réduite à un trait, et le nez à peine apparent. Cette descrip tion ressemble à celle des « gris », dont nous retrouvons la présence dans les cas d’enlèvements récents. Si nous poussons notre raisonnement jusqu’au bout, et toujours en admettant que le récit des Hill est authentique, il est tout à fait envisageable qu’une ethnie extraterrestre appartenant au Type II de civilisation et ayant l’aspect physique des « gris », vienne régulièrement visiter notre planète. Nous disposons à ce jour d’un faisceau d’indices convergents qui vont tous dans le sens de cette hypothèse.

Ci-après : Le vaisseau extraterrestre décrit par les Hill sous hypnose. En haut, un dessin fait par Betty. En bas, une vue d’artiste du même vaisseau. L’engin avait une forme générale de disque avec de larges baies vitrées à travers lesquelles les Hill distinguaient des silhouettes humanoïdes. Deux feux rouges supportés par des sortes de « bras » se trouvaient de part et d’autre de l’engin.

 

Un des prolongements les plus étranges de l’incident Zeta Reticuli est le cas de Robert (Bob) Lazar qui déclare, à qui veut l’entendre, que des engins extraterrestres actuellement stationnés sur Terre dans quelque base secrète du Nouveau-Mexique, seraient originaires du système Zeta Reticuli. Bob Lazar prétend être un scientifique de haut niveau, diplômé du Massachussets Institute of Technology (MIT), l’une des plus prestigieuses universités du monde. Il aurait travaillé un temps pour le compte du gouvernement américain sur des « projets noirs ». Dans le cadre de ses activités, il aurait séjourné dans la Zone 51 en 1988 et 1989. Il affirme aussi qu’il avait accès, au cours de ses missions dans la Zone 51, à des documents secrets qui constitueraient la preuve irréfutable qu’il existe une forme de vie intelligente extraterrestre dans l’Univers et que « la technologie qu’il a pu voir dans cette base a des centaines et des centaines d’années d’avance sur la nôtre ». Lors d’une émission de télévision en mai 1989, il déclara qu’il avait travaillé sur le système de propulsion d’un vaisseau extraterrestre durant cinq mois à partir de décembre 1988. Il affirma aussi que le gouvernement américain conduisait un programme de recherche sur neuf soucoupes volantes, et qu’il tentait d’exploiter la technologie extraterrestre pour son propre compte. Peu de temps après l’émission, il donna plus de détails en décrivant notamment le site « S4 », situé à l’intérieur de la Zone 51, lieu, où selon ses dires, les soucoupes étaient entreposées. Il a également déclaré avoir consulté de nombreux documents sur les ovnis et leurs occupants, qu’il décrit comme de petits êtres chauves au teint grisâtre, qui seraient originaires du système Zeta Reticuli. Il aurait même eu l’occasion de pénétrer à l’intérieur de l’un des disques entreposé sur le site « S4 », et avoir acquis la conviction que « tout cela venait d’un autre monde, (car dans le vaisseau) il n’y a pas de joint physique, pas de soudure, ni boulons, ni rivets apparents. Chacun des objets présentait une sorte de bord arrondi, comme s’il avait été moulé dans la cire, chauffé puis refroidi ». Bob Lazar fait également état de hublots, de voûtes, et de sièges hauts de trente centimètres. Quant à ce qu’il avait identifié comme étant l’unité de propulsion du vaisseau, c’était un « objet » de la taille d’un ballon de rugby capable de produire, selon lui, un champ d’anti-gravité. Mais le personnage de Bob Lazar est si controversé, pour ne pas dire carrément douteux, qu’il est difficile d’accepter sans sourciller ses déclarations.

Cette histoire d’extraterrestres originaires du système Zeta Reticuli a fait son chemin dans les milieux ufologi ques à tendance « conspirationnistes », et la mystérieuse Zone 51 (Dreamland) a focalisé sur elle tous les fantasmes géné rés par les mystérieux « projets noirs ». Comme souvent dans ce genre d’affaire, les informations crédibles sont entremêlées à des éléments de désinformation qui rendent le travail des chercheurs particulièrement difficile pour établir la vérité. C’est ainsi qu’une information qui semblait crédible annonça que le 20 septembre 1996 une exoplanète avait été découverte autour de l’étoile Zeta 2 Reticuli. Sans que l’on sache pourquoi, les informations données sur cette nouvelle exoplanète orbitant autour de Zeta 2 Reticuli auraient été supprimées du site Internet de l’ExtraSolar Planets Encyclopaedia quatre jours après l’annonce de sa découverte (www.obspm.fr/planets). La raison officielle de cette suppression était que « les données ont pu avoir été mal interprétées et qu’il n’y a probablement aucune planète autour de Zeta 2 Reticuli ». Heureusement, plusieurs personnes ont sauvegardé la version originale de l’encyclopédie publiée sur Internet qui comportait les informations sur la planète Zeta 2 Reticuli, avant que celles-ci ne disparaissent définitivement.

Dans le catalogue de l’Extra Solar Planets Encyclopaedia (Site géré en septembre 1996 par Jean Schneider de l’Observatoire de Paris) la planète découverte avait une masse égale à 0,27 j ( j = Jupiter), sa distance à la Terre était de 11 parsecs (11 pc dans le tableau), sa période de rotation autour de son étoile (Zeta 2) était de 18,9 jours (noté 18.9 (d) dans le tableau), son excentricité était de zéro (notée Ecc. 0. dans le tableau), et son éloignement de l’étoile était égal à 0,14 ua ou AU (ua = unité astronomique). Rappelons qu’un parsec est égal à 3,26 al (al = année-lumière ou distance parcourue par la lumière en une année), que l’ua représente le rayon moyen de l’orbite de la terre autour du soleil ou l’unité de distance approximativement égale au demi-grand axe de l’orbite terrestre, soit la dis tance entre la Terre et le Soleil égale à environ 150 millions de kilomètres. Une al année vaut environ 63 241 ua. Les caractéristiques de cette exoplanète montraient qu’elle était de type « Jupiter chaud », c’est-à-dire celle d’une géante gazeuse d’une taille comparable à Jupiter mais située à très faible distance de son étoile. L’annonce a toutefois été effacée du catalogue lorsqu’il a été démontré que les variations de vitesse radiales attribuées à la présence de la planète pouvaient en réalité être attribuées aux pulsations de l’étoile.

Lien vers le site de l’Extra Solar Planets Encyclopaedia : http://exoplanet.eu/

Ci-après : Version originale du tableau extrait du catalogue ExtraSolar Planets Encyclopaedia publié sur Internet où figurait la découverte de Zeta 2 Réticuli (flèches en pointillés). Les informations données sur cette nouvelle exoplanète auraient été supprimées du site de l’ExtraSolar Planets Encyclopaedia quatre jours après l’annonce de sa découverte. La raison officielle de cette suppression était que « les données ont pu avoir été mal interprétées et qu’il n’y a probablement aucune planète autour de Zeta 2 Reticuli ».