Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Les civilisations stellaires de Type II
du Seti) depuis vingt ans37. » N’oublions pas que Dyson se place dans l’optique du programme Seti qui s’est assigné comme objectif la détection de signaux capables de révéler l’existence d’une civilisation extraterrestre évoluée. Les travaux des physiciens Philip Morrison et Guiseppe Cocconi sont à l’origine du programme Seti. L’histoire de ce programme débute le 19 septembre 1959 avec la publication dans la revue scientifique Nature d’un article signé par les deux physiciens. Dans cet article fondateur, ils proposent d’écouter les civilisations technolo giquement avancées en utilisant la fréquence de 1420 MHz (appelée aussi « fréquence magique ») qui n’est autre que celle de l’hydrogène, l’élément le plus abondant dans l’Univers. Aujourd’hui encore, la plupart des écoutes du programme Seti se font autour de 1420 MHz, qui est aussi la raie de 21 centimètres dans les longueurs d’ondes. Jusqu’à présent, si nous nous référons aux informations dont nous disposons et qui sont diffusées officiellement par Seti, aucune civilisation du Type I n’a été détectée (avec certitude et sur une longue période de temps), par l’écoute radio. Une question se pose : dans l’éventualité qu’un message extraterrestre soit capté, sommes-nous sûrs que Seti divulguerait l’information ? Si nous considérons l’importance de l’événement pour ceux qui détiendraient le message et les implications qu’il pourrait avoir au niveau social et politique, il est fort probable que l’information ne serait pas diffusée directement. Alors, dans ce cas, à quoi sert le programme Seti ? Nous reviendrons plus loin sur cette question, et nous examinerons ce que nous croyons être la vraie finalité du programme Seti.
Les civilisations stellaires de Type II
Les civilisations de Type II sont théoriquement capables de maîtriser l’énergie de leur étoile de référence (pour nous le Soleil). Les besoins énergétiques de ce type de civilisation sont si importants que l’énergie disponible sur la planète-mère de référence (pour nous la Terre) n’est plus suffisante. Pour survivre, ces civilisations doivent donc exploiter les ressources fournies par leur étoile. Dyson a imaginé que des civilisations parvenues à ce niveau seraient capables de construire des sphères géantes entourant leur étoile centrale et domestiquer de cette façon l’énergie émise par l’étoile. Les sphères de Dyson, ou « Dyson sphères » sont des sortes de pièges à lumière dont l’énergie est ensuite canalisée pour les besoins de la civili sation de Type II. En fait, il serait très difficile techniquement de construire une sphère complète autour du Soleil qui serait capable de piéger toute l’énergie émise par notre étoile. Cette sphère ressemblerait à une immense coquille rigide et creuse qui absorberait l’énergie dégagée par l’étoile. Le problème c’est qu’il est pratiquement impossible d’éviter un effondrement de la sphère au niveau des pôles où le poids de la structure n’est pas compensé par la force centrifuge. Plutôt qu’une sphère, Dyson envisagea la construction de plusieurs « ceintures » entourant le Soleil. Une autre solution pour capter l’énergie de l’étoile centrale d’un système planétaire consisterait dans le déploiement autour de cette étoile d’un film très fin de plastique recou vert d’aluminium en forme de ballon. Pour la construction d’une sphère de Dyson « classique », c’est-à-dire ayant la forme d’une coquille rigide, il faudrait utiliser toute la matière d’une planète géante comme Jupiter. L’idée de Dyson concernant les pièges à lumière est audacieuse et elle a largement alimenté la littérature de science-fiction, mais rien ne prouve qu’une civilisation de Type II ait pu construire une structure aussi vaste. Dyson reconnaissait lui-même qu’aucune civilisation de ce Type n’avait été encore détectée. Normalement, selon sa théorie, une civilisation de Type II qui exploiterait la production totale d’énergie d’une étoile laisserait nécessairement s’échapper une fraction importante de cette énergie sous forme de chaleur, c’est-à-dire sous forme de rayonnement infrarouge facilement observable depuis la Terre. Toute civilisation de Type II est donc théoriquement une source de rayonnement infrarouge de puissance comparable à la luminosité d’une étoile. Malheureusement, les astronomes qui travaillent aujourd’hui dans l’infrarouge n’ont pas encore trouvé de sources de rayonnement dont on puisse dire avec certitude qu’il s’agit d’objets artificiels. La seule menace véritablement sérieuse pour une civilisation de Type II serait l’explosion d’une supernova toute proche. Un souffle mortel de rayons X pourrait en effet anéantir toute vie à la surface de la planète-mère de cette civi lisation. En ce qui concerne l’aire d’expansion de ces civilisations, rien n’interdit de penser qu’elles ont commencé à coloniser tous les systèmes stellaires voisins de leur étoile-mère. Il est aussi hautement probable qu’elles ont rencontré, lors de leur quête de nouveaux horizons, des représentants d’une civilisation de Type III.