Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Introduction au principe CEHV
L’idée fondatrice du principe CEHV est que la pérennité, ou « l’espérance de vie » d’une civilisation est directement liée à l’harmonie et à l’équilibre des relations qui règnent entre ses membres. C’est un point très important. Je suis convaincu que seule une spiritualité élevée peut offrir tou tes les garanties pour maintenir le plus longtemps possible cette harmonie et cet équilibre interne. Ainsi, la durée de vie d’une civilisation et son expansion dans un espace immense (toutes les étoiles d’une galaxie par exemple) dépendraient de son degré d’élévation spirituelle. Plus une civilisation est étendue dans l’espace, plus elle dure dans le temps, et plus elle est élevée spirituellement. Il est évident que l’idée que je défends ici n’est pas une théorie scientifique susceptible d’être validée par des faits vérifiables expérimentalement. Ce n’est pour le moment qu’une base de réflexion, mais nous pouvons cependant avancer quelques arguments forts pour la développer.
Introduction au principe CEHV
Cette dernière partie du livre est sans aucun doute la partie la plus spéculative. C’est aussi celle qui va le plus loin dans la recherche d’un modèle d’organisation des civilisations dans l’Univers. Ce modèle n’est pour le moment qu’une théorie, et nous devons admettre, qu’en l’état actuel de nos connaissances, notre modèle est dif ficilement vérifiable. Ce constat ne doit cependant pas nous interdire de réfléchir et de mobiliser au maximum nos facultés imaginatives et créatrices. Nous possédons naturellement cette faculté remarquable de pouvoir projeter notre pensée dans l’inconnu et d’essayer d’organiser cet inconnu en le reliant, d’une façon ou d’une autre, à ce que nous savons déjà. Je crois que pour avancer et évoluer il faut posséder une certaine hardiesse d’esprit, c’est la marque des esprits libres, c’est la marque de ceux qui font progresser l’Humanité. Alors pourquoi ne pas utiliser cette faculté qui est un véritable don de la nature ?
C’est cette hardiesse intellectuelle, sans complexe et sans frilosité, qui m’avait grandement séduit dans l’ouvrage de Michel Picard intitulé : Ovnis, Laboratoire du Futur, Du camouflage politique et socioculturel à
l’hypothèse extraterrestre64. Ce livre prophétique et totalement oublié de nos jours, a toujours été pour moi une source d’inspiration quand l’enthousiasme venait à manquer pour poursuivre mes recherches en ufologie. Écoutons (car avec Michel Picard, nous ne lisons pas seulement un texte, mais nous « écoutons » aussi une « parole ») ce qu’il nous dit à propos des ovnis (page 8) : « L’ensemble de la problématique ovni […] n’est autre que le moteur voilé, mais objectif, de notre évolution historique. Nous sommes également certains que cette discrète ingérence est à la source de la dynamique évolutive (reconnue depuis moins d’un siècle) qui nous entraîne vers le signe plus à une vitesse fantastique. C’est ici qu’apparaît le rôle primordiale de l’ufologie : contraindre l’Humanité à une maturation qui va lui permettre d’émerger en direction du surhumain. » Plus loin, continuant sur sa lancée (page 10), il prédit que : « L’envolée demeure néanmoins un fait scientifique (dont le modèle mathé matique est l’hyperbole bi-logarithmique) même si elle passe inaperçue. Cette accélération va devenir le problème planétaire n° 1 des vingt ou trente prochaines années, notre préoccupation majeure. En effet, la métamorphose de l’Humanité par émergence est un concept sur le point de pénétrer les esprits, de devenir une information avant d’être une connaissance. Cela veut dire que la prise de conscience de cet « événement » deviendra sous peu la hantise des occupants du globe terrestre. Oui, une colossale hantise prenant possession des esprits et impliquant, la collectivité humaine, dans approximativement une génération ou deux : je pèse mes mots au trébuchet du ridicule ! » Et il conclut sur le ton prophétique qui le caractérise : « J’avance tranquillement (malgré l’énormité du propos) que la pro blématique ovni, née d’une Pensée indicible, vient de nous entraîner de plus en plus vite, au fil des siècles et suivant une pression historique continue d’une extraordinaire subtilité, d’une totale efficacité, au bord du gouffre. Au bord du gouffre ? Ou bien en direction d’une Assomp tion ? Je ne suis pas sûr que l’avenir nous appartienne en indivision. Mais nous sommes dans l’urgence. Il importe, maintenant, que l’Humanité s’éveille du cauchemar né de son infantilisme, de son égocentrisme et de son orgueil démesuré. Il importe qu’elle s’ouvre, en accédant à l’âge adulte, au Cosmos Pensant : au Transcendant ! »
Le programme que je propose aux chercheurs et aux ufologues, et que Michel Picard ne renierait sans doute pas, tient en quelques phrases, mais il se veut très ambitieux. Premièrement, il me paraît indispensable de s’engager dans une recherche qui se situe à contre-courant de la pensée dominante et du statut quo ambiant. La doxa officielle est le matérialisme, et ce dernier est moribond. Ses jours sont comptés. Nous connaissons les effets pervers de cette idéologie matérialiste sur les écosystèmes et son implication dans l’édification de sociétés déshumanisées, et d’autres franchement totalitaires, comme la Chine. Ce système de représentation arbitraire et mortifère, qui ne repose en définitive que sur des préjugés, doit être abandonné. Le paradigme post-matérialiste se profile à l’horizon, et c’est dans cette direction que nous devons aller. Force est de constater que les idées vraiment novatrices ne font souvent pas « bon ménage » avec les normes en vigueur. La norme ne veut pas que les « choses » changent, alors que les idées novatrices bousculent la norme et ouvrent des perspectives nouvelles. Il importe donc de s’affranchir du conformisme ambiant et du « prêt à penser » généralisé. Il faut inventer des perspectives nouvelles, entrevoir des horizons nouveaux, stimuler l’imagination, la réflexion et l’inspiration. Dans un second temps, il faut indiquer une direction, frayer un chemin à une pensée audacieuse, braquer un projecteur vers le futur en le reliant au passé le plus lointain. Il faut que les ufologues se consi dèrent comme des « éclaireurs » et des pionniers qui sont capables d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche. Nous devons aussi encourager les hommes à s’élever au-dessus d’eux-mêmes, les inciter à se dépasser. Pour cela, il nous faut intégrer l’histoire de l’évolution humaine dans un passé, un devenir, et un espace plus vastes. Il importe que nous re-trouvions le sens de l’évolution humaine et relier – à nouveau – l’Homme au Cosmos. Cette évolution doit tenir compte de toutes les dimensions de l’être humain, car l’homme et l’Univers sont multidimensionnels. Enfin, je crois qu’il faut promouvoir les valeurs spirituelles, accorder à la conscience un statut privilégié, montrer que toutes les consciences humaines qui sont naturellement connectées entre elles participent à un processus évolutif global. Comme on le voit, ce programme rattache la recher che ufologique au devenir de notre civilisation. Je suis convaincu que les ufologues ont leur mot à dire. Ils doivent prendre la parole car l’« objet » de leurs études– les ovnis – est de la plus haute importance pour notre avenir. Ce n’est plus un sujet marginal, c’est devenu un sujet central. En prêtant attention aux autres formes de vie dans l’Univers, nos travaux représentent l’un des piliers de la société de demain. Peut-être faudrait-il suivre en France la voie ouverte par Steven Greer aux États-Unis : « J’ai fondé le CSETI (Centre pour l’étude de la vie extraterrestre) qui est un mouvement populaire dont les membres n’hésitent pas à court-circuiter les gouvernements pour établir des contacts pacifiques avec ces
civilisations extraterrestres, et ce, en tant que citoyens diplomates65. » Je pense que nous n’avons pas besoin des autorités mili taires, ni des services de renseignement, ni d’organismes officiels qui étudient les ovnis depuis des dizaines d’années (exemple : le GEIPAN), pour comprendre la situation des terriens vis-à-vis de visiteurs extraterrestres qui n’ont visiblement pas d’intentions belliqueuses à notre égard. L’idée de Greer de « court-circuiter les gouvernements pour établir des contacts pacifiques avec ces civilisations extraterrestres » me paraît extrêmement séduisante. Cela fait trop longtemps que les élites intellectuelles de notre pays se moquent des travaux des ufologues et ne tiennent aucun compte des milliers de témoignages crédibles enregistrés depuis des dizaines d’années par des chercheurs consciencieux. Ce mépris n’est plus tolérable. Les ufologues doivent se faire entendre, et ils n’ont pas besoin d’être « adoubés », cautionnés, ou placés sous la tutelle d’une quelconque autorité pour le faire. Nous pouvons agir par nous-mêmes en fixant nous-mêmes nos objectifs. Il est grand temps que nous prenions en main notre avenir et que nous initions non seulement une action en faveur d’une large divulgation en direction du public, mais que nous mettions aussi en place un protocole pour tenter d’établir un contact avec les formes de vie extraterrestres qui nous visitent. Ne sous-estimons pas nos capacités d’action et notre influence. Je crois que les ufologues ont un rôle important à jouer dans les mutations sociétales qui sont en train de se produire, et qui devraient faire naître un monde plus ouvert sur le Cosmos qui grouille de vie et de consciences.
Dans mon roman intitulé, Mandalas « Portes » des « Dieux » (pas encore publié), j’ai imaginé une race de créatures extraterrestres dont la civilisation occuperait un volume d’espace/temps aussi vaste que l’Univers lui-même. Dans le livre, ces êtres énigmatiques sont désignés comme étant Les Gardiens de la Conscience. Ils sont les initiateurs, les instructeurs, et en quelque sorte les « senti nelles » qui veillent sur toutes les formes de consciences émergeantes peuplant l’Univers. Ils sont les représentants de « La Civilisation Universelle » que nous avons défini plus haut, qui est une civilisation de Type V, c’est-à-dire le degré ultime de civilisation dans notre Univers. À l’autre bout du « spectre » (par analogie avec le spectre lumineux), nous trouvons les civilisations proto-planétaires de Type 0, qui sont, sur la Terre, toutes les civilisations qui se sont succédées depuis les débuts de l’histoire humaine. Entre ces deux extrêmes, nous avons postulé une échelle d’évolution des civilisations basée sur une étroite interdé pen dance entre les réalisations scientifiques et techniques de ces civilisations d’une part, et leur degré d’élévation intellectuelle, psychique et spirituelle d’autre part. Dans ce modèle, l’ensemble des civilisations tisseraient à travers tout le cosmos ce que l’on peut appeler un vaste « réseau des consciences », une sorte de « toile », dont la dynamique interne la pousserait à s’intensifier, à croître, et à s’étendre sans cesse dans l’espace et dans le temps. Si nous considérons la modeste place qu’occupe l’espèce humaine dans ce grandiose « réseau des consciences », il faut reconnaître avec humilité, que s’il possède une quelconque finalité, celle-ci nous échappe encore totalement. C’est un peut comme si un grain de sable cherchait à comprendre ce qu’est l’immensité d’un désert. Mais si nous ne connaissons pas cette finalité, nous savons cependant qu’elle existe. Nous disposons aussi de la possibilité d’imaginer ce que pourrait signifier ce grandiose « réseau des consciences », en oubliant jamais que nous n’en aurons qu’une vision fragmentaire, forcément éloignée de la réalité. Comme le dit très justement dans mon roman l’un des Gardiens de la Conscience : « Dans l’univers de la conscience, les êtres humains sont comme des nouveaux-nés. » Et voici comment ce Gardien définit sa mission vis-à-vis de nous : « Le but consiste à élargir au maximum la conscience. Le but c’est l’épanouissement de la conscience, car la conscience est l’ultime étape dans l’évolution de la vie. Il faut savoir, en effet, que l’apparition de la conscience dans l’Univers est une chose rare et précieuse. Nous devons tout faire pour la préserver, et empêcher qu’elle disparaisse. L’émergence de la conscience est l’aboutissement d’un très long processus d’évolution qui implique une chaîne d’évènements d’une grande complexité. Nous sommes, en quelque sorte, les « Gardiens de la Conscience », et nous veillons scrupuleu sement à ce qu’elle ne subisse aucun dommage dès qu’elle fait son apparition sur une planète. Nous la protégeons et nous la cultivons. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle grandisse. Nous essayons aussi de lui donner de la force et de la vigueur, pour qu’ensuite elle puisse s’affranchir, sans notre aide, des limites imposées par l’espace et le temps. Notre tâche consiste à l’éduquer et à lui enseigner les principes de l’Éternelle Sagesse qui lui permettront de s’élever au-delà de toute condition cor porelle. »
Les Gardiens de la Conscience sont parvenus aux niveaux les plus élevés, à la fois dans les domaines techni ques et scientifiques, mais aussi et surtout dans les domaines mentaux, psychiques et spirituels. Dans le roman, il apparaît que les déplacements de l’Humanité dans la Galaxie sont le signe qu’elle a atteint un développement technologique relativement avancé et que cette situation nécessite l’inter vention (directe ou indirecte) des Gardiens de la Conscience. Cette intervention est dictée par des considérations d’ordre spirituel. C’est certain, il y existe un « plan » spirituel pour notre Galaxie. Il n’est donc pas possible de laisser faire n’importe quoi à une civilisation qui commence à essaimer dans la Voie Lactée. Dès qu’une civilisation se répand dans les systèmes stellaires voisins du sien, elle est immé diatement mise sous étroite, mais discrète, surveillance pour savoir si elle est en mesure d’entrer dans le cercle des civilisations qui gèrent l’ensemble des systèmes stellaires de la Galaxie (civilisations de Type III). Le « plan » spirituel prévoit l’accompagnement et le développement de toutes les formes de conscience émergeantes. Puisque l’Humanité est formée d’êtres vivants et conscients, elle fait donc partie de ce « plan » spirituel, et à ce titre, elle peut bénéficier d’une aide spéciale de la part des Gardiens de la Conscience. Il importe aussi de comprendre que si l’Humanité désire profiter des bienfaits dispensés par une civilisation de niveau galactique, il est indispensable qu’elle passe par certaines étapes de développement spirituel. Ces étapes peuvent d’ailleurs être assimilées à des formes particulières d’initiations au cours desquelles sont franchis des « seuils » de niveau de conscience. Ainsi, le roman laisse entendre que sans cette maturation spirituelle, l’Humanité ne pourra pas s’étendre davantage dans la Galaxie.