Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

À quel Type de civilisation appartiennent

les ovnis ?

 

Après ce bref aperçu de la sémiologie ovnienne, il n’est pas inutile de poser la question de savoir à quel type de civilisation appartiennent les ovnis.

 

Les ovnis appartiennent-ils au Type 0 de civilisation ?

Si nous procédons par élimination nous comprenons immédiatement qu’une civilisation de Type 0 est incapable de reproduire la sémiologie du phénomène ovni. Nous en voulons pour preuve le fait que la civilisation humaine du XXIe siècle, qui n’est encore qu’une civilisation de Type 0, n’est pas en mesure de reproduire les performances de vol des ovnis. Même en supposant que nos meilleurs savants aient entre leurs mains un ovni (un ovni accidenté comme à Roswell par exemple), qu’ils pourraient étudier à leur guise, il n’est pas du tout certain qu’ils puissent comprendre son fonctionnement et son monde de propulsion. Le com portement des ovnis (accélération brutale, arrêt instan tané, virage à angle droit, disparition sur place, vastes structures silencieuses volant à basse altitude, dédoublement, change ment de forme, etc.) est si étranger aux caractéristiques de vol de nos avions et de nos fusées les plus modernes, que nous avons beaucoup de mal à comprendre la technologie qui permet de telles prouesses.

Depuis le vol historique des frères Wright, le 17 décembre 1903, au cours duquel ils parvinrent à faire décoller un engin plus lourd que l’air, jusqu’à nos propulseurs spatiaux qui vont bientôt emmener l’homme sur Mars, et peut-être au-delà, il se sera écoulé un petit peu plus d’un siècle. Quels engins serons-nous capables de construire dans un siècle ? Si un journaliste avait posé cette question à Louis Blériot, qui fut le premier homme à traverser la Manche en avion le 25 juillet 1909, il est probable qu’il aurait été incapable d’imaginer les performances des avions à réaction modernes. Nous-mêmes, hommes du XXIe siècle, nous serions sûrement stupéfaits si nous pouvions avoir une brève vision des avions et des fusées qui voleront en 2120 par exemple. Si nous poursuivons ce raisonnement plus avant et que nous essayons de nous représenter ce que nous serons capables de construire en 3120 (mille ans plus tard), nous voyons tout de suite que, même en fournissant un très gros effort d’imagination, nous aurons beaucoup de mal à nous projeter dans ce futur pourtant proche à l’échelle des temps cosmiques. Si malgré tout, nous pour suivons notre expérience de projection dans le futur et que nous essayons de nous faire une idée (même vague) des formes et des caractéristiques des engins qui voleront peut-être dans l’atmosphère terrestre en 10120, alors il y a fort à parier que nous serons vite confrontés à nos limites mentales. C’est comme si il existait un seuil au-delà duquel il n’était plus possible de penser le futur, et ce seuil est d’autant plus proche que le domaine de connaissance sur lequel porte l’expérience de projection dans le futur évolue rapidement. Le domaine de la technologie est une bonne illustration de cette règle : l’évolution des technologies est si rapide que le seuil au-delà duquel nous ne pouvons plus penser le futur se situe guère au-delà d’un siècle. Qu’il s’agisse de l’aéronautique, ou de tout autre domaine des sciences et des techniques, nous ne pouvons guère avoir une bonne approximation de ce qui se fera dans ces domaines au-delà d’un siècle.

Par déduction, nous admettons que les engins responsables du phénomène ovni ne sont pas fabriqués par des civilisations de Type 0 (civilisations proto-planétaires). La technologie mise en œuvre dans les ovnis dépasse largement les capa cités techniques de ces civilisations. La preuve directe de cette affirmation repose sur le fait qu’étant nous-mêmes une civilisation de Type 0, nous sommes parfaitement incapables de construire des ovnis.

 

Les ovnis appartiennent-ils au Type I de civilisation ?

Si nous continuons à procéder par élimination, peut-on envisager la possibilité qu’une civilisation de Type I (civili sation planétaire) soit responsable du phénomène ovni ? Si nous nous reportons à la définition d’une civilisation de Type I (voir ci-dessus), la réponse à cette question est non. Rappelons brièvement que si une civilisation de Type I est théoriquement capable de visiter toutes les planètes de son système stellaire d’origine, et qu’elle possède une bonne connaissance de l’univers extérieur à son système, elle n’est toutefois pas encore prête à envoyer des missions habitées vers d’autres systèmes stellaires (même les plus proches). À défaut de vols habités vers d’autres systèmes stellaires, nous pouvons peut-être envisager la possibilité qu’une civilisation de Type I soit en mesure d’envoyer des sondes automatiques vers ces systèmes. Une civilisation de Type 0, comme la nôtre, serait d’ailleurs capable de le faire, mais la durée des missions serait telle, qu’elle ne pourrait pas en retirer un avantage immédiat. Les voyages vers les étoiles les plus proches pourraient prendre en effet plusieurs millions d’années.

Prenons l’exemple de la sonde Pionner 10, lancée le 3 mars 1972, qui fut le premier engin de fabrication humaine à s’aventurer dans le système solaire externe, c’est-à-dire au-delà de la ceinture d’astéroïde située entre Mars et Jupiter. La traversée de la ceinture d’astéroïdes, peuplée de nombreux corps rocheux allant de la simple particule de poussière au planétoïde de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, constituait déjà en elle-même un défi pour la sonde. Mais elle devait ensuite réaliser une autre « première » en s’approchant de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire. Après avoir récolté de nombreuses et précieuses informations sur la structure de notre système et sur la planète géante Jupiter, Pionner 10 poursuivit son périple (à la vitesse de 44000 km/h) au-delà des planètes externes en direction du nuage de Oort (situé à environ une année-lumière de la Terre), qu’elle atteindra seulement dans environ 20 000 ans, et ce n’est que dans plusieurs millions d’années qu’elle passera au large d’Aldébaran (« l’œil rouge » de la constellation du Taureau), l’étoile vers laquelle elle se dirige. Dans ces conditions, la sonde Pionner 10 ressemble plus à une « bouteille jetée à la mer », qu’à un vaisseau spatial chargé de recueillir des informations sur les planètes d’autres systèmes stellaires.

Alors les ovnis pourraient-ils être des sondes automa tiques envoyés par des civilisations de Type I ? La réponse à cette question devrait être très nuancée, comme est très nuancée la classification des civilisations extraterrestres que je propose dans cette étude. À priori, rien ne s’oppose à ce qu’une civilisation de Type I extraterrestre puisse envoyer des sondes automatiques vers d’autres systèmes stellaires. Si jamais une de ces sondes atteignait, après un long voyage entre les étoiles proches, notre système stellaire et la Terre, elle pourrait effectivement être prise pour un ovni. Seule ment, il y a fort à parier que les performances techniques de cette sonde seraient nettement inférieures aux performances des ovnis qui évoluent actuellement dans notre environne ment terrestre. En fait, la technologie de cette sonde serait seulement un peu plus évoluée que celle que nous utilisons pour explorer notre système solaire, et elle ne pourrait donc pas rendre compte de la sémiologie ovnienne dans son ensemble. Dans ce cas de figure, il n’est cependant pas exclu qu’un très petit nombre d’observations d’ovnis (observations faites dans le passé) trouvent leur origine dans la visite inopinée d’une sonde automatique envoyée depuis fort longtemps par une civilisation de Type I. Mais de toute façon, ces observations ne pourraient représenter qu’un pourcentage extrêmement faible de l’ensemble des observations d’ovnis. N’oublions pas que la civilisation terrestre contemporaine pourrait être sur le point d’accéder au Type I. Si nous surmontons les dangers qui menacent notre civilisation (pollution, réchauffement climatique, guerres, raréfaction des ressources naturelles, épidémies, surpopulation, etc.) nous pourrions accéder au Type I d’ici un siècle ou deux. Or dans un siècle ou deux, même si nous conservons notre rythme actuel de développement technologique, il est peu vraisemblable que nous soyons en mesure de reproduire la technologie ovnienne.

 

Les ovnis appartiennent-ils au Type II de civilisation ?

Si une civilisation de Type I ne nous semble pas un bon candidat capable de (re)produire la sémiologie ovnienne, les civilisations de Type II nous apparaissent en revanche comme de meilleurs prétendants dans ce rôle. Une civilisation de Type II est théoriquement capable d’utiliser toute l’éner gie fournie par son étoile de référence (pour nous le Soleil), et cette manne énergétique est non seulement suffisante pour subvenir à tous ses besoins élémentaires de survie, mais elle peut aussi lui fournir les moyens de mettre sur pied de coûteux voyages interstellaires. Un grand nombre d’observations d’ovnis pourraient donc bien s’expliquer par la présence dans notre environnement terrestre de sondes (automatiques ou habitées) envoyées par des civi lisations de Type II. Une civilisation de Type II dispose théoriquement de la technologie nécessaire pour explorer les systèmes stellaires proches du sien. Quand nous disons proche du sien, cela veut dire qu’elle est capable de cons truire des vaisseaux spatiaux qui sont équipés pour s’aventurer dans des régions interstellaires s’étendant dans un rayon de quelques années-lumière (au moins), jusqu’à 500 années-lumière (au plus), autour de son système de référence. Il va sans dire que lorsque nous disons 500 années-lumière au plus, cette précision n’est donnée que pour se faire une idée de l’aire d’expansion d’une civilisation de Type II (c’est seulement une approximation commode). Rien n’interdit de penser qu’une civilisation de Type II supérieur, puisse envoyer des sondes automatiques dans un rayon de 1000 années-lumières autour de son système de référence. Si une civilisation de Type II est capable de le faire, alors pour une civilisation de Type III cela ne pose plus aucun problème depuis longtemps puisqu’elle est capable de visiter toutes les étoiles de notre Galaxie, soit environ 200 milliards d’étoiles réparties sur environ 100 000 années-lumières. Si un jour nous atteignons le Type II de civilisation, nous aurons alors les moyens (techniques et énergétiques) d’envoyer des vaisseaux spatiaux vers Proxima centauri, distante de 4,2 années-lumière, et qui est l’étoile la plus proche du Soleil, ou vers Sirius située à 8,7 années-lumière, ou encore vers l’amas des Hyades distant de 151 années-lumières, ou même vers le bel amas des Pléiades distant de 400 années-lumière.