Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
II – L’hypothèse extraterrestre au deuxième degré
II – L’hypothèse extraterrestre au
deuxième degré (het2)
« Les civilisations avancées ont développé des technologies qui
fusionnent matière, vie et conscience. Cette science permet des voyages interdimentionnels ainsi que des dépla cements hyperluminiques dans le
cosmos physique. Une conscience humaine pacifiée et désintéressée
portée par une intention appropriée peut lancer un appel pour une
demande de rencontre avec une intelligence étrangère. »
Marc Auburn, 0,001 % L’expérience de la Réalité
« Certains biologistes commencent à admettre qu’il y a une
intelligence à l’œuvre dans la nature et parlent d’une intelligence
créatrice qui veut que le monde vivant cherche à développer la plus
grande quantité de psychisme possible. Ils rejoignent la pensée de
Bergson : « Le monde est une machine à faire des dieux ». La mutation
que subissent les ravis (abductés) est là pour nous rappeler l’action de
cette intelligence, soudain pressée de nous faire aller plus loin, au-delà
de l’humain. Elle manipule notre réalité sans que nous parvenions à
comprendre ses motivations et commence déjà à faire voler en éclat les
échelles de valeurs, les systè mes de référence de ceux qui l’ont affrontée. Il ne sert à rien de chercher à le nier : « Le fait qu’un
phénomène dépasse les explications conventionnelles et outrepasse nos
conceptions de la réalité ne devrait pas nous permettre d’ignorer son
existence ou nous empêcher d’explorer ses dimensions et sa
signification », écrit John Mack. »
Marie-Thérèse de Brosse, Enquête sur les enlèvements extraterrestres
L’hypothèse extraterrestre au premier
degré (HET1)
Avant de nous plonger plus avant dans l’exploration de l’hypothèse extraterrestre au second degré (HET2), ou hypothèse extraterrestre élargie, rappelons les grandes lignes de l’hypothèse extraterrestre dans sa version la plus simple, c’est-à-dire l’hypothèse extraterrestre au premier degré (HET1). C’est cette version qui a généralement cours chez les ufologues que nous qualifierons (sans aucune connotation péjorative de notre part) de « raison nables », parce que leur vision est basée sur la raison, la logique et la science (Guérin, Greslé, Bourdais, Velasco, Meessen, Poher, Pinon, Picard, etc.). En opposition avec ces derniers, nous trouvons le groupe très hétérogène des ufologues qui pensent que le phénomène ovni est si étrange et si complexe, qu’il ne peut pas s’expliquer simplement par l’HET au premier degré (Vallée, Méheust, Sider, Mesnard, Lagrange, Jean Robin, etc.). Estimant qu’il est nécessaire de trouver d’autres explications au phénomène ovni, ils explorent alors toutes sortes d’hypothèses qu’ils ont bien souvent du mal à étayer par une argumentation cohérente et rationnelle. Par indulgence pour ce groupe très disparate (qui compte dans ses rangs de brillants esprits que je respecte et que j’ai longtemps étudié), nous les qualifierons simplement d’« imaginatifs », par opposition aux « raisonnables » dont je me sens proche, en partie seulement. Ce qui veut dire que je ne suis pas toujours d’accord avec les ufologues qui défendent le point de vue « raisonnable » basé sur l’HET au premier degré.
Lorsqu’au milieu de l’année 1947, les fameuses « sou coupes volantes » commencèrent à défrayer la chronique, l’explication simple et spontanée qui vint à l’esprit de ceux qui s’intéressaient à ces étranges « soucoupes » étaient qu’elles venaient d’un autre monde. Lorsqu’ils disaient que les « soucoupes » venaient d’un autre monde, ils pensaient qu’elles venaient d’une autre planète qui devait orbiter autour d’une étoile, comme fait la Terre autour de notre Soleil. Bref, il ne faisait aucun doute, à l’époque, que les « soucoupes volantes » étaient pilotées par des extraterrestres. L’explication avait le mérite d’être simple, claire, et compréhensible par tout le monde. C’est l’hypothèse extraterrestre au premier degré (HET1), ou l’hypothèse extraterrestre exprimée dans sa version la plus élémentaire. Pourquoi disons-nous qu’il s’agit d’une hypothèse au premier degré ? Dans l’esprit de ceux qui se passionnèrent pour les « soucoupes volantes », ces dernières n’étaient que des machines volantes très perfectionnées, construites avec du métal, propulsées par un « moteur » (ou un « réacteur ») alimenté par une forme d’énergie que nous pourrions connaître dans un futur proche, et pilotées par des créatures intelligentes comme vous et moi. Dans le fond, pour les tenants de l’hypothèse extraterrestre, les « soucoupes volantes » étaient comme des sortes d’« avions » aux formes bizarres, étranges, non-conventionnels, et très performants. Certes, ils étaient un peu plus sophistiqués que ceux que nous étions capables de fabriquer à l’époque sur notre planète, mais ils n’étaient pas fondamentalement différents. Un jour, c’est sûr, nous serions capable d’en faire autant quand notre science serait plus avancée.