Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Le paradigme post-matérialiste
Demain peut-être, l’Humanité partira à la conquête d’autres mondes situés dans d’autres systèmes stellaires. Pour réussir dans cette gigantesque entreprise, elle devra disposer de deux atouts majeurs. Premièrement, il faudra qu’elle dispose d’une technologie de haut niveau, performante, capable de résister aux rudes conditions de l’espace interstellaire. Je rappelle que dans l’espace vide, le froid avoisine le zéro absolu (le zéro absolu est égal à -273,15 degrés Celsius). À ce degré de froid, il n’y a aucun changement chimique qui se produit. À contrario, dans l’espace vide, la chaleur à proximité d’une étoile peut atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de degrés. Il faut aussi tenir compte du rayonnement cosmique, des sursauts gamma, des forces gravitationnelles, et des rayons stellaires (équivalents de notre « vent solaire »). Deuxièmement, pour aller visiter d’autres planètes situées dans des systèmes stellaires lointains, les missions habitées devront avoir des équipages robustes, physiquement, mentalement et psychologiquement. Ces équipages auront une haute idée de leur mission. Ils seront parvenus à un niveau élevé de conscience, et ils incarneront les valeurs spirituelles de notre civilisation. Sans ces deux atouts majeurs, il y a fort à parier que nos tentatives d’exploration des mondes lointains ne dépasseront pas le stade de projets seulement capables d’inspirer les auteurs de science-fiction.
Le paradigme post-matérialiste
En ce qui me concerne, je suis un fervent partisan des thèses qui sont exposées dans le manifeste post-matérialiste rédigé par un comité de scientifiques dont fait partie le chercheur en neurosciences, Mario Beauregard, que j’ai invité à Lyon pour participer à un colloque sur le thème de la conscience. Le paragraphe 15 du manifeste post-maté rialiste stipule que : « L’esprit représente un aspect de la réalité tout aussi primordial que le monde physique. L’esprit joue un rôle fondamental dans l’univers, il ne peut être dérivé de la matière et réduit à quelque chose de plus basique. Il existe une interconnexion profonde entre l’esprit et le monde physique. L’esprit (la volonté/l’intention) peut affecter l’état du monde physique et opérer de manière non-locale, c’est-à-dire qu’il n’est pas confiné à des points spécifiques dans l’espace (tels que le cerveau et le corps) et le temps (tel que le présent). » Plus loin le manifeste précise que « Les scientifiques ne devraient pas être effrayés d’étudier la spiritualité et les expériences spirituel les car elles constituent un aspect central de l’existence humaine ». J’ajoute que non seulement elles constituent un aspect central de l’existence humaine, mais aussi un aspect central de tout l’Univers. La spiritualité n’est pas l’apanage ou le privilège de l’être humain, c’est une réalité qui est partagée par toutes les créatures pensantes et conscientes de l’Univers.
Quand nous utilisons l’expression de valeurs spirituelles (ou le terme de spiritualité), nous l’entendons dans un sens très large, c’est-à-dire que ces valeurs concernent tout ce qui est du domaine de l’Esprit considéré comme une réalité immatérielle, non soumise aux lois de la phy sique classique. Cette réalité spirituelle est, par définition, située à un niveau supérieur par rapport à la réalité spatio-temporelle. J’ajoute que la spiritualité dont je parle n’a rien à voir avec les religions que nous connaissons, même si ces religions comportent une dimension spirituelle indéniable. Bien souvent les religions se sont éloignées des vraies valeurs spirituelles et se sont comportées comme les pires « dictatures » en massacrant ceux qui avaient des croyances différentes. Le dogmatisme et l’intolérance des religions sont les pires ennemis de la vraie spiritualité.
Schématiquement, et selon ce point de vue, l’Homme possède une dimension corporelle et une dimension spirituelle. En réalité l’être humain est une entité multidi mensionnelle qui « existe » simultanément sur plusieurs plans de réalité à la fois. Il n’y a pas de séparation nette entre l’Esprit et la matière, mais plutôt une sorte de continuité. L’affirmation selon laquelle l’Homme possède une dimension corporelle et une dimension spirituelle, n’est pas le fruit d’une spéculation philosophique et métaphysique. Elle repose, au contraire, sur des bases expérimentales bien établies. Les recherches récentes sur les expériences aux frontières de la mort (NDE ou EMI), ont montré que la conscience humaine n’était pas le sous-produit de l’activité chimique ou électrique du cerveau. La conclusion de ces travaux est que la conscience humaine, dans laquelle s’enracine la dimension spirituelle, est indé pendante du substrat physique cérébral et que cette conscience maintient une activité d’une qualité exceptionnelle quand ce même substrat physique cérébral est gravement endommagé. Une enquête menée en 2000 par le cardiologue Pim Van Lommel, un médecin de l’Hôpital néerlandais Rijnstate, confirme ces conclusions. Cette enquête, qui a fait l’objet d’un article dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, est une étude prospective sur les EMI auprès de 344 personnes qui ont été victimes d’un arrêt cardiaque et qui ont été déclarées cliniquement mortes. Cette étude a démontré que l’advenue d’une EMI n’a pu être corrélée ni avec la durée de la réanimation, ni avec la médication, ni avec la peur de la mort précédant l’arrêt cardiaque, et que cette expérience pendant laquelle le sujet est conscient de lui-même et de son environnement, est survenue alors que les fonctions cardiaques et cérébrales étaient gravement altérées. Les conclusions d’autres travaux sur les EMI (notamment ceux du cardiologue américain Michael B. Sabom) vont dans le même sens, et confirme la réalité d’un principe conscient non localisable dans le cerveau. Après une étude statistique menée sur 150 personnes « rescapées de la mort », Sabom a établi un tableau des diverses phases vécues par les « rescapés » et il a constaté que la survenue de ces phases était (avec des variantes pour chaque individu) une constante universelle. Le docteur Bruce Greyson, psychiatre à l’Université de Virginie, propose un schéma récapitulatif des principales phases des EMI :
– Sur le plan cognitif et perceptif le sujet qui vit une EMI éprouve une distorsion du temps, une accélération de la pensée, une revue de vie, et une compréhension instantanée de tout ce qui l’entoure comme si l’activité de sa conscience s’accélérait soudain ;
– Sur le plan affectif le sujet ressent une sensation de paix et de joie indicibles, il éprouve un sentiment d’unité cosmique, un détachement émotionnel, et une attirance pour une lumière irradiant un amour inconditionnel ;
– Sur le plan paranormal le sujet éprouve une acuité de la vision et de l’audition, il a des perceptions extra-sensorielles (ESP), une vision des événements futurs, une expérience hors du corps (ou OBE) ;
– Sur le plan transcendantal, le sujet perçoit un univers non-terrestre et non-matériel, il vit une rencontre avec une présence d’ordre mystique ou spirituel, qui est une entité désincarnée, un « ange » ou un esprit, et il a la sensation d’un point de non-retour.
Toutes ces recherches récentes sur les EMI, et d’autres sur les expériences mystiques, nous enseignent que l’Esprit est en rapport avec une échelle de valeurs que nous qualifierons de « verticale », alors que la réalité spatio-temporelle relève d’une dimension « horizontale ». La spiritualité englobe toutes les valeurs de l’ordre spirituel qui comporte aussi des valeurs d’ordre moral. Mais la spiritualité n’est pas uniquement la rectitude morale, elle suppose, avant tout, l’existence d’un ordre transcendant, immatériel, qui n’est pas gouverné par les mêmes lois que celles qui régissent la réalité spatio-temporelle.
Ci-après : Représentation simplifiée de la structure fondamentale de l’être humain (microcosme) et du Cosmos (macrocosme). L’être humain est à la croisée de l’axe horizontal de l’espace/temps/matière et de l’axe vertical des différents niveaux de conscience (spiritualité). Cette « croix » est le fondement du Principe CEHV qui énonce que toute expansion durable d’une civilisation dans l’espace et dans le temps (axe horizontal) doit nécessairement s’accompagner d’une élévation spirituelle correspondante (axe vertical).
Pour illustrer le principe CEHV nous avons construit un graphique simple qui n’a d’autre but que de visualiser la corrélation entre l’élévation « verticale » et l’expansion « horizontale ». En ordonnée nous avons placé les degrés ou les différents niveaux de conscience, et en abscisse les différents types de civilisations. Il est évident que cette représentation graphique n’a pas la prétention d’avoir une valeur scientifique. Elle ne prétend pas établir une relation mathématique entre les niveaux de conscience et les types de civilisations. C’est une tentative de visualisation d’un rapport entre deux ordres de réalité différents.
Ci-après : Représentation graphique du principe CEHV. En abscisse : les six principaux types de civilisations définis en fonction de leur aire de développement dans l’espace et de leur durée de vie dans le temps (expansion dans la matière : axe horizontal), et qui correspondent aux Types 0, I, II, III, IV et V. En ordonnée : cinq niveaux d’évolution spirituelle définis en fonction du degré d’élévation des civilisations dans la hiérarchie des états de conscience (élévation spirituelle : axe vertical). Le choix de cinq niveaux d’évolution spirituelle est dicté par des considérations purement pratiques, et c’est plutôt une hiérarchie indéfinie de degrés d’évolution qu’il faudrait représenter entre le niveau 0 et le niveau 5. Je rappelle les six Types de civilisation : Type 0 : civilisation proto-planétaire, Type I : civilisation planétaire, Type II : civilisation stellaire, Type III : civilisation galactique, Type IV : civilisation d’amas galactiques, Type V : civilisation universelle ou « La Civilisation ».