Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

L’émission de radio qui devait tout changer

Le simple fait d’imaginer que de tels « accords » puis sent exister entre nos représentants et les extraterrestres nous révolte. N’oublions pas cependant, et il n’y a pas si longtemps, que des trafiquants d’esclaves (des blancs qui prétendaient être civilisés) échangeaient de la verroterie contre des êtres humains (des noirs qu’ils considéraient comme des sous-hommes). Ces hommes blancs, dits civilisés, entretenaient leur infâme négoce sans éprouver le moindre sentiment de culpabilité ni la plus minime compassion envers leurs esclaves. Pour les trafiquants d’êtres humains les esclaves ne représentaient qu’une marchandise comme une autre. Alors, les extraterrestres pourraient-ils aussi nous considérer comme un vulgaire bien de consommation ? C’est une hypothèse que nous devons certes envisager mais qui ne nous semble pas très crédible. Nous examinerons d’ailleurs plus loin les raisons qui nous font douter de cette possibilité, et plus généralement de toutes les thèses qui sont avancées par l’« ufologie noire ».

 

L’émission de radio qui devait tout

changer

 

Lorsque j’ai appris le décès de l’astronaute Edgar Mitchell, le 4 février 2016, j’ai été profondément touché par cette annonce. J’avais en effet une grande admiration pour cet homme exceptionnel qui avait « l’étoffe des héros » (référence au film de Philip Kaufman sorti en 1983), c’est-à-dire qu’il était prêt à risquer sa vie pour faire reculer les frontières de l’exploration humaine. Mais en plus d’avoir un courage physique hors norme, Mitchell savait défendre avec force ses convictions morales et intellectuelles. C’était un homme qui ne reculait jamais, ni devant le danger, ni devant l’ignorance et la censure des pouvoirs en place. Il a été un éveilleur de conscience, qui a osé dire à la face du monde – avec tout le poids qu’avait sa parole – des vérités qui dérangent. Il restera pour moi le modèle de l’homme intègre, juste et sincère, qui a préféré dire en toute franchise ce qu’il savait au sujet des ovnis, au risque d’y perdre sa réputation, plutôt que de cautionner les dissimulations des pouvoirs en place. Rappelons qu’Edgar Mitchell est né le 17 septembre 1930 au Texas. Il a passé son enfance à Roswell au Nouveau-Mexique (lieu présumé du crash d’un ovni en juillet 1947). Il a raconté qu’avec des voisins, le 16 juillet 1945, il avait pu observer à l’horizon le flash étincelant du premier test nucléaire sur le site de Trinity qui inaugura l’entrée de notre civilisation dans l’ère atomique. Le 31 janvier 1971, il réalise un unique vol à bord d’Apollo 14. Pilote du LEM Antares, il devient le sixième homme à marcher sur la Lune. Edgar Mitchell et Alan Shepard, commandant de la mission Apollo 14, passeront 33 heures à la surface de la Lune. Mitchell effectuera trois sorties extra-véhiculaires lors de cette mission. Son cursus universitaire est imp ressionnant et donne un grand crédit à ses déclarations concernant une éventuelle présence extraterrestre sur notre planète.

Toutes les personnes qui s’intéressent de près au phéno mène ovni se souviennent encore de la fameuse émission de radio du 23 juillet 2008 diffusée en direct sur la station britannique Kerrang Radio. Ce jour-là, l’astronaute Edgar Mitchell (1930-2016) était interrogé par Nick Margerrison. Cette interview fut un choc pour de nombreux ufologues (dont moi-même), même si du point de vue de son contenu, elle ne faisait que reprendre des informations qui circulaient déjà parmi eux. La raison pour laquelle cette interview a « secoué » les consciences à l’époque, c’est le fait que des informations déjà connues des ufologues sortaient de la bouche d’un homme au passé prestigieux, qu’elles étaient clairement formulées par un scientifique doublé d’un héros national, qui ne pouvait en aucun cas être soupçonné de raconter des sornettes. Les paroles d’un homme comme Mitchell avaient forcément du poids et pesaient lourd dans la balance de la vérité. Rappelons que le projet initial de l’animateur Nick Margerrison, était de faire revivre à Edgar Mitchell les moments forts de sa mission lunaire Apollo 14. Cependant, au bout de quelques minutes, l’inter view prit un tour inattendu. Mitchell révéla brusquement – sans que cela ait été programmé – que les ovnis étaient réels, qu’ils faisaient l’objet d’opérations de couvertures (cover-up) depuis 60 ans de la part du gouvernement, et que nous serions en contact avec des entités provenant d’autres planètes de notre Galaxie. Mitchell avait insisté sur la réalité du phénomène ovni, et il laissait entendre qu’il avait ses entrées dans certains cercles militaires et du renseignement où l’on parle ouver tement des contacts établis avec des entités extraterrestres. Il confia aussi qu’il fréquentait des personnalités de premier plan parfaitement informées de la situation. Dans la même interview, il confirma la réalité du crash de Roswell. Les paroles de Mitchell firent l’effet d’une bombe. Stupeur générale et surprise à peine maîtrisée de l’animateur. Ce n’est pas tous les jours, en effet, qu’on entendait à la radio une personnalité de premier plan déclarer que les extraterrestres sont présents sur notre planète et que certains représentants de notre espèce communiquent avec eux. Mais Mitchell resta imper turbable face aux réactions mal maîtrisées de Nick Margerrison.

Pour Mitchell, même si le projet de divulgation de ces informations sensationnelles n’était pas à l’ordre du jour des gouvernements, il estimait avec raison que le public était prêt pour accepter cette situation. Il pensait qu’il n’y aurait pas de panique générale comme les gouvernements cherchent à tout prix à nous faire croire, sans doute dans le but de maintenir le cover-up. Il pensait aussi que tous les ovnis ne sont pas d’origine extraterrestre, et que certains d’entre eux sont construits sur notre planète par des humains. Les intelligences étrangères avec lesquels nous sommes en contact sont des êtres de petite taille. Ils n’ont pas d’intentions hostiles et ne veulent pas nous asservir. Quelques-uns des autres astronautes qui ont participé à des programmes lunaires sont informés de la situation. Il a également déclaré qu’il n’était aucunement préoccupé pour sa sécurité personnelle.

Voilà le résumé de ce que révéla au micro de Kerrang Radio l’une des personnalités les plus respectées des États-Unis. À partir de cette date, tout semblait aller dans le sens d’une divulgation accélérée qui devait forcément aboutir à une prise de conscience plus vaste. Mais plusieurs années après l’explosion de cette véritable « bombe médiatique », quel bilan pouvons-nous dresser de son impact ?