Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Préface de Fabrice Bonvin
Nous vivons un moment historique. Le gouvernement états-unien, par l’entremise de l’US Navy, reconnaît l’existence des OVNIs. Plus précisément, l’armée la plus puissante au monde admet que des phénomènes aériens poursuivis par ses avions de chasse défient toute explication rationnelle. Les pilotes, qui figurent parmi les meilleurs au monde, aux commandes des avions de combat les plus sophistiqués, évoquent une « technologie venue d’ailleurs ».
Depuis fin 2017, les OVNIs font les grands titres des médias les plus influents de la presse écrite, de la télévision et du web. Le New York Times révèle un programme top-secret d’étude de ces phénomènes : l’Advanced Aerospace Threat Identification Program. Au même moment, son concurrent, le Washington Post, s’exclame que « les OVNIs existent ». À l’agence de presse Reuters, le Président des États-Unis, Donald Trump se dit impressionné par les enregistrements d’OVNIs rapportés par la Marine américaine.
Les révélations se succèdent, les langues se délient et l’évidence finit par se graver dans les esprits : les OVNIs sont une réalité. Il serait naïf de croire que cet emballement médiatique relève du hasard ou d’une conjonction d’événements disjoints et fortuits. Ces révélations traduisent davantage une volonté d’accélérer le processus d’accli‐ matation de l’opinion publique à l’existence des OVNIs. La divulgation en cours dissimule mal les mécanismes d’une opération d’ingénierie sociale à l’échelle planétaire : tout porte à croire que cet effort de divulgation gagnera en puissance ces prochaines années.
La vérité est fille du temps, dit-on. Soutenu par les récents mouvements techno-sociétaux, le sujet des OVNIs a définitivement quitté le royaume des croyances populaires pour s’établir durablement sur le terrain de la réalité factuelle. L’histoire jugera – probablement sévèrement – ces commentateurs dissertant de manière condescendante sur l’irrationalité des masses, la crédulité des ufologues et les méprises des témoins. Dans leurs obsessions rationalistes, de nombreux acteurs des sciences humaines ont rivalisé d’explications sociopsychologiques et sociohistoriques où la loufoquerie l’a disputé à la malhonnêteté intellectuelle : ainsi, tel historien réduit les OVNIs à une psychose née de la guerre froide ; tel sociologue évoque des hallucinations collectives et, enfin, tel psychologue brandit de faux souvenirs. Après avoir sévi durant plusieurs décennies, le discours rationaliste est définitivement mort et enterré avec les dernières révélations du Pentagone.
L’existence des OVNIs est actée dans la société. Il ne s’agit donc plus de savoir « s’il faut croire aux OVNIs », ni de gaspiller un temps précieux à convaincre les éternels réfractaires à l’inexpliqué, en multipliant les démonstrations de « preuves ». C’est connu, on ne saurait faire boire un âne s’il n’a pas soif. Il s’agit plutôt de se confronter aux faits et d’avoir le courage de poser ces questions fonda‐ mentales que tout honnête homme a le devoir de formuler : quelles intelligences produisent ces manifestations ? Quelles sont leurs intentions ? Comment fonctionnent ces techno logies ?
En guise de réponses à ces questions, l’ouvrage que vous tenez entre vos mains propose des pistes de réflexion. Son auteur, Daniel Robin, est un ufologue accompli. Depuis plusieurs décennies, il sillonne la France pour mener des enquêtes, recueillant les comptes rendus de témoins provenant de tout horizon. En homme de terrain, il agit au plus près de la matière brute de l’ufologie : le témoignage. En fin connaisseur du dossier OVNI, il valorise cette collecte de données testimoniales pour faire évoluer ses hypothèses et sa réflexion. Daniel agit en authentique homme de sciences, loin des dogmes, en confrontant ses idées en constante évolution à l’épreuve des faits. Comme il le dit lui-même, « il faut que les ufologues se considèrent comme des « éclaireurs » et des pionniers qui sont capables d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche ».
Si l’histoire de l’ufologie est riche, son champ est tout aussi vaste, puisque cette discipline est située au carrefour d’une multitude de sciences exactes, sociales et humaines. C’est dire qu’un ufologue doit disposer d’une solide culture générale s’il entend exercer efficacement sa pratique et sa réflexion ufologique. Il est rassurant de constater que la réflexion de Daniel s’appuie sur d’amples connaissances du champ ufologique et permet ainsi à l’auteur d’investir, de mettre en relief et d’identifier les acteurs institutionnels, les courants de pensée et les idéologies qui façonnent et influencent l’ufologie. Au fil des chapitres, le lecteur est invité à explorer la riche palette thématique qui alimente la recherche sur les OVNIs : le rapport entre la science et les OVNIs, la guerre de l’information et le rôle de la désinformation, la dissémination des thèses conspirationnistes ou encore les différentes écoles de pensée sur l’origine des OVNIs. Dans le contexte actuel de divulgation et de jeux de pouvoir autour du contrôle de l’information, le panorama à 360 degrés que nous propose Daniel est particulièrement salutaire : il permet de mettre en perspective et de déchiffrer l’actualité qui se déploie sous nos yeux.
Le bon sens, le discernement et l’ouverture d’esprit qui accompagnent les réflexions et les analyses de Daniel ser vent admirablement son propos. Beaucoup d’ufologues, moins rigoureux intellectuellement, seraient bien avisés de s’en inspirer. Aux questions portant sur l’origine, les intentions et le fonctionnement des OVNIs, Daniel a l’audace de suggérer des pistes de réponses éclairées. Sans volonté de divulgâcher, retenons que l’auteur défend l’idée que « les ovnis sont la manifestation d’une civilisation hyper-évoluée ».
Que l’on ne s’y méprenne pas, il n’est nullement question ici de l’hypothèse extraterrestre (HET) au premier degré, celle-là même qui eut les faveurs de nombreux ufologues pendant des décennies. Pour rappel, cette hypothèse théorise la visite d’extraterrestres en chair et en os pilotant des vaisseaux spatiaux en « tôles et boulons », un peu comme nous le ferions dans le cadre d’une mission sur Mars. Dégou‐ linante d’anthropocentrisme, reflet d’une vision du monde matérialiste en voie d’effondrement, cette hypothèse est définitivement tombée en désuétude, voire en ringardise. Ce que nous propose Daniel, c’est une HET 2.0, débarrassée des défauts et des bugs de la version précédente. Il est ici question d’une intelligence extraterrestre possédant un haut degré de maîtrise technologique et d’évolution spirituelle, dominant la « science de la conscience. En phase avec l’idée que la science sans conscience n’est que ruine de l’âme, l’ouvrage postule le principe CEHV, selon lequel « toute expansion durable d’une civilisation dans l’espace et dans le temps doit nécessairement s’accompagner d’une élévation spirituelle correspondante ». Autrement dit, l’originalité du propos de Daniel est de donner corps à une HET 2.0 par l’articulation des domaines interconnectés et interdépendants que sont la science, la conscience et la spiritualité.
Les mots sont lâchés : « conscience » et « spiritualité ». Des notions ignorées, presque taboues, par une communauté ufologique obnubilée par la doxa technoscientiste et qui s’est évertuée à séparer science et spiritualité comme pour préserver son sujet d’étude de toute atteinte à sa crédibilité.
D’abord, la conscience. Celle-ci est indissociable du dossier OVNI. Lors d’une rencontre, le témoin peut connaî tre une modification de son état de conscience, développer des capacités extrasensorielles ou encore bouleverser ses valeurs et adopter une nouvelle vision du monde. Daniel observe, à juste titre, que les intelligences à l’origine des apparitions d’OVNIs ont une parfaite maîtrise des pouvoirs psychiques (science de la conscience) mais aussi que les OVNIs manifestent eux-mêmes une propriété conscientielle. Propriété primaire et fondamentale de l’Univers, la cons cience anime toutes les formes de vie pensantes du cosmos ; primordiale, elle agit comme le plus petit déno minateur commun unissant l’ensemble des intelligences issues de la création de l’univers, aussi bien dans le cadre qu’au-delà de l’espace et du temps.
Ensuite, la spiritualité. Le sujet des OVNIs est éminem ment spirituel, sa finalité étant spirituelle. Là encore, j’observe que la communauté ufologique – biberonnée au paradigme matérialiste élevé au rang de vache sacrée – est passée complètement à côté de son sujet. Je partage ici pleinement l’interprétation de Daniel : cette finalité spirituelle s’exprime par un « conditionnement subtil » ou un « programme d’émancipation des consciences humaines » qui renvoient à la fonction « d’agents du changement » des OVNIs, pour citer le titre éponyme de mon premier ouvrage. Une dynamique de changement nous incitant à adopter une attitude plus respectueuse et responsable envers nos semblables, à l’égard de l’ensemble du vivant qu’abrite notre planète et, last but not least, envers notre Terre mère. La destination finale de cette dynamique pourrait bien consister à préparer l’humanité à un contact massif – un pas de géant dans son processus évolutif.
Grâce au pluralisme des médias, l’information disponible n’a jamais été si abondante, si accessible. L’enjeu n’est plus l’accès à l’information, mais l’accès à une information de qualité. Dans un contexte où la maîtrise, le contrôle et la diffusion de l’information sont devenus le nerf de la guerre – entre États, réseaux d’intérêts et individus –, chacun doit mener un travail de réflexion, de croisement des sources, d’effort de discernement et d’esprit critique s’il prétend se former une opinion éclairée sur la marche du monde et en particulier sur le phénomène OVNI.
Pour toutes les qualités que j’ai exposées plus haut, ce livre de Daniel Robin vous soutiendra dans votre propre travail de réflexion. Il contribuera à vous préserver des « fake news », tant du formatage des esprits par les médias officiels que des innombrables thèses délirantes qui inondent le web et les réseaux sociaux. Je conclurai mon propos par cette boutade, trouvée sur un réseau social, qui illustre parfaitement, tant sur le fond que sur la forme, les enjeux actuels pour tout chercheur de vérité : « Le sachoir est le meilleur rempart contre ceux qui croivent. »
Bonne lecture !
Fabrice Bonvin, Genève, Suisse, juin 2020
Fondateur de l’Académie de l’Intuition,
école de Remote Viewing :
www.acadintuition.com
Initiateur du Mouvement d’Experiencers de Conscience Augmentée pour le Contact Exogène (MECACE) : www.facebook.com/groups/mecace
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