Seven : Le jeu de tous les péchés (French Edition)

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Àmon réveil, le lendemain matin, je me sens salement vaseuse. L’idée de Mackenzie de nous commander des sushis était parfaite à un détail près : le saumon n’était pas frais.

Après notre dîner, je ne me suis pas attardée. J’étais fatiguée de ma journée et, même si notre soirée était d’une douceur plaisante, j’avais besoin de dormir. Un sommeil bien court. Après m’être couchée, j’ai rapidement été prise de vomissements et de crampes violentes. Un cirque qui a duré une bonne partie de la nuit. Ce matin, ces symptômes se sont estompés, mais je suis encore très barbouillée et, surtout, épuisée d’avoir si peu dormi.

La bouche sèche, je me lève et prends la direction de la cuisine pour y boire un verre d’eau. Là, je retrouve Mack qui est en train de déjeuner autour de l’îlot. Quand elle me voit, elle s’inquiète de suite.

— Merde, Ava ! tu as une de ces têtes. Ça ne va pas ?

Je grimace et récupère une bouteille d’eau dans le réfrigérateur.

— Le saumon, gémis-je avant d’en avaler quelques gorgées.

— Mince… ma pauvre…

— J’ai été malade toute la nuit.

Elle fronce le nez.

— On raye ce resto de notre liste, hein !

— Oh que oui !

— Je peux faire quelque chose pour toi ? Tu veux des fruits frais ?

Je regarde la salade de fruits préparée par Mackenzie et j’avoue qu’elle me tente bien. J’accepte sa proposition.

— Tu vas rester là, aujourd’hui ? se renseigne-t-elle en m’offrant un bol rempli.

Je la remercie d’un sourire.

— Je n’ai pas la force d’aller au bureau. Et puis, j’ai trois manuscrits à lire, je peux très bien le faire au chaud sous ma couette.

— Carrément !

J’examine ma meilleure amie et constate qu’elle est à tomber, ce matin.

— Et sinon, il y a de beaux mecs dans la banque où tu travailles ?

— Pourquoi tu dis ça ? dit-elle avec une innocence surfaite.

— Tu crois que je ne te vois pas venir ? Quand tu mets tes atouts en évidence, c’est que tu as verrouillé ta prochaine cible, ma poupée.

— Je t’assure que non.

Un regard sur sa montre l’a fait bondir de sa chaise.

— Je dois y aller.

Elle vient m’embrasser.

— Repose-toi et appelle-moi si ça ne va pas.

— Ça marche, mais je pense que ça ira.

Elle file en direction de l’entrée et sort quelques instants plus tard. Une fois seule, je prends mon téléphone portable en louchant un moment devant l’écran. Je dois prévenir de mon absence, mais j’hésite sur la méthode : un SMS à papounet, un appel à sa secrétaire… Finalement, j’opte pour un mail.

Un peu lâche, mais ça reste professionnel, me nargue Betty.

De : AvaPayneRomance @ ÉditionsBailey.com

À :AlexanderBailey@ÉditionsBailey.com;ThéoAllen@ÉditionsBailey.c om 

Objet : Absente ce jour

Veuillez noter, messieurs le PDG et son nouveau directeur, mon absence pour cette journée pour raison de santé. Ayant des manuscrits avec moi, j’en poursuis la lecture et vous en ferez rapidement un retour, général Bailey ! Je vous saurais gré de demander à votre sous-lieutenant Allen de me représenter lors de l’entretien programmé ce jour.

Veuillez agréer mes blablabla…

Ava Payne,

Directrice éditoriale en conditionnelle

deux étages plus bas.

Je l’envoie et continue à picorer dans mon bol de fruits, heureuse de les éviter pendant les prochaines 24 heures.

Finalement, cette petite intoxication alimentaire, aussi désagréable soit-elle, arrange bien mes affaires. Mon estomac encore fragile est vite calé. J’abandonne mon tabouret pour retourner sous la couette et entamer l’un des manuscrits que j’ai pris avec moi quand mon téléphone me prévient de l’arrivée d’un SMS.

— Papa —

Qu’est-ce qu’il y a, mon ange ? Tu es malade ? Je voulais te voir pour

discuter. Je m’occupe de l’entretien. Prends soin de toi.

 

— Ava —

Rien de méchant. Juste besoin de repos. On se verra demain.

 

— Papa —

Ava, je t’aime et je veux ce qu’il y a de mieux pour toi. Je suis fier de

ce que tu fais et de qui tu es.

 

Un texto qui me touche, mais qui me blesse en même temps. Je sais qu’il m’adore, mais peut-il me voir autrement que comme sa « petite Ava » ? Sans m’arrêter sur ce qui s’est passé avec Théo, j’aimerais que mon père me voie comme une femme indépendante, intelligente et en mesure de s’autogérer. Je me suis peut-être trompée sur son compte, mais c’est mon erreur et je peux l’assumer seule.

 

— Ava —

Je sais tout ça papa, mais penses-tu seulement à ce que je désire moi ?

Je vais me reposer. On en discutera plus tard.

 

— Papa —

Bien sûr. Repose-toi bien.

Je t’aime, princesse.

— Ava —

Moi aussi, je t’aime, papa. À demain.

***

En retournant me coucher après le départ de Mackenzie, je pensais me rendormir une heure ou deux, histoire d’être en meilleure forme pour me plonger dans l’un des manuscrits que j’ai présélectionnés hier, mais le sommeil n’arrivant pas, j’ai débuté ma lecture et plus je parcourais les lignes de ce roman, moins je pouvais m’en détourner.

L’écriture est fluide et poétique ; cette histoire d’amour entre une jeune femme en recherche d’elle-même après la mort de son mari et de sa fille et d’un bel homme, globe-trotter incapable de se poser au même endroit plus de quelques jours est captivante. Impossible pour moi de le lâcher. Du fait, je me suis levée pour me faire du thé, j’ai allumé ma cheminée et je me suis pelotonnée sous un plaid au coin du feu avec ce roman délicieux.

Les heures passent et j’ai déjà dévoré les trois quarts du manuscrit quand mon portable se met à sonner sur l’assise du canapé. Je décroche à cet appel provenant du concierge de l’immeuble.

— Bonjour, Duncan.

— Bonjour, madame Bailey. Excusez-moi de vous déranger, mais vous avez un visiteur.

Ce n’est pas vrai ! soupiré-je en moi-même.

— Qui est-ce ?

Même si le mystère n’est pas bien grand…

— Monsieur Allen.

Ben voyons !

— Je ne suis pas en état de recevoir des visites. Veuillez lui demander de repasser un autre jour.

J’entends Duncan échanger quelques mots avec Théo qui insiste auprès de mon gardien.

— Madame Bailey…

— J’ai entendu, Duncan. Faites-le monter, c’est bon. Merci beaucoup.

— Bonne journée.

— Également.

Je raccroche et jette mon téléphone sur le canapé en vociférant contre Théodore. Quittant cet endroit où je me sentais si bien, je marche jusqu’à la porte que j’entrouvre avant de retourner me réfugier sous mon plaid et me replonger dans ma lecture. Qu’importe qu’il soit là, je préfère m’intéresser à une autre histoire d’amour que celle que j’ai fantasmée avec Théo.

Trois petits coups contre la porte précèdent son entrée dans mon appartement. Je lui lance un regard très bref avant de revenir à mon occupation. Son air de chien battu va me pousser au meurtre si je m’y attarde trop longtemps.

Et sinon, tu en es où de ta lecture, ma Betty ? Tu as appris des choses intéressantes dans ton manuel ?

— Je n’ai pas beaucoup de temps, monsieur Allen. Je peux faire quelque chose pour vous ?

— Me dire pourquoi tu n’es pas au bureau pour commencer, me dit-il en prenant ses aises dans mon fauteuil.

— N’auriez-vous pas reçu mon mail ?

— Donc, tu es malade ?

Visiblement, il ne croit pas une seconde que ce soit possible. J’abandonne ma page.

— Si vous avez pu envisager que mon absence est une manière de vous éviter, je suis au regret de vous dire que vous vous accordez trop d’importance, monsieur Allen, lui dis-je droit dans les yeux. J’ai seulement mangé de mauvais sushis.

Je lui indique la porte.

— Si vous êtes rassuré…

— Tu peux arrêter ce petit jeu deux minutes pour que nous discutions sérieusement, s’agace-t-il quand je le congédie.

— Je suis navrée, mais…

Je lui montre le manuscrit que je tiens dans mes mains.

— Je suis prise dans cette histoire d’amour vraiment bouleversante et je préfère la fiction à la réalité en matière de sentiments. C’est beaucoup moins décevant.

— C’est toi qui as choisi que ça le soit.

— J’ai bêtement choisi de te faire confiance et je me suis…

Je me stoppe en l’entendant rire ; un rire narquois. Ce qui me fait grincer des dents.

— Il y a un problème ?

— Comment peux-tu prétendre m’avoir fait confiance ?

— Parce que c’est le cas !

Ses yeux noirs s’assombrissent. Il se redresse.

— Regarde-moi et dis-moi que tu n’as pas pensé qu’elle était là pour que je la baise ! Jure-moi que ça ne t’a pas traversé l’esprit !

Je me mets à la verticale.

— Il y avait une fille dans ton appartement, dans ta chambre à coucher, qu’étais-je supposée en penser selon toi ?

— Tout l’inverse de ce qui s’est passé dans ta tête ! C’est ça la confiance, Ava !

— Croire aveuglément en toi ?

— Croire en moi, simplement !

L’air torturé et désabusé, il se frotte le visage.

— Tu as déjeuné avec Jacob, hier. Je vous ai vus revenir ensemble.

— Oui, mais…

— Mais à la différence de toi, je n’ai pas vu le moindre mal là-dedans, me coupe-t-il. J’étais même content que vous vous soyez croisés. Jacob est venu pour déjeuner avec moi et je n’avais pas de temps à lui accorder. Toi, tu étais bouleversée par mon retour. Pas une seconde, j’ai pensé avoir quelque chose à craindre venant de toi.

— J’aurais pu penser de la même manière si tu me parlais de toi, Théo. J’en ai plus appris à ton sujet auprès de tes amis que de toi. C’est aussi une marque de confiance de partager des choses intimes, m’emporté-je.

— Te confier quoi ? Je n’ai rien à te dire d’important sur moi !

— On pourrait commencer par le fait que tu as démissionné de Bailey.

Il m’observe, dérouté.

— En quoi c’est important ?

— J’essaie de comprendre pour quelle raison les relations entre mon père et toi sont aussi tendues.

— Parce que, comme toi, il ne m’a pas fait confiance ! s’emporte-t-il. Oui, j’ai merdé en me barrant de Bailey. J’ai fait preuve d’impatience, je voulais toujours plus. Quand j’ai été approché par un autre éditeur, j’ai perdu de vue tout ce que ton père a fait pour moi. Je suis revenu, six mois plus tard, la queue entre les jambes et je me suis excusé. Il a accepté de me reprendre et l’année qui a suivi a été très éprouvante pour moi, car il m’a testé. J’ai accepté sans broncher parce que j’avais merdé. Finalement, il a été convaincu et il m’a offert mon poste de directeur.

— Ce qui implique qu’il t’a donné sa confiance, mais c’est toi qui l’as trahi une nouvelle fois !

— C’est ton père qui a choisi que ça se passe ainsi !

— Il a choisi que tu baises tout ce qui te passait sous le nez, que tu te moques ouvertement de lui en te foutant des responsabilités qu’il t’a confiées malgré que tu te sois tiré !

— J’ai bossé comme un forçat pour faire honneur à ce qu’il a fait pour moi, mais il a refusé de m’écouter lorsque je lui ai dit que j’étais en train de perdre pied. Selon lui, comme c’était personnel, ça ne le regardait pas et j’ai fait ce que je pouvais, j’ai donné le meilleur de moi-même pour que…

— En sautant tes collègues ! Le coupé-je hallucinée qu’il se fasse passer par la victime.

— Ma mère se battait contre un foutu cancer, Ava ! s’écrie-t-il brusquement.

Oh…

Je me tais stupéfaite par cet aveu.

— Alors, oui, je me suis débrouillé au mieux entre Bailey, les rendez-vous chez les médecins, les séances de chimio et tout ce qui en découlait.

— Pourquoi ne lui as-tu rien dit ?

— Il s’en foutait ! J’ai essayé de le lui dire, mais pour lui, je devais lui prouver qu’il ne s’était pas trompé en me reprenant chez Bailey. Je n’ai pas insisté et j’ai fait avec.

Il vient s’asseoir dans le fauteuil.

— Finalement, je m’absentais beaucoup pour être présent pour ma mère et lui pensait que je perdais mon temps en frivolités.

— Peut-être parce que ton comportement envers les femmes le laissait supposer…

— J’ai vécu chez ma mère, pendant plus d’un an. Je passais mes journées à courir entre elle et Bailey, alors, même si ce n’était ni malin ni professionnel, j’avais aussi besoin de souffler. Le sexe, c’était une échappatoire à tout ce foutoir que je devais gérer.

Le visage mussé dans ses mains, il souffle longuement.

— Tu es comme lui, tu n’essaies pas de comprendre.

Il relève la tête et le regard qu’il me lance me brise le cœur. Il n’y a que de la déception pour briller au fond de ses pupilles.

— Wendy est une amie. Je l’ai rencontrée à l’université. Jacob peut t’en parler, il est sorti avec elle. Elle l’a quitté pour un autre mec et ils sont mariés aujourd’hui. Nous sommes devenus très bons amis, j’étais même présent à leur mariage. Lui est un artiste, un peintre. Ils vivent à New York, mais Wendy bosse pour une grosse boîte de communication, ce qui fait qu’elle voyage parfois entre leurs succursales pour former ses collègues. Quand elle est à Seattle, elle vient chez moi. Il n’y a rien de plus à dire et j’aurais pu t’en parler si je n’avais pas vu ton regard que tu avais déjà ta vérité sur la raison de sa présence dans mon appart.

— C’était ambigu !

— Et ce n’est pas l’image que je me fais d’une relation. Douter, supposer, accuser, juger, ce n’est pas ce que j’attendais de toi quand j’ai décidé de me laisser aller à te séduire, quand bien même je savais que ça ne serait pas simple. Conjuguer avec les doutes de ton père, j’aurais pu gérer, mais si on ajoute à ça que, toi, tu me crois capable de coucher avec une autre fille, c’est voué à l’échec.

— Je reconnais que j’ai tiré des conclusions hâtives, mais je venais de te voir signer ton grand retour chez Bailey sans que tu ne me dises rien. Après ce que j’ai fait pour qu’il cède…

— Tu crois que ça ne m’a pas touché ? s’emporte-t-il. Que je n’étais pas gêné de te faire ça ? Mais Alex m’a envoyé un texto dimanche soir en me disant qu’il voulait me voir le lendemain. J’ai pensé à te le dire, j’ai même écrit le message, mais je ne savais rien de ce qu’il me voulait et je n’ai pas eu envie que tu te prennes la tête avec ça. Avant de t’en parler, il fallait que je découvre ce qu’il cherchait. On a discuté, il m’a fait part de ses conditions à mon retour, j’ai accepté et dans la foulée, on s’est rendus en salle de réunion. Il m’a pris de court moi aussi !

— Qu’elles étaient ses conditions ?

— Que je ne m’occupe plus de Romance ni de toi. Tu l’as compris par toi-même : il veut m’avoir sous la main pour me tenir loin de toi. J’ai accepté parce que tout ce qui m’importait, c’était de revenir et de garder un œil sur toi, sur ton travail. Le reste, ce qui aurait pu se passer en dehors de Bailey, ne le regardait pas.

— J’avais seulement besoin de savoir tout ça…

Il secoue la tête.

— Ce n’est pas vrai.

— Je suis plus à même d’en juger…

— Pourquoi ta meilleure amie pense que je suis un connard néfaste pour toi, Ava ?

— Mack avait un peu bu, tenté-je de lui expliquer.

Même si me dépêtrer de cette situation me paraît compromis.

— J’ai foiré lors de ton stage, OK ! Mais qu’est-ce qui peut expliquer que tu lui aies parlé de moi en des termes si violents ? Parce qu’il n’y a que toi qui as pu façonner son jugement !

Je baisse les yeux, incapable de l’affronter. Encore moins de lui répéter ces mots qu’il a eus à mon intention, il y a cinq ans.

— Winy, pourquoi tu m’as détesté toutes ces années ?

— Ça n’a plus d’importance maintenant, dis-je en lui présentant mes yeux trempés.

— Pour moi, si ! Comment peut-on se faire confiance si on n’est pas honnête l’un envers l’autre ?

— J’avais dix-sept ans, j’étais sensible et fragile. J’ai senti que ma présence t’insupportait et ça m’a blessée parce que je n’avais rien fait pour mériter ça.

Théo se redresse et vient déposer un baiser sur mon front.

— Je suis désolé de t’avoir fait de la peine.

— Théo, gémis-je en m’accrochant à son manteau.

— Je ne peux pas, Ava.

Ses mains recouvrent les miennes pour me faire lâcher ma prise. Pour autant, son nez est toujours dans mes cheveux. Il les respire.

— J’en ai eu envie, tu sais… Avant toi, jamais aucune femme ne m’a intrigué au point de vouloir prendre le risque de laisser mon cœur me guider.

— Alors, essaie de me comprendre et donne-nous une chance, l’imploré-je en me cachant dans son cou.

— Je crois que je te comprends de mieux en mieux et ce n’est pas avec moi que tu as un problème, mais avec toi. Commence par changer l’image que tu as de toi-même et tu pourras peut-être me regarder tel que je suis et pas avec cette vision déformée que tu as de moi.

— Théo, insisté-je tandis qu’il s’éloigne de moi, sa main toujours dans la mienne.

— Je suis là, Ava. Je suis là pour toi. C’est à toi de faire le reste du chemin.

Je me lève pour le suivre quand il s’en va.

— On pourrait en parler…

— Autant que tu le désires, mais il ne se passera plus rien entre nous. Pas tant que je ne sentirais pas qu’on se fait pleinement confiance tous les deux.

Impuissante, je l’observe ouvrir la porte. J’aimerais trouver les bons mots pour le retenir, mais ils demeurent bloqués dans ma gorge.

Théo, sur le point de sortir, ajoute :

— Ton père est maladroit, mais il est fou de toi.

Il a un gloussement nerveux.

— L’une de ses conditions était que je renonce à toi.

Il me lance une œillade d’une tendresse qui me fait frissonner de douceur.

— Je lui ai menti en disant que j’acceptais, mais seulement pour toi. Tu voulais que je revienne et j’aurais fait n’importe quoi pour continuer à travailler avec toi. Ne lui en veut pas, il est convaincu de bien faire.

Théo sort en fermant ma porte derrière lui. Je me retrouve seule et dépourvue. La confiance est la base, le ciment de toute relation, mais c’est aussi une notion périlleuse pour moi. Comment faire confiance à quelqu’un quand croire en soi est déjà impossible ?

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