Seven : Le jeu de tous les péchés (French Edition)
Bailey or not Bailey
de la mauvaise nervosité, bien au contraire. C’est un sentiment grisant et Ce matin, je me suis réveillée bien avant que mon réveil sonne. La perspective de voir Théo m’a rendue assez nerveuse. Mais ce n’est pas excitant. Ce terme est plus qu’approprié, car à vrai dire, je suis totalement excitée.
Et elle parle à peine de ce qui se passe dans sa culotte… Je glousse à cette remarque pas si loin de la vérité. Théo doit passer
aujourd’hui et je piétine d’impatience de le revoir, de parler avec lui, de l’embrasser, de l’étreindre, mais ce qui compte le plus est vraiment de retrouver notre entente, notre complicité, ce jeu de séduction, notre alchimie. Bref tout ce qui me manque atrocement depuis Los Angeles.
J’ai senti que nous n’étions pas loin de renouer avec cette belle
harmonie lorsque nous nous sommes quittés samedi soir, mais Théo était bouleversé par sa discussion avec mon père et une part de moi redoute que l’émotion du moment l’ait rendu plus tendre et conciliant. J’ai hâte de découvrir si ceci n’est qu’une angoisse stupide.
Et puis, après avoir discuté avec mon père, j’ai décidé qu’il fallait que
je parle de Tindle. Les secrets, les cachotteries nous ont assez coûtés, alors, même si je redoute de lui faire de la peine, je préfère encore lui dire la vérité tout en modérant mes propos pour l’épargner le plus possible. Il a compris quel genre d’homme est son père et il ne devrait pas tomber de haut, mais se sentir rejeté doit être un sentiment horrible pour lui, qu’importe qui est son père.
— Oh ! bonjour, monsieur Allen.
Je bondis de mon fauteuil en entendant la secrétaire de mon père. — Bonjour, Rebecca. Ava est là ?
— Oui, allez-y.
Mais je me suis déjà précipitée en dehors du bureau pour l’accueillir. — Hé ! m’exclamé-je en me dressant entre lui et l’entrée du bureau. Ça
va, beau brun ?
Il arque un sourcil vers moi, surpris que je surgisse de cette manière. Mais on ne veut pas qu’il découvre notre bureau comme ça ! C’est une
surprise, hein, Betty ?
Espérons qu’il refuse de le quitter !
— Et toi, belle blonde ?
— Au top ! Quel bon vent t’amène ?
— La tempête Winy.
Il me sort ce sourire de diable qui fait apparaître ses deux adorables
fossettes.
Miam !
— On m’a dit qu’elle sévissait par ici…
Flash météo !!! L’anticyclone Théodorus fait des ravages dans la
culotte d’Ava. Le mercure va grimper en flèche. Ça va être chaud bouillant ! Sortez les ventilos et surtout hydratez-vous pour éviter le dessèchement !
— Dans ta bouche, il y a des mots qui me font vraiment quelque chose,
articulé-je la gorge sèche.
— Si tu commences comme ça…
Je saisis le revers de sa veste et l’attire à moi.
— Tais-toi, murmuré-je en fonçant sur sa bouche. Comme moi, Théo s’oublie dans ce baiser, il me laisse faire sans
aucune hésitation. Et c’est si bon de redécouvrir le bonheur de ses lèvres et l’envie qui véhicule entre nous.
— Je me suis juré de te faire regretter de m’avoir fait venir ici, dit-il
contre ma bouche.
— Mais j’ai une surprise pour toi…
Mes doigts se hasardent dans ses cheveux légèrement en désordre. — Et puis, tu voulais de la douceur, je crois...
Il acquiesce et ajoute :
— Tu me la montres cette surprise, dit-il en m’embrassant une main sur
mes hanches.
— Pour tout te dire, c’est papa qui nous a fait ce cadeau. — Et il est là ?
— Lui et Molly avaient un rendez-vous pour le bébé. — Tu es restée ici toute seule ?
— Ils n’en ont que pour une heure. Je ne suis peut-être pas faite pour
diriger Bailey, mais d’ici à faire couler l’entreprise en si peu de temps…
Glissant ma main dans la sienne, je l’attire à l’intérieur, sans le quitter
des yeux pour jauger sa réaction. Théo est vite captivé par les changements opérés par mon père. Il faut dire que le contraste est saisissant entre ce qu’il a connu avant notre départ pour Los Angeles et aujourd’hui.
— Mais qu’est-ce qu’il a fait ? dit-il en parcourant les bibliothèques. — Des folies, comme d’habitude, ricané-je en enroulant mon bras
autour du sien. Ce sont les livres qui se trouvaient dans la bibliothèque de mon grand-père dans sa maison de Tulalip.
— Je vois… Et comme il t’a donné les livres, il s’est dit « pourquoi pas
la maison avec ? »
— Tu désapprouves, c’est ça ?
— Pourquoi je désapprouverais que ton père t’adore ? Il pense à ton
bonheur. C’est seulement que j’ai du mal avec toutes ses excentricités.
Je viens me blottir contre lui et l’enlace à la taille. — Je dois te faire une confidence à propos de ce bureau. Ses doigts jouent avec mes boucles.
— Dis-moi.
— Il a fait ces travaux pendant que nous étions à Los Angeles. C’était
une surprise pour nous à notre retour. Toi à la tête de Bailey, moi apprenant ce qu’il y a à savoir pour qu’un jour, je puisse te seconder.
Théo dépose un baiser sur mon front avant de se détacher de moi pour
inspecter le reste de la pièce d’un œil songeur.
— Je crois que c’est le bon moment pour avoir cette conversation
alors…
Ma Betty renifle.
Je flaire un truc et ça ne sent pas bon, Ava.
Tiens donc ! Je me disais la même chose…
Adossé au bureau qui devrait être le sien, ses mains fermées sur le
rebord, il ajoute :
— Ne va pas t’imaginer que je suis insensible à tout ce qu’Alex fait
pour moi, pour que je me sente bien ici.
— Mais… dis-je en m’asseyant sur l’une des deux causeuses. — Mais je ne suis pas certain de vouloir revenir. Il se redresse et vient s’asseoir face à moi. Ses mains remontent sur mes
cuisses.
— Quand il a parlé de vendre Bailey et je me suis dit : « ouf !». — Mais pourquoi ça ?
— À cause de toi, ma puce. Tu as trop de Bailey en toi et ça me fait
peur.
Il soupire et repousse ses cheveux en arrière.
— Ton père a avoué devant tous ses amis qu’il t’avait sacrifié, qu’il
avait renoncé à sa famille pour sauver Bailey. Je veux une vraie vie avec toi, Ava. Je veux que tu sois ma femme, que tu me fasses des enfants, mais si je dois tout perdre à cause de ça.
Son doigt tourne en désignant la pièce autour de nous. — Et tu penses que je pourrais te perdre pour Bailey ? dis-je émue.
Théo…
J’emprisonne ses mains dans les miennes.
— Je veux t’amener à Tulalip, que tu vois la maison. Ma main épouse sa joue.
— Où je voudrais que tu vives avec moi.
Il a un début de sourire au coin des lèvres.
— En la voyant, tu comprendras quel est mon rêve. Eh oui, il y a
beaucoup de Bailey dans ce rêve, mais il y a bien plus de toi et de tous ces bonheurs que tu m’as décrits.
Je fronce le nez.
— C’est pour ça que papa tient tant à ces deux bureaux : il se dit qu’à
deux, le fardeau sera moins dur à porter.
— Je ne sais pas, Winy. Tu serais vraiment prête à renoncer à Bailey
pour moi si je te le demandais ?
— Tu n’auras même pas à le faire. Si je vois que Bailey nous sépare, je
serai la première à vouloir y mettre un terme…
Je me jette au sol pour finir entre ses jambes, mes mains courant sur son
torse.
— Je viens de passer les dernières semaines à vivre sans toi. Après cette
dispute dans le bureau de Jacob, j’ai eu peur de te perdre comme jamais auparavant et ça, Théo…
Je secoue la tête.
— Je ne veux plus le revivre ! Jamais !
Son pouce câline ma joue, dévie sur mes lèvres. — Promets-moi que plus rien ne nous séparera. Je me laisse aller dans la paume de sa main.
— Je te le promets.
— Dis-moi que tu m’aimes.
— Mon Dieu, Théo…
Appuyée sur mes genoux, je m’élance et l’embrasse avec cette fougue
retrouvée, cette passion dévorante que ce manque de lui ne fait qu’amplifier. Et Théo le ressent aussi. Il est envieux et enflammé dans sa façon de glisser sa langue entre mes lèvres de la faire valser avec la mienne. Ses mains fermées sur ma nuque et sa respiration qui s’emballe sont la preuve de son désir qui l’emporte. Je ne vaux pas mieux que lui. Je veux sa chaleur, son odeur et sa peau. J’en ai besoin.
— Je t’aime, lui dis-je en reprenant mon souffle une seconde en
revenant à la charge.
— Mon ange, murmure-t-il sur mes lèvres avant de dériver vers mon
cou.
Sa langue dessine des cercles sur ma peau tout en descendant vers ma
poitrine.
— Je ne sais pas pourquoi…
Théo m’abandonne brusquement. Le son rugueux caractéristique de la
voix de mon père le fait me relâcher quand celui-ci est entré dans la pièce.
— Je me doutais que vous auriez du mal à donner à ces causeuses leur
véritable utilité.
Je laisse échapper un petit rire.
— Apprendre à frapper pourrait être d’une véritable utilité également,
le titille Théo.
— Pour cela, il faudrait que vous appreniez à fermer les portes.
Théo m’aide à me relever avant d’en faire autant. Mon père fouillant
sur le bureau ne semble pas s’offenser de ce qu’il a vu.
— Et ce rendez-vous ?
— Molly et le bébé sont en parfaite santé. Rien à signaler. Théo, qui a rejoint mon père, lui offre une poignée de main bien plus
franche que d’ordinaire.
— Comment va mon sous-lieutenant ?
Je glousse.
— Enfin s’il prétend toujours à ce titre…
S’installant sur le fauteuil de bureau, Théo semble décontracté. — Nous en parlions justement avec Ava et je ne suis toujours pas
certain de le vouloir.
S’asseyant sur le bureau, mon père lui répond : — Eh bien, Molly ne doit pas accoucher tout de suite, tu as le temps de
réfléchir à la question.
— Et tu revendrais ? s’étonne Théo. Comme ça ? Sans aucune
hésitation ?
— Je n’en ai encore rien dit à Ava, mais Phil est prêt à nous racheter.
L’idée que mon entreprise termine entre les mains de mon plus vieil ami me facilite grandement les choses, je le reconnais.
— Phil Barnes, dis-je interloquée.
— Je n’ai pas été surpris lorsqu’il m’a fait cette proposition.
Maintenant, je vous avoue préférer qu’elle reste dans la famille et j’ai pensé…
Mon père fait le tour du bureau de la main.
— Qu’ensemble, vous vous en sortiriez mieux que moi. — J’apprécie ce que tu as fait, Alex. Et que tu as fait ce choix avant Los
Angeles encore plus.
— C’était presque parfait, ricane mon père.
— Si tout s’était passé comme prévu, j’aurais accepté sans hésiter, mais
entre temps, j’ai failli la perdre.
— Crois-moi, je saisis très bien l’importance de revoir le sens de ses
priorités. Fais comme tu le sens. Je vous soutiendrai quoique vous décidiez, mais n’oublie pas un petit détail : vous êtes une équipe et cette décision vous devez la prendre à deux.
Théo me lance un regard tendre. Je lui réponds d’un sourire tout aussi
doux. C’est au tour de mon père de me toiser.
— Lui as-tu parlé d’hier ?
Je secoue la tête et Théo devient curieux.
— Qu’est-ce qu’il y a eu hier ?
— Je peux, mon ange ?
J’opine du chef.
Liant ses doigts les uns aux autres, mon père adopte une posture posée
et bien plus sérieuse.
— Nous avons eu une visite plutôt inattendue hier et Ava et moi avons
d’abord hésité à t’en parler, mais je pense que tu nous rejoindras sur un point : il y a eu assez de secrets et de non-dits.
— Je suis d’accord avec ça.
— Théo, Tindle est venu nous voir.
Les yeux écarquillés, Théo regarde mon père puis moi et voir la
sidération et l’incompréhension dans le fond de ses yeux est incroyablement douloureux.
— Il a prétendu vouloir te parler, mais je doute qu’il ait été très
honnête. Il savait que papa t’avait viré après Los Angeles.
— Et que vous a-t-il dit ?
— À mon sens, rien de très important pour toi. Selon moi, il voulait
fouiner et en apprendre davantage sur tes intentions envers lui.
— Mes intentions envers lui ? répète Théo. Je n’en ai aucune. Pour qui
il se prend au juste ?
Je lève les yeux au ciel.
— C’est exactement ce que j’ai pensé en l’écoutant parler. — Écoute, reprend mon père. Je te le demande, n’y prête pas attention
et concentre-toi sur toi, sur Ava et sur ce que vous désirez l’un pour l’autre.
— Milane s’est pris la tête avec lui, il y a quelques jours à mon propos.
Comme on passe beaucoup de temps ensemble, il croit que je vais essayer de la détourner de Reading pour la faire venir ici. Il a une certaine tendance à la parano.
— En discutant avec lui, Milane lui a aussi donné des informations que
j’aurais préféré qu’elle garde pour elle. Je n’ai pas envie que ce type sache quoi que ce soit sur toi ou sur nous, surtout s’il s’en sert à son avantage.
— Je lui ai dit de ne plus rien tenter. J’espère qu’elle m’écoutera.
— Il est possible que je lui aie recommandé à peu près la même
chose…
Théo m’observe le sourcil arqué.
— Et je pense qu’elle a compris qu’il n’y aura pas d’autres… Je me pince les lèvres.
— Recommandations.
— Ava, soupire-t-il en se pinçant le nez. Tu es… — Adorable de vouloir me protéger ? finis-je pour lui avec un sourire
angélique.
— Pas que ! réplique-t-il en me grondant du regard. Je hausse les épaules.
— Bon ! s’exclame mon père. Veux-tu qu’on classe cette affaire ? — Sans aucun doute ! Je me moque de ce type. Qu’il garde son nom et
son pognon ; rien de tout ça n’a d’importance. Et Milane reste libre de décider ce qui est bon pour elle ou pas. Je n’ai pas à m’en mêler d’ailleurs.
— Si tout est réglé, alors je vous laisse, nous annonce mon père. Il donne une tape amicale dans le bras de Théo. — Un petit conseil, ne réfléchis pas trop. Je ne crois pas qu’il y ait une
bonne réponse à la question que tu te poses et qu’il faut aussi savoir prendre des risques. Tant que vous avancez dans le même sens, tout se passera bien.
— J’y penserai.
Mon père m’embrasse et sort me laissant seule avec mon beau
ténébreux.
— Alors, dis-je en quittant ma place pour me dandiner devant lui. Ce qui le fait rire.
— Quoi ?
— J’ai ouï dire que mon jeune chéri ne le sera plus très longtemps. — Ce n’est pas vrai, souffle-t-il tandis que je viens m’asseoir sur ses
genoux.
Je glousse en l’embrassant.
— J’ai hâte de célébrer l’évènement comme il se doit. — Ce n’est pas un évènement, je t’assure.
— Ah non, Théo ! protesté-je. Je veux fêter ton anniversaire. — Ce n’est rien qu’un jour comme les autres.
— Et si tu me laissais juger de ce qui est important ou pas ? Glissant sa main sous ma blouse, il vient flirter avec mon soutien-gorge.
— J’aurais le droit à l’une de tes tenues affriolantes en guise de
cadeau ?
— Et tout ce qui va avec, ris-je sur sa bouche. — Dis-moi que tu ne vas pas m’offrir l’un de ces objets de torture… Je roule des yeux.
— Bien sûr que non, dis-je en faisant exprès de ne pas être
convaincante.
— Tu es sacrément perverse.
— Si on allait se cacher chez moi ce week-end ? Je lui mordille l’oreille.
— On a du temps à rattraper.
— J’adorerai ça, mais je suis attendu dimanche chez ma mère. — Oh…
— Pour célébrer ledit évènement.
Je ne lui montre pas ma déception, même si ça me fait mal d’être mise à
l’écart par ses amis et pas encore la bienvenue auprès de sa mère. Emprisonnant mon menton entre ses doigts, il me fait lever les yeux vers lui.
— Mack t’a dit que Jake partait deux jours pour Tacoma ? J’acquiesce.
— Je vais y aller avec lui. Je serai de retour vendredi. Que dirais-tu
qu’on passe la soirée ensemble ? Dans ta fameuse maison si tu veux.
Je lui fais un sourire ravi, même si je sais que cette soirée n’aura pas
lieu vu que ses amis ont déjà des plans pour lui. Je l’embrasse.
— Appelle-moi quand tu rentres à Seattle. Nous en reparlerons à ce
moment-là.
Je retrouve le sol ferme.
— Tu sais ce que je crois ? le nargué-je en m’appuyant sur mon bureau. — Non, mais j’ai hâte de le découvrir, dit-il en faisant courir son index
sur ses lèvres, son regard noir pétillant de malice.
— Je crois que tu passes tout ce temps au restaurant, que tu t’investis
dans son entreprise pour te prouver que tu n’as pas Bailey dans la peau.
Je me laisse retomber sur mon fauteuil l’air déterminé et satisfait de ce
que j’avance.
— Tiens donc…
— Tu n’as pas du Bailey dans le sang, mais tu l’as dans le cœur et ça,
mon beau chéri, c’est pire que tout.
Tous deux assis à nos bureaux respectifs, nous nous jaugeons en silence
et d’un œil on ne peut plus pénétrant.
— Avoue que, d’où tu es, la vue est plutôt engageante, le nargué-je. — J’ai la faiblesse de croire qu’il en est de même pour toi. — À cette distance, je ne vois plus vraiment tes rides donc oui… — Espèce de, siffle-t-il en me jetant une boule de papier. Je l’esquive.
— Tu ne paies rien pour attendre, mon ange.
J’ai une moue aguicheuse.
— Je mérite une fessée selon toi ? Ou dois-je commettre encore
quelques méfaits pour m’attirer les foudres de mon sous-lieutenant ?
— Tu le découvriras vendredi.
Il abandonne son siège et vient se pencher pour me voler un baiser. — Je dois me sauver. J’ai des choses à faire avant de partir avec Jake. J’acquiesce et l’embrasse à mon tour.
— Tu me donnes de tes nouvelles.
— Je n’y manquerai pas.
— Je t’aime, Théo, affirmé-je en caressant son joli visage. Il n’y aura
jamais que toi. Toi et tout ce que tu désires. Je partage tes rêves.
— Je ne l’oublierais pas, sois-en certaine.
— Fais bon voyage.
Théo s’éloigne et je l’observe s’en aller un pincement au cœur. J’ai tellement hâte que commence notre nouvelle vie, mais tant qu’il ne saura pas où se situe Bailey dans son avenir, nous aurons du mal à avancer. Espérons que cette escapade à Tacoma lui ouvre les yeux sur ce qu’il désire. Bailey ou autre chose, je m’en moque tant qu’il revient vers moi.
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