Seven : Le jeu de tous les péchés (French Edition)

tumultueux périple à Los Angeles. Rien de…

Retour à Seattle

 

tumultueux périple à Los Angeles. Rien de mieux qu’un environnement Retrouver le contexte familier de cette grande demeure où habite mon père et Molly m’a fait un bien fou après ce confortable et sécurisant pour se remettre d’une telle épreuve. Mes séjours entre ses murs ont toujours été de courtes durées, pendant des vacances scolaires généralement, et je me suis toujours sentie parfaitement bien ici ; aujourd’hui plus que jamais.

Ma jambe étant dans une attelle, je n’ai pas pu occuper ma chambre au

premier étage, mais papounet a toujours un coup d’avance. Si je n’avais pas pensé à ce détail, lui a songé à faire aménager son bureau et à me créer un espace accueillant pendant mon séjour. Le résultat est impressionnant. Ma nouvelle chambre est vraiment parfaite.

Le soir de notre retour à la maison, nous avons fait ce dîner de « 

bienvenue » avec Mack et Jacob et, même si je me sentais fatiguée par ce voyage, j’ai réussi à profiter d’avoir ma famille et mes amis auprès de moi dans un endroit plus chaleureux que l’hôpital. L’ambiance joviale et détendue qui a régné pendant ce repas m’a fait le plus grand bien.

Et ce n’était pas gagné après ce désastre entre Théo et mon père… Dès le lendemain, j’ai pris le temps d’aborder le sujet avec mon père.

Sa réaction lorsque je lui ai demandé de ne plus se mêler de cette affaire « a rendu profondément mal à l’aise et coupable. Après tout ce qu’il a fait pour moi, je ne veux pas qu’il me voie comme une ingrate. Je me suis donc efforcée de lui expliquer que j’appréciais son aide et que je comprenais sa réaction. Il souhaite me protéger, et dans ces circonstances, comment le lui reprocher ? Mais malgré ses bonnes intentions, il doit renoncer à s’interposer. Avec notre discussion, je pense qu’il a compris que je ne cherche pas à défendre Théo, mais à éviter un drame presque inéluctable.

Cela fait maintenant une semaine que la vie a repris un semblant de

normalité pour mes proches.

Papa et Molly ont repris le travail chez Bailey, Mackenzie profite de

ses pauses à l’heure du déjeuner pour me rendre visite. Ma mère est venue passer deux jours et sa compagnie a été un plaisir. Chose encore plus surprenante, elle a accepté l’invitation de Molly à dîner. Si j’ai d’abord cru que ça serait bizarre, j’ai finalement passé un très bon moment. Maman n’est restée qu’une nuit, mais nous avons eu beaucoup de temps en tête-à-tête pour parler de tout et de rien.

Plus de rien que de tout d’ailleurs ! Et ça arrange bien mes affaires… — Ava ? Tu es là, ma chérie ?

Confortablement installée dans le grand bain de soleil arrondi au bord

de la piscine, je ferme ce roman emprunté dans le bureau de mon père en entendant Molly m’appeler.

— Près de la piscine.

Quelques secondes plus tard, elle est à mes côtés. — Donna m’a dit que tu as passé tout l’après-midi ici… Elle retire ses talons pour venir se glisser sous la pile de plaids qui me

tient chaud.

— Je comprends mieux pourquoi, ricane-t-elle en s’allongeant dans les

nombreux coussins. C’est le pied intégral.

Je m’allonge près d’elle tandis qu’elle lie ses doigts aux miens. — Je suis rentrée tôt en pensant que tu aimerais avoir de la compagnie. — C’est gentil. J’avais un bon bouquin pour m’occuper et un joli

rayon de soleil pour me réchauffer, mais je préfère t’avoir toi.

— Comment tu te sens ?

— Plutôt bien. Et au travail ?

— Bien essayé, mais c’était bien stipulé sur l’ordonnance de Barrett :

aucun contact de quelque ordre que ce soit avec ce qui ressemble de près ou de loin à du travail. Tu dois laisser ton cerveau au repos.

— Ça, pour être au repos, soupiré-je.

— C’est temporaire, Ava. Vois le bon côté des choses : tu as passé des

heures ici à prendre le soleil avec un bon bouquin. C’est mieux que d’être enfermée derrière un bureau.

— Tu es pénible à toujours avoir de très bons arguments, tu sais… — Tu imagines comment ça l’a scotché, mon quadra ? — Oh oui ! rigolé-je en cœur avec elle.

— J’aimerais bien te parler d’une rencontre que j’ai faite à midi quand

je suis sortie pour chercher à déjeuner, mais je ne sais pas si tu as envie de m’écouter.

Un silence fait suite à ces quelques paroles de Molly. Au ton, un poil

anxieux qu’elle a employé, je présume que la rencontre en question porte essentiellement des costards, a une gueule d’ange, un regard de diable et qu’il répond au divin nom de Théo.

— Tu es tombée sur lui par hasard ?

— Je crois que Théo ne compte pas sur le hasard pour établir le

contact avec toi.

— Sans vouloir te heurter, je préférerais qu’il te laisse en dehors de ça.

Tu es la femme de mon père et tu n’as pas à prendre position pour qui que ce soit là-dedans.

— Je n’ai pas cette impression. N’oublie pas que je suis aussi ton amie

et la seule personne vivant avec toi qui ne cherche pas par tous les moyens à le tenir loin de toi. Dès que Théo a prévenu Alex de ton accident, nous avons pris l’avion pour te rejoindre. Là, j’ai raconté à ton père tout ce que je savais et qui pouvait expliquer comment nous en étions arrivés à ce que tu sois au bloc opératoire. J’ai tenté de lui faire garder son calme et de laisser à Théo une chance de lui donner sa version. Après tout, je ne savais pas tout…

Je hoche lentement la tête.

— Mais Alex a eu tellement peur. Il faut comprendre qu’un médecin

est venu nous voir à notre arrivée pour nous expliquer que tes chances de survivre étaient compromises. Après ça, il s’est totalement fermé à Théo, à tout ce qu’il pouvait lui dire. Tu es sortie du bloc et les nouvelles n’étaient pas encourageantes. Là, il a viré Théo en lui disant qu’il ne voulait plus le revoir, que tout ça était de sa faute.

— C’est la fatalité, Molly, rien de plus que la fatalité. Oui, tout ça

aurait pu être évité, mais ce n’est pas le cas…

— Comme ton père lui a interdit de s’approcher de toi, j’ai pris sur

moi de lui donner régulièrement de tes nouvelles.

Mon regard trouve le sien.

— Il a été maladroit et secret, je ne le nie pas. S’il t’avait parlé tout de

suite, ça t’aurait épargné tous ces ennuis, mais méritait-il pour autant de ne pas savoir comment tu allais ? Il t’aime, ça ne fait aucun doute.

Le discours de Molly est tempéré et c’est aussi ce que j’aimerais

penser au sujet de Théo : que tout ça est bêtement arrivé parce qu’il est « un peu secret ». Mais il y a plus que ça et je n’ai partagé cette vérité avec personne. Les choses sont déjà très tendues, pour quoi mettre de l’huile sur le feu ?

Mais ce soir, pour la première fois, et parce que Molly est devenue une

amie précieuse, je ressens le besoin de vider mon sac. Je garde ce souvenir enfoui en moi depuis mon réveil. Parce que je ne veux pas voir la vérité sur Théo ? Parce que je ne crois pas vraiment ce que mes yeux ont vu ? Mon cerveau encore ramolli n’arrive pas à répondre à cette question.

— Le matin où j’ai quitté l’hôtel, j’ai vu Théo sortir de la chambre de

Milane…

— Quoi ?!

— C’est là qu’il a passé la nuit, Molly.

— Ava…

Molly ne cache pas que cette nouvelle la rend perplexe. — Tu ne penses pas sérieusement qu’il t’a trompée ? — Peut-être, mais que faisait-il avec elle au lieu d’être avec moi ? Je

lui ai demandé de me parler, de me dire qui il est et il a fui pour retrouver une autre femme.

— Fais attention de ne pas commettre la même erreur que ce jour où tu

as vu cette fille chez lui. Je ne te dis pas de le croire aveuglément, mais ne le condamne pas avant de lui avoir laissé une chance de s’expliquer. D’ailleurs, c’est ce qu’il réclame.

Fixant l’eau de la piscine, je lutte pour ne pas flancher. — Je ne me sens pas prête pour ça…

— Ce qui est une tout autre histoire. Je lui ai recommandé de te laisser

le temps de revenir vers lui en lui expliquant bien que ta santé devait primer sur le reste.

Je me tourne vers elle, stupéfaite qu’elle ait pu lui tenir ses propos. Sa

seule réponse est de me faire un clin d’œil.

— Ne fais pas cette tête, on sait toutes les deux que tu finiras par le

faire.

— Et sur quoi tu te bases pour être aussi affirmative ? — Eh bien, je commence à te connaître et tu aimes comprendre les

choses. N’est-ce pas pour ça que tu lui as donné cette nouvelle chance en revenant à Seattle ? Tu avais besoin de savoir plus clairement qui il était. Tu cherches à le cerner, tu veux tout savoir de lui. C’est comme ça…

Je me rembrunis.

— Je te déteste.

— Non, s’amuse-t-elle en enroulant son bras autour du mien. Je pense

que tu m’aimes beaucoup.

Je roule des yeux.

— Et moi aussi, je t’adore.

Toujours aussi enjouée, elle ajoute :

— En fait, je suis rentrée plus tôt pour te parler de quelque chose. Visiblement, ce qu’elle a à me dire doit être agréable vu sa bonne

humeur.

— C’est une idée que ton père et moi avons eue en pensant que ça te

distrairait.

— Quoi donc ?

— Avec Alex, nous avons choisi de nous marier une fois que le bébé

sera là.

Elle lève les yeux au ciel.

— Tu me vois dans une robe blanche avec ce ventre ? Je glousse.

— En attendant, on aimerait célébrer nos fiançailles. On a pensé

qu’après tous ces évènements tragiques, ça nous ferait du bien un peu de positivité.

— C’est une très bonne idée. Vous le méritez.

— On va faire ça ici et on se demandait si tu accepterais de nous aider

dans l’organisation.

— Bien sûr !

Comment refuser une telle proposition ? Molly a raison de telles

festivités sont les bienvenues après tout ce bazar et l’idée de participer à tout ça me fera le plus grand bien.

— Il y a quand même une condition.

— Laquelle ?

— Que tu y consacres du temps, c’est une chose, mais il est hors de

question que tu t’épuises à la tâche.

Je souris de son air déterminé.

— Je serai raisonnable, c’est promis.

— Alors, viens, m’invite-t-elle en quittant le bain de soleil. Je vais

nous faire un bon thé et nous allons commencer à en parler.

J’accepte et la suis à l’intérieur de la maison.

Après l’édition, me voilà dans l’événementiel, badiné-je en moi-même.

Au moins, ça me changera les idées et ça m’occupera un peu.

***

— Et voilà pour toi, mon ange.

Abandonnant les lueurs hypnotiques du feu brûlant dans l’âtre, je

regarde vers mon père et découvre qu’il me tend un verre de vin.

— Pour ton dernier soir ici, j’ai pensé qu’on pouvait se faire un petit

plaisir.

— Un énorme plaisir, tu veux dire ?!

Je le remercie tandis qu’il me rejoint sur le sofa, un verre de whisky

dans la main.

— Tu sais que tu peux rester à la maison aussi longtemps que tu le

désires ?

Tiens, tiens, je m’étonnais qu’il n’ait pas mis le sujet sur le tapis plus

tôt…

La dernière radio de mon genou a démontré que ma fracture s’est très

bien ressoudée. Du fait, je peux reposer le pied à terre en douceur. Étant plus mobile, j’ai décidé de retrouver mon appartement – un peu de ma vie d’avant l’accident.

Mon retour à Seattle remonte à trois semaines et j’ai pris beaucoup de

temps pour moi, pour me reposer. Je me sens plus vigoureuse de jour en jour et mon envie de revenir à la réalité est grandissante. J’ai laissé bien des choses en suspens depuis Los Angeles : mon travail, ma vie sociale, ma coloc avec Mack et bien sûr, Théo. Même si tout se déroulera progressivement, je dois renouer avec tous ses aspects de mon quotidien.

Bon, je dois reconnaître que ma meilleure amie m’a un peu remis les

points sur les I comme on dit, car j’étais bien tranquille ici. Je me faisais choyer par papa et Molly est vraiment adorable avec moi. Nous nous entendions déjà très bien, mais ces quelques jours à vivre ensemble ont encore affiné nos liens.

D’ailleurs, c’est très probablement l’une des raisons qui ont poussé

Mack à me faire la morale : elle est un peu jalouse. Ça ne serait pas la première fois. Je ne peux ignorer ce que ma meilleure amie a voulu me faire comprendre : je suis une battante et, selon elle, je me repose trop sur mon père et Molly. Il y a un peu de vrai là-dedans, je dois bien le reconnaître.

C’est suite à l’intervention de Mack que je leur ai annoncé que je

retournais vivre dans mon appartement. Je les ai sentis déçus et, depuis, Molly me répète de ne pas brusquer les évènements. Je me demandais quand mon père allait me faire le même numéro.

— Une part de moi rêverait de rester là, tu sais… — Alors, fais-le !

— Papa, cette part de moi à douze ans. Elle est heureuse de vivre avec

toi parce que maman nous a enlevés ces années-là en partant en Floride.

— Je sais, mon trésor…

— Mais j’ai vingt-deux ans, aujourd’hui. J’ai une vie et je dois la

reprendre en main.

— Demain, tu rentres chez toi. Quelle sera l’étape suivante ? — Lorsque j’ai vu le neurologue en début de semaine, j’ai évoqué la

possibilité de…

— Non, Ava, ça tu oublies !

Je lève les yeux au ciel.

— Je n’ai encore rien dit, papa.

— On est fait du même foutu bois, tous les deux, et je sais tout ce qui

te passe par la tête.

Je rigole en le voyant si blasé.

— Le médecin pense que reprendre le travail quelques heures par

semaine ne peut pas me faire du mal tant que je me ménage.

— Mais c’est quoi ce médecin, sérieusement ? Tu as eu une chirurgie

au cerveau, je te rappelle.

— Il y a presque deux mois de ça.

— On parle de ta tête là, c’est loin d’être le plus insignifiant de tes

organes.

— Et je le mesure très bien. De 9 h à 12 h, trois jours par semaine, ce

n’est pas la mer à boire.

— Et si ça t’épuise ?

— Alors, je viendrais moins longtemps ou moins souvent, mais on

peut au moins essayer. Et puis, j’ai Molly avec moi. Je pense que tu ne peux pas trouver une meilleure personne pour veiller sur moi chez Bailey.

— Je crois que tu devrais la laisser faire, mon cœur. La douce voix de Molly, la voix de la raison, nous fait regarder vers

l’entrée du salon. Les cheveux encore humides de sa douche, elle approche et se joint à notre conversation.

— Tu ne trouves pas ça déraisonnable ?

— Son neurologue est très capable de calculer les risques pour Ava.

S’il l’autorise, c’est qu’il estime qu’elle ne court pas un danger dans l’absolu. Et puis, le cerveau est un peu comme un muscle. Il faut qu’elle le sollicite pour qu’il soit plus tonique.

— Rien que le fait de m’occuper des préparatifs de vos fiançailles m’a

fait beaucoup de bien et tu vois que ça ne m’a pas affaibli.

— À deux contre un, je n’ai aucune chance de toute manière, soupire

mon père.

Molly et moi échangeons un sourire amusé.

— Mais j’ai quelques conditions !

Mais quelle surprise !

— Je t’écoute…

— Tu ne fais rien de trop éprouvant. Si je te vois dans les couloirs à

12 h 01, je te vire définitivement et je te prends un chauffeur qui s’occupera de tes déplacements pour le travail, mais aussi pour toutes les sorties que tu serais susceptible de faire.

Capturant mon menton entre ses doigts, il me contraint à le regarder.

Là, il enfonce ses yeux gris démontrant tout son sérieux dans les miens.

— Ava Bailey, jure-moi que tu renonceras à la moindre sensation de

malaise, de désorientation ou aux moindres maux de tête.

Je dessine une croix sur mon cœur.

— Oui, mon général, je vous le jure !

— Je t’aime et j’espère ne plus jamais avoir à vivre ce que j’ai enduré

quand tu étais entre la vie et la mort, que ce soit pour toi ou pour ton frère.

Il est doué pour trouver les mots qui nous donnent envie de pleurer

papounet…

Je ne t’ai pas invitée, toi !

Et ce bannissement va durer combien de temps encore ? Tu vas avoir

ma mort sur la conscience, Ava ! Je vais mourir écraser sous tout ce sarcasme que je ne peux pas exprimer librement.

Retenir ces larmes qui grossissent sous mes paupières exige

suffisamment de concentration pour que je parvienne à occulter cette fouineuse.

— Je suis encore très séduisant, plutôt athlétique et j’ai toujours du

succès auprès des femmes, mais mon cœur est celui d’un homme de quarante-sept ans. Penses-y à l’avenir.

Si je m’amuse de sa petite plaisanterie, c’est moins le cas de Molly. — Dis donc, Monsieur le grand séducteur, si je ne pense pas devoir me

soucier de l’état de ton cœur, il y a de quoi s’inquiéter en ce qui concerne ta mémoire.

Une remarque qui le fait rire franchement.

— On s’appellerait encore par nos noms de famille si je ne t’avais pas

fait comprendre que tu me plaisais.

— C’est sa règle d’or qui devait le bloquer : on ne fricote pas les

membres de son personnel, me moqué-je.

— Eh bien, son sens moral m’a bien fait galérer ! Il m’en a fallu du

temps avant d’en venir à bout.

— De quoi tu te plains, bougonne mon père sans trop de sérieux. Je

vais t’épouser et je t’ai fait un enfant.

Il lui adresse un clin d’œil.

— Reconnais que je me suis bien rattrapé.

Elle lui répond d’un sourire énamouré avant qu’il disparaisse dans la

cuisine.

Seule, elle abandonne sa place sur le sofa pour venir près de moi. — Merci de m’avoir soutenu, Molly.

— J’ai quand même un certain intérêt à ce que tu reviennes chez

Bailey.

— Lequel ?

— Je m’ennuie de toi.

Je ris avec elle.

— Tu vas me manquer, tu sais, m’avoue-t-elle alors. C’était très

agréable de t’avoir ici.

— Pour moi aussi.

— Oh !

Molly, très emballée, saute sur la tablette posée sur la table basse du

salon.

— J’ai trouvé un site fabuleux où il y a de somptueuses robes de

soirée. J’ai pensé à toi pour nos fiançailles.

Elle la manipule un instant avant de me la tendre. C’est ainsi que nous débutons notre dernière soirée avant mon retour à

la vraie vie. Étape par étape, un pas après l’autre, je renoue avec mon quotidien. Lundi, je retournerai à Bailey, même si ce n’est que pour quelques heures.

Et après, tu n’auras plus qu’à gérer le cas de Théodore ! Un jour… pas encore…

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