Seven : Le jeu de tous les péchés (French Edition)
Se revoir
j’avais ramené à la maison et ce manque de sommeil. J’ai bien tenté de Décidemment, je ne suis pas la reine de l’organisation, aujourd’hui. Ma journée est passée à une vitesse folle entre le travail que rattraper en me recouchant après avoir abandonné un Théo nu et parfaitement endormi dans notre chambre d’hôtel, sans succès.
Cette nuit m’a fait entrevoir un champ de possibilités très prometteur pour la suite de notre jeu. Si j’en suis enchantée, je n’en suis pas moins chamboulée. C’était si éprouvant de ressentir toutes ses émotions et ses sensations purement charnelles se rencontrer et me ravager.
Mais je ne peux pas me focaliser sur cette expérience.
Il faut que je me ressaisisse quand bien même je suis littéralement retournée par ce que j’ai partagé avec l’homme qui m’a emprisonné dans un amour contradictoire : je l’aime, mais mes sentiments me terrifient, je le désire, mais croire en lui m’est impossible, je sens son intérêt grandissant pour moi, mais je ne le comprends pas. Un homme si beau, si séduisant peut-il trouver satisfaction auprès de moi ?
Tu vas nous coller une migraine, se lamente Betty, en roulant des yeux. Hier, on a assuré et Théo était aux anges ! D’ailleurs, ce n’est pas en te larmoyant qu’on a réussi cette performance, alors arrête de chouiner et magne-toi ! On doit le rejoindre, se réjouit-elle les yeux papillonnants.
Dépitée, je secoue la tête en passant la robe de couleur crème que je viens de sortir de mon dressing.
Je n’aurais pas été contre une soirée au calme pour me préparer à le revoir après notre première épreuve, mais, ce soir, Abby nous a tous invités à dîner dans son nouvel appartement. Lorsque Molly arrivera, nous n’aurons plus qu’à retrouver nos amis.
Je viens de finir de mettre mon rouge à lèvres quand on toque à la porte de ma chambre. Mon visiteur la pousse et Molly apparaît dans l’encadrement.
— Hello !
— Salut !
D’un œil approbateur, elle parcourt ma tenue.
— Théo va avoir du mal à attendre samedi prochain.
— C’est trop aguicheur ? m’inquiété-je en me plantant devant mon miroir pour m’examiner une nouvelle fois.
— Ava, rigole Molly en s’asseyant sur le coffre se trouvant en prolongement de mon lit. Tu es magnifique, arrête !
Confuse, je me tourne vers elle.
— Viens là, m’invite-t-elle en m’indiquant la place vide auprès d’elle.
J’obéis, une expression torturée sur le visage.
— Je te sens nerveuse. Tout s’est bien passé hier ?
Ses mains glissent dans les miennes.
— Raconte-moi.
— Globalement, je dirais que oui. J’ai aimé chaque moment de cette nuit. Ce qui s’est passé avec Heather était surréaliste et j’ai pris énormément de plaisir avec elle. Mais j’étais si excitée que j’en voulais davantage.
Je baisse les yeux avant de lui confier :
— Je voulais Théo et je lui ai proposé de se joindre à nous.
— D’accord.
— C’était totalement fou, Molly ! lui raconté-je et le simple fait de me remémorer cette nuit assèche ma gorge et réveille mon corps. Jamais je n’avais éprouvé un tel désir physique. Je voulais combler Heather, comme elle l’avait fait pour moi, mais cette situation était si intense, qu’assouvir mon propre plaisir devenait un besoin incontrôlable. Je souhaitais plus que tout que ce soit Théo qui le fasse.
— Pendant les prochaines semaines, vous allez tenter des expériences qui exigeront que tu fasses preuve de rigueur, mais il faut aussi que tu t’adaptes à tes besoins et que tu apprennes à te fier à ton instinct. Il ne faut pas prendre de décisions à la légère et ne pas prendre de risques non calculés, le tout sans oublier de vivre pleinement les choses. C’est un juste équilibre et je pense que tu as su le préserver cette nuit.
— Je vois parfaitement ce que tu veux dire au sujet des risques non calculés.
J’en ai pris un gros hier et il aurait pu me coûter très cher.
— Lorsque j’ai demandé à Théo de venir avec nous, je l’ai encouragé à faire ce qu’il voulait et je lui ai dit qu’il pouvait nous avoir toutes les deux. C’était totalement idiot de ma part, mais je n’étais plus rationnelle.
— Et qu’a-t-il fait ?
— Il ne l’a pas touchée.
— Comment aurais-tu réagi s’il avait voulu coucher avec Heather ?
— Je l’aurais mal vécu, c’est évident. Cependant, je n’aurais pu m’en prendre qu’à moi-même. Le bon côté de la chose, c’est que j’en ai appris plus sur Théo et ce qu’il avait en tête.
Rêveuse, je poursuis :
— Il n’a pas hésité une seule seconde, Molly. Immédiatement, il m’a rassurée en me disant qu’il ne désirait que moi. J’ai été tellement touchée par sa sincérité.
— De ce que j’entends, cette nuit a été une réussite.
— Théo a voulu que nous passions la nuit ensemble. Je n’avais pas vraiment anticipé cette demande.
— Elle est légitime. Vous avez vécu quelque chose de très fort, Ava. Tu as accepté ?
J’acquiesce.
— Mais je me suis sauvée avant qu’il ne se réveille.
Je lève les yeux au ciel
— La dominatrice a vite tendance à se faire la malle dès que je me retrouve dans une situation inattendue et non étudiée préalablement.
— Ce n’est que le début. Tu gagneras vite en assurance.
Je fais la moue.
— J’ai peur de le revoir chez Abby. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?
— Fais confiance à ton instinct, il te guidera lorsque tu seras près de lui et profites de ce que vous vivez. Tu réalises quand même qu’on parle de Théo ? Du mec qui, depuis cinq ans, t’attire et t’intrigue.
— Qui m’effraie aussi.
— Quand tu m’as raconté les dessous de votre première rencontre, j’ai très bien ressenti la douleur que ses propos t’ont infligée. Je le comprends. N’importe qui s’en serait offusqué et, toi, tu étais très fragilisée par le regard des autres. Depuis, tu as découvert que Théo était lui aussi dans une très mauvaise passe. On fait tous des erreurs, Ava. À l’époque, il n’a pas su prendre en compte tes sentiments et ta sensibilité certainement parce qu’il était dépassé par ses propres émotions. La peur de perdre sa seule et unique famille, la pression qu’il devait supporter au travail, tout ça peut expliquer son incapacité à se mettre à la place d’autrui. Rien que sa manière de gérer sa vie sexuelle révèle bien des choses. Il te l’a dit, c’était une échappatoire, un exutoire. C’était, selon moi, la seule chose sur laquelle, il avait encore de l’emprise. Il décidait où, il décidait quand, il décidait avec qui, et ça lui donnait le sentiment d’avoir encore le contrôle de sa vie tandis qu’elle lui filait entre les doigts.
Fascinée par Molly, par son aisance à cerner les gens, je l’observe avec adoration.
— Tu es épatante, tu sais…
— J’aime voir au-delà des apparences.
— Et tu es très douée pour ça, ricané-je.
Je l’enlace.
— Merci, Molly. Ton amitié et ton aide sont précieuses.
— Allez ! s’exclame-t-elle en se dressant sur ses pieds. On va être en retard.
Je limite et enfile mes chaussures avant de la suivre vers l’extérieur, mais Molly, une main sur la poignée, se tourne vers moi.
— Tu sais, j’ai discuté avec Heather tout à l’heure.
— Vraiment ?
— Elle a tenu à me remercier de vous avoir présenté.
Un sourire diabolique transforme son air tranquille.
— Je crois que tu lui as tapé dans l’œil…
Elle fronce le nez.
— En fait, j’en suis même certaine.
Je rougis.
— J’en suis flattée.
— Elle m’a demandé de la prévenir si ton histoire avec Théo prenait l’eau, rigole-t-elle.
J’emprisonne ma lèvre inférieure entre mes dents.
— Elle est sublime et ça me touche infiniment.
Je pouffe de rire.
— Mais je préfère le pénis de Théo.
— Tu as eu une belle surprise, j’espère.
— Je savais que je ne serais pas déçue, mais c’était encore plus incroyable.
Riant comme des enfants, nous quittons la chambre et prenons la direction de l’appartement d’Abby avec Mackenzie.
***
L’appartement où réside Abby se situe près de la baie de Seattle, un coin plutôt sympa. Il est situé au dernier étage d’un vieil immeuble industriel qui a été rénové et aménagé sous forme de grands lofts. J’aime beaucoup ce concept qui colle parfaitement à notre hôtesse. Nous empruntons l’ascenseur pour atteindre son étage et remontons le couloir principal en suivant les indications qu’Abby m’a fait parvenir par texto un peu plus tôt.
C’est elle qui vient nous accueillir lorsque je sonne à la porte et sa bonne humeur transparaît immédiatement quand elle nous voit.
— Ah super ! J’avais tellement hâte de faire cette soirée.
Nous attirant les unes après les autres dans son appartement, elle nous régale de son enthousiasme et de sa bonne humeur naturelle.
— Il y a des semaines que je cherche le meilleur moment pour réunir la bande, mais avec nos emplois du temps, c’est loin d’être simple, poursuit-elle avec la même énergie en nous embrassant tour à tour.
Elle nous invite à entrer et nous fait découvrir son intérieur. Le rez-de-chaussée est une grande pièce à vivre qui accueille une cuisine ouverte moderne et un salon. Un escalier en colimaçon, positionné à droite de la porte d’entrée, donne accès à l’étage qui surplombe le bas de l’appartement. Un palier, sécurisé par des rambardes en métal, ouvre sur trois portes et une immense baie vitrée offre une vue imprenable sur le Space Needle. C’est vraiment un bel endroit.
Suivie de Molly et Mack, je rejoins Jacob installé derrière le bar.
Eh oui, on ne se refait pas !
— Salut.
— Ava !
Souriant de toutes ses dents, il vient m’embrasser.
— Elle t’a engagé ? rigolé-je.
— Tu parles d’une pote, ricane-t-il en s’intéressant à Molly et Mackenzie.
Ils échangent quelques politesses avant qu’il reprenne sa place initiale.
— Je suis votre humble serviteur, mesdames. Annoncez la couleur !
Il me fait un clin d’œil.
— Toi, je sais déjà ce que tu bois.
Il me présente une bouteille de ce Chardonnay dont je raffole.
— Regarde ce que j’ai ramené du resto.
— Tu es l’homme qui faut toujours avoir à ses côtés.
— Et pourtant, c’est avec lui que tu sors…
En moins de temps qu’il faut pour le dire, il me sert.
— Et voilà pour toi, Winy, dit-il sur un ton moqueur.
— Hé !
— Quoi ? badine-t-il. C’est tellement drôle de le voir en mode lover.
Je le gronde du regard.
— Ne te moque pas de lui.
— Houlà ! La tigresse sort les griffes ! On est en plein remake de Love story avec vous deux.
— Si tu as fini de caqueter, se manifeste Mackenzie en enroulant son bras. Tu seras mignon de me faire un mojito.
— La première dauphine de miss Floride va se tenir tranquillement dans la file. J’aime prendre mon temps avec les jolies filles.
— Entre aimer ça et tenir la distance, il y a un monde, mon ami.
Mmm… cette voix…
Il est là, Ava ! chantonne ma Betty surexcitée. Notre envie est là !
— Tu es là depuis deux secondes et tu fais déjà le malin, se lamente Jacob en remplissant son shaker des ingrédients du mojito.
Si Théo et Jacob sont très décontractés, c’est loin d’être mon cas. Le regard accroché à mon verre de vin, je reste plantée là comme une imbécile sans oser bouger le petit orteil. Il est là, derrière moi, et je ne sais toujours pas comment aborder cette nouvelle rencontre. Et sentir son parfum me chatouiller les narines n’a pas vocation à me faciliter la tâche.
— Et tu as toujours tendance à la ramener. Mais aujourd’hui, on va pouvoir en causer avec Winy !
Bah ouais, on en sait un peu plus long sur le sujet, fanfaronne ma Betty. Hein, Ava ?
Théo vient s’accouder contre le bar et laisse son regard se balader sur moi. Je lui adresse un sourire totalement coincé.
Tu me fais honte, Ava Bailey ! se lamente ma Betty. Sérieux !
— Ce qu’elle pourrait dire saurait me faire rougir, mais pas pour les raisons que tu imagines. Cependant…
Il fait lentement courir ses doigts sur ma hanche.
— Je sais qu’elle ne te dira rien, car elle tient autant que moi à notre intimité. Pas vrai ?
— Si, bien sûr, mâchouillé-je lui arrachant un sourire.
Il lance une œillade provocante à Jacob.
— Et Winy m’est exclusivement réservé, vieux frère.
Jacob me fait un nouveau clin d’œil.
— Qu’est-ce que je disais ?!
Il articule un « lover » muet tandis que Théo salue Molly et Mack. Un échange moins froid que d’ordinaire, mais Molly garde encore cette réserve patron-employée et Mack n’approuve toujours pas ma relation avec Théo.
Jacob s’occupe des mojitos et les tend à nos amies. Une fois leurs boissons en main, elles filent en direction de la cuisine pour rejoindre Abby. J’aimerais les suivre, mais comment m’en aller sans lui faire penser que je l’évite ?
— Un whisky ? demande Jacob.
— Je vais suivre, Winy.
Il me fait un clin d’œil.
— Le trio infernal…
Lui, nous et le vin blanc, s’extasie Betty.
Son verre à la main, il le tend vers moi.
— À la nôtre, miss Bailey.
Je trinque avec lui.
— À la nôtre.
— Ouais bon, j’ai compris, je suis de trop, soupire Jacob ramassant son verre pour filer rejoindre le reste de la bande.
Je l’observe s’en aller, confuse.
— Ne t’inquiète pas, il ne va pas se vexer pour si peu.
— Il m’a fait part de ces difficultés à séduire les femmes dès l’instant où tu es dans les parages.
Théo lève les yeux au ciel.
— Apparemment, tu lui as pourri ses années universitaires.
— Ava, tu as rencontré Wendy et c’était sa nana, pas la mienne.
J’ai une moue approbatrice.
— C’est son côté trop séducteur qui lui a valu plus de déboires amoureux que ma simple présence.
— Oh…
S’ancrant à mon regard, il ajoute :
— Et je les lui laisse toutes tant que je t’ai toi…
Je fonds, minaude ma Betty.
— Est-ce que… hésité-je. Tu as bien dormi ?
— Eh bien, disons qu’après deux nuits à tes côtés, je peux t’annoncer officiellement qu’entre mon oreiller et toi, c’est toi que je préfère serrer dans mes bras.
Je souris.
— Tu es plus douce et, surtout, plus chaude que lui.
— Flattée de l’apprendre.
Ses doigts se baladent sur mon avant-bras.
— J’aurais adoré te voir au réveil.
— J’ai pensé que ça serait plus facile…
— Pour toi ou pour moi ?
— Je tiens à cette règle du sexe prohibé en dehors des jeux et j’ai pensé que…
Le nez dans son verre, il ricane.
— Quoi ?
— Je vais finir par croire que vous ne pouvez pas me voir sans avoir envie de me sauter dessus, ma dominatrice.
Quel petit prétentieux ! me récrié-je.
En même temps, tu trempes la culotte dès qu’il te mate. Il est dans le vrai !
— Je te trouve très effronté pour quelqu’un qui ne sait pas ce que je lui réserve au cours des six prochaines semaines.
— Si tu cherches à me faire peur, tu perds ton temps. J’aime te voir m’en mettre plein la vue.
— Salut.
La présence de Sydney qui vient d’arriver coupe court à notre conversation et Théo se presse d’aller l’étreindre.
Pétasse, grogne Betty.
— Ava, m’embrasse-t-elle avec un enthousiasme bidon motivé par la présence de Théo.
— Salut, Sydney.
Bien moins hypocrite qu’elle, je ne surjoue pas un quelconque bonheur de la voir et Théo m’observe du coin de l’œil. Heureusement, je suis sauvée de cette inspection par l’arrivée d’Abby.
— Je suis si contente de vous recevoir, nous lance-t-elle.
— Nous aussi, ça nous fait plaisir.
Abby fait le tour de nous pour trinquer. Arrivée à moi, elle me détaille plus sérieusement avant de poser une main sur ma joue.
— Tu as l’air fatigué.
— Ce n’est rien de bien méchant, rassure-toi.
— Mouais…
Elle lance une œillade sévère à l’attention de son ami.
— C’est de ta faute, j’en suis sûre.
Si tu savais, Ab… si tu savais… s’amuse ma Betty.
— Je te connais par cœur et tu t’avoisines plus à un esclavagiste qu’à un patron.
— Un esclavagiste ? Tiens donc…
Il me lance un regard amusé.
— Quel mot surprenant ! N’est-ce pas, Ava ?
Je lui réponds d’un sourire provocateur.
— Toi qui as étudié la linguistique à l’université, on parle bien de servitude humaine, de soumission, je me trompe ?
— Je vois que tu as parfaitement saisi le principe.
Je m’intéresse à Abby.
— Théo est un bon patron, tu sais. Il a à cœur de répondre à tous mes désirs et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il donne de sa personne pour que je sois une employée comblée.
— Mais mon rôle n’exige-t-il pas, comme tu me l’as rappelé, que je ne fasse qu’observer tandis que tu mets en pratique tes innombrables talents, et d’en apprécier toute la qualité ?
— Et je ne t’en ai montré qu’un échantillon, histoire de te mettre l’eau à la bouche.
Théo, qui était appuyé contre le bar se réajuste.
Aurait-il un problème de chaussettes ?
Abby se racle la gorge avant de nous lancer un drôle de regard.
— Si tout ce charabia veut dire que vous ne couchez pas encore ensemble…
Elle tourne les talons.
— Remédiez au problème, ça urge ! affirme-t-elle en filant vers nos amis.
Je la regarde partir en riant. Théo, d’une main sur mon ventre, me ramène à lui et je ne peux qu’apprécier son érection contre mes fesses.
— Tu aimes me faire bander à des moments plutôt inappropriés.
— Ce qui serait vraiment mon problème, c’est que ça ne se produise pas le samedi soir.
Je balance ma tête sur le côté pour le voir.
— Pour le reste, tu es tout seul, mon cher Théo.
Je m’éloigne.
— Je ne suis qu’un objet entre vos mains, miss Bailey…
Je fronce les yeux vers lui.
— Tu sais, en te voyant comme ça, tu donnes franchement l’impression d’adorer ça.
Il écarte les bras, un rictus en coin.
— Je ne peux rien te cacher.
— Passe une bonne soirée.
— À demain pour la distribution du courrier ?
— La patience est une vertu, Théodore.
— Mais je mène une vie de pécheur grâce à toi.
— Une définition que je vais me faire un plaisir et un honneur de te faire réviser…
Je lui adresse un nouveau sourire et retrouve Mack en pleine discussion avec Abby et Molly.
Ma Betty me fait une révérence.
Je m’incline, Ava, me congratule-t-elle. Tu assures un max !
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