Une confession

de Bure · Chapitre 29 sur 83

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Une confession

Chapitre 32

Avec lui, jamais je ne m’ennuie, même lorsque nous ne parlons pas. Nous partageons une peur panique de l’ennui. Il vient si vite, et quand il survient, il colle, il poisse, il est si difficile de s’en défaire. Nous fuyons autant les raseurs que les sots. La plupart des gens ordinaires me lassent, j’ai besoin de sortir de l’ordinaire. Vous étiez extra-ordinaire. Vous ne ressembliez à personne. Et vous provoquiez en moi ceci d’extraordinaire que, après vous, le monde me semblait plus beau. Le bonheur devenait accessible, il suffisait de suivre la voie que vous traciez. Je m’attachais à essayer de voir à travers votre regard. Alors les humbles et les simples me touchaient, je devenais plus curieuse des autres, je m’ouvrais à une vie plus riche. Je m’épanouissais auprès de vous.

Peut-être, à défaut de me convertir, auriez-vous fini par faire de moi quelqu’un de bien.

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