Une confession

de Bure · Chapitre 64 sur 83

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Une confession

Chapitre 67

Je vis dans la peur. Peur qu’on nous voie. Peur qu’il me quitte. Peur que mon mari sache. Peur que ça s’arrête. Peur que ça ne s’arrête jamais.

Avec vous j’ai connu mes très rares moments de paix, de sérénité. Vous aviez le don de faire disparaître mes angoisses. Votre compagnie me projetait hors du temps, presque hors du siècle. Nous vivions une espèce de parenthèse intemporelle. Je me suis toujours sentie bien avec vous. Si nous allions quelque part ensemble, je me sentais sûre de moi, sûre de mon rôle auprès de vous, valorisée.

Avec lui, je ne sais jamais qui je suis, où me situer.

Frêle et pâle, vous étiez pourtant pour moi un roc, une protection plus sûre que celle d’un garde du corps. Vous me faisiez exister, quand lui me fait douter de ma réalité. Il faut qu’il me serre contre lui pour que j’existe à son côté. Il suffisait que vous attrapiez mon bras et j’étais une princesse.

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