Une confession

de Bure · Chapitre 74 sur 83

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Une confession

Chapitre 77

J’ai commencé à espacer mes appels. De plus en plus souvent, je tombais sur votre secrétaire. Au bout de quelques paroles échangées avec vous, vous me disiez combien vous étiez fatigué, malade. Je me rappelais l’époque où vous prétextiez cela pour écourter la conversation avec un raseur. J’espérais que, là, ce n’était plus de la comédie. Pas avec moi.

Si je m’excusais alors, craignant de vous déranger, vous me disiez toujours :

– Véronique, vous savez bien que vous ne me dérangerez jamais, que je pense toujours à vous, que notre rencontre est unique… Vous savez la place que vous occupez dans mon cœur.

Pourquoi avais-je le sentiment que le cœur, justement, n’y était plus ?

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