Une confession

de Bure · Chapitre 34 sur 83

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Une confession

Chapitre 37

Me voici donc devenue la maîtresse. Quelle horreur que ce mot-là. Celle que l’on cache. Celle dont on joue. Une madame de Raynal. Dans la littérature, les femmes sont folles de leurs amants. Les hommes, s’ils se vantent de leurs conquêtes et se targuent d’avoir des maîtresses, ont vaguement honte de celle qu’ils ont élue dans l’ombre. Elle est là traditionnellement pour calmer leurs besoins sexuels qu’une épouse, dont le quotidien a épuisé les charmes, ne sait plus satisfaire. D’amour, il est rarement question. Il s’agit bien plus souvent de ce que vous appelez le « faux amour », celui qui « quand il croit penser à l’autre pense au plaisir qu’il retirera de l’autre ». « L’amour tend toujours en haut et ne veut pas être retenu par les choses du bas », dites-vous encore. Les maîtresses, même très aimées, demeurent parmi « les choses du bas ».

Comment l’orgueil peut-il s’accommoder de cela ?

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