Une confession

de Bure · Chapitre 61 sur 83

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Une confession

Chapitre 64

Je pleure, m’effondre, je n’ai plus d’orgueil soudain, plus d’amour-propre. Je suis malheureuse. Savoir qu’il l’est aussi n’adoucit pas mon désespoir. Je le supplie. Mais l’ange ne suffit pas à le corrompre, alors je bascule de l’autre côté, deviens tentatrice. Il ne résistera pas longtemps à l’attrait du péché dans ce désert où il a choisi de s’isoler. Je me fais chatte, aguicheuse. Je devrais respecter son choix, l’encourager à s’y tenir, l’aider, je sens sa décision si fragile. Elle l’est. Sa culpabilité le dévore, le manque de moi le ronge plus encore. Il en est malade, me le dit, désespéré : « Je ne suis plus libre, je t’ai dans la peau, tu obtiens tout ce que tu veux de moi. » J’ai eu peur pourtant, si peur. Lui aussi. Il a eu si peur que j’accepte, que je me plie à sa volonté que je sais faible. L’idée de ne peut-être plus être l’un à l’autre nous a fait si mal, elle a allumé un incendie pire encore que l’embrasement de nos débuts. Avions-nous déjà brûlé de façon si ardente ? Lorsque nous avons fait l’amour ce jour-là, il m’a semblé que c’était une question de vie ou de mort. Nous nous sommes aimés avec la violence du désespoir. Ce fut une union sauvage, sans retenue, sans pudeur.

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