Une confession

de Bure · Chapitre 44 sur 83

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Une confession

Chapitre 47

Il me tue une première fois.

« La fidélité est un mot que j’ignore. »

Nous venons de faire l’amour. Une fois de plus, je me suis « donnée » à lui. Depuis deux mois, je lui donne tout de moi. Je ne peux imaginer quelqu’un d’autre à sa place. Jamais. Je me réveille en pensant à lui, me couche en pensant à lui, la nuit je rêve de lui. Et il me dit ça. Comme ça, brutal, maintenant.

Je retire sa main posée sur moi, échappe à son bras qui veut me retenir. Je ne resterai pas une minute de plus. Je me douche, m’habille et file m’enfoncer dans les couloirs sombres du RER.

J’entends votre rire si caractéristique, vos petits yeux pétillent en me fixant : « Parce que vous, bien entendu, vous êtes fidèle… Eh oui, eh oui, c’est évident… Comment ? »

Oui, je suis fidèle. Je me sens fidèle. Je n’ai jamais trompé mon mari avant lui, du moins pas depuis que nous sommes mariés. Et je suis fidèle à mon amant, en pensée et en actes. Je n’aime pas les aventures, je ne suis pas une aventurière de l’amour, je n’ai toujours vécu que de vraies histoires. Quand il me dit ignorer la fidélité, lui qui a eu tant d’aventures, il me trompe déjà. Je me sens une parmi les autres. Lui sait qu’il est unique. Qu’il n’y a eu personne avant, que je n’imagine personne après. Il me tue.

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