Une confession
Chapitre 85
J’en arrive au terme de cette longue confession.
Je repense à notre toute première rencontre. Tant de temps a passé…
J’étais alors une inconnue pour vous ; à présent que je vous ai ouvert mon cœur, il n’est plus rien de moi que vous ignoriez. Vous savez ce que vous appelez l’essentiel.
Je retrouve dans votre autobiographie cette confidence : « Lorsque je reçois un inconnu, je devine tout ce qu’il pourrait me dire. Il a l’impression que je ne l’écoute pas, ce qui est faux puisque je porte sur lui une attention totale, intime, cherchant à plonger dans son essence, à découvrir son mystère éternel. »
Aviez-vous percé mon mystère éternel ce jour d’octobre 1990 ?
Finalement, et d’où vous vous trouvez, sans doute me connaissez-vous mieux que je ne me connais moi-même…
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