Une confession

de Bure · Chapitre 59 sur 83

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Une confession

Chapitre 62

Il ne veut plus qu’on se voie. Plus comme ça, plus là-bas. Il ne peut plus. La culpabilité le ronge, le dévore, l’empêche de vivre. Et puis, dit-il, ce sera mieux pour moi. Il s’en veut de m’avoir entraînée dans cette histoire.

Je m’effondre. Mes petits carrés se décollent, se séparent, se mélangent, s’entrechoquent. Dérive des sentiments, des sensations, la douleur charnelle qui s’entremêle à celle du cœur.

Continuer de vivre. Sans lui. Sans son corps. Sans ses bras. Sans ses baisers. Je ne peux pas. Je ne respire plus. J’étouffe. Je vais mourir.

Je dois comprendre, il faut que je comprenne. Ce sera mieux pour lui, pour elle, pour moi, pour tous. Je me le répète, encore et encore. Je n’y arrive pas.

Je pense à tout ce que je n’aime pas chez lui. Ses allures de cabot, ses mêmes phrases usées mille fois répétées qui d’ordinaire me lassent, ses manies qui m’agacent tant, les gens qu’il aime et que je déteste. Je revis nos disputes, mes pleurs, ses cris. Redevenons amis, comme avant. Je n’étais pas malheureuse, avant, ce devrait être facile.

Je n’étais pas la même, avant.

Je ne suis plus celle que vous avez connue, et vous n’êtes plus là pour m’y ramener.

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