Nocturne français
Mourir d’amour
Dans la nuit de cette fin d’été précoce, la boule verte de La Seine Musicale, paquebot arrimé sur l’île Seguin, se détache, telle une boule de cristal lumineuse. Ce soir, on n’y lit pas l’avenir mais le passé, à travers la figure retrouvée de Maria Callas.
L’accès se fait par une passerelle en bois, comme autrefois dans les châteaux du Moyen Âge. Le béton a remplacé la pierre, le verre renvoie la lumière. Les voitures sont priées de passer leur chemin. La Seine longe ce décor moderniste. À l’intérieur de l’édifice, longue de plus de 200 mètres, une « Grande Rue » dessert de multiples salles. Dans l’une d’entre elles se niche l’exposition sur la célèbre cantatrice disparue le 16 septembre 1977 à Paris. La diva n’habitait pas Boulogne, mais avenue Paul-Doumer, près du Trocadéro. Brigitte Bardot avait vécu non loin de là. À cette époque, le XVI arrondissement était le centre du monde. e
Des vidéos font revivre la Callas : « J’ai souvent joué à l’Opéra des héroïnes qui meurent par amour, dit-elle de sa voix inimitable. C’est quelque chose que je peux comprendre. J’aurais fait pareil à leur place. »
Le plus beau règne, c’est celui de la simplicité.
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