Mon ami Leonard

James Frey · Chapitre 32 sur 97

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Mon ami Leonard

Chapitre 32

 

Je trouve la carte de Leonard cinq noms cinq numéros je commence par le haut attrape mon téléphone compose le premier numéro ça sonne sonne sonne une voix.

Ouais ?

Est-ce que M. Sinatra est là ?

Non.

La voix raccroche je compose le numéro suivant. Sonnerie sonnerie une voix.

Allô ?

Est-ce que M. Kennedy est là ?

Non.

Numéro suivant.

M. Bob Hope, je vous prie ?

Il n’est pas là.

Numéro suivant.

Est-ce que Joe DiMaggio est dans le coin ?

Nan.

Dernier numéro.

Pourrais-je parler à Leonard ?

Qui est-ce ?

James.

Il n’est pas là. Vous voulez laisser un message ?

Dites-lui que j’ai appelé.

Ça sera fait.

Merci.

Je raccroche. Cinq minutes plus tard, mon téléphone sonne. Je décroche.

Allô ?

Mon fils, tu as appelé.

Ouais.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

Rien. Je veux reprendre le travail.

Pourquoi ?

Parce que, c’est tout.

Tu l’as quittée, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce qui te fait penser ça ?

Je l’entends.

Oui, je l’ai quittée.

Je suis désolé.

C’est con, mais ça arrive.

N’essaie pas de te la jouer avec moi. Tu es bouleversé. Je l’entends à ta voix.

T’as raison, je suis bouleversé. La seule chose que j’ai à faire, c’est passer à autre chose, essayer de m’occuper. C’est pour ça que je veux travailler.

Je vais voir ce qu’on a, peut-être que j’essaierai de venir te voir cette semaine. Te remonter le moral.

Ça serait chouette.

T’as besoin de quelque chose ?

Ce dont j’ai besoin, je n’y ai pas droit.

Ça c’est bien dit. Tiens-toi à carreau.

Appelle-moi si tu viens.

D’accord.

Merci, Leonard.

Au revoir, mon fils.

Je raccroche.

Ce dont j’ai besoin, je n’y ai pas droit. Je bois du café fume des cigarettes lis le Tao fais de longues promenades erre dans les galeries du musée parle à Lilly ne dors pas. Le temps passe lentement. Ce dont j’ai besoin, je n’y ai pas droit. J’aimerais être occupé. J’attends que le téléphone sonne.

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