Mon ami Leonard
Chapitre 16
On prend le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner elle reste encore pour la nuit, on passe toute la journée du lendemain ensemble elle reste encore pour la nuit. Elle change son vol pour rester plus longtemps elle récupère ses bagages chez Conner on passe trois jours de plus ensemble. On va promener les chiens dans les collines. On va dans une épicerie gastronomique Allison prépare un dîner chic. On va au cinéma on s’assied au dernier rang on se tient la main on partage des pop-corn en chuchotant. On passe des heures au lit à parler à s’embrasser à s’explorer on reste au lit et on s’observe, ses yeux sont du même vert pâle que les miens on reste au lit et on s’examine l’un l’autre.
Je la convaincs de rester trois jours de plus. On descend sur la côte en voiture. On prend une chambre dans un hôtel en bord de plage pour projets on a marcher sur le sable, nager dans l’océan, rester au soleil, prendre chaque repas à l’extérieur. On ne quitte pas la chambre. On passe trois jours à s’embrasser se toucher s’explorer se découvrir on passe trois jours à parler chuchoter rire. On passe trois jours à tomber amoureux et je tombe sincèrement, profondément et complètement amoureux d’elle. Je tombe amoureux de tout en elle. J’aime son esprit son corps son sourire, j’aime sa démarche longiligne et gracile sa voix douce et timide. J’aime sa façon de fumer, manger, j’aime son accent certains mots ont un léger nasillement sudiste. J’aime les livres qu’elle lit Paul Bowles et Jack Kerouac, les peintres qu’elle admire Matisse, Van Gogh et Michel-Ange. J’aime qu’elle soit partie toute seule vivre à l’étranger ait vécu à Florence et ait été à la fac. J’aime qu’elle aime mes chiens, qu’elle n’ait plus peur de moi, qu’elle se moque de moi et de mon passé, dise que je ne suis pas du tout comme elle m’avait imaginé, que je suis doux et gentil que je n’ai rien du monstre dont elle avait entendu parler. J’aime que je n’aie jamais rien ressenti de pareil à ce que je ressens quand je suis en elle, c’est calme force paix épanouissement intrépidité abandon satisfaction c’est quelque chose que je n’ai jamais connu avec Lilly que je n’ai jamais connu avec personne. J’adore le fait que quand je suis près d’elle j’ai besoin de la toucher, de l’embrasser, de la prendre dans mes bras, de la serrer contre moi près de moi qu’elle me touche. J’aime le fait que quand je suis avec elle tout le reste disparaît, je ne pense ne me soucie ne m’interroge ne m’inquiète plus de rien à part elle.
On retourne à Los Angeles. Allison dit qu’il faut qu’elle rentre chez elle. Je lui demande de rester lui dis que je veux qu’elle reste s’il te plaît Allison reste avec moi. Il faut qu’elle rentre chez elle. Elle ne sait pas quand elle reviendra.
Je l’emmène à l’aéroport.
Je l’accompagne jusqu’à l’embarquement.
Je l’embrasse pour lui dire au revoir.
Je suis amoureux d’elle.
S’il te plaît, Allison.
Reste.
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