L’organisation

Laurent Combalbert · Chapitre 36 sur 88

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L’organisation

Chapitre 37

 

Paris. Octobre 2023

 

Stan est encore dans un taxi. En route vers le ministère de la Transition écologique. Il vient d’appeler Arthur, qui a tout de suite compris que l’heure était grave. Il est bientôt midi, mais Stan n’a pas faim. Son estomac est tordu par le doute. Et si Argenton lui avait menti depuis le début ? S’il était lui-même impliqué dans le yo-yo des prix du pétrole ? Et si ce n’est pas le cas, comment le sortir de cette situation ? Le négociateur aime bien l’adversité, mais là, ça va être difficile pour tout le monde. D’autant que cette fois-ci, il est impliqué. Certes, on ne le voit pas nettement sur la photo mais ceux qui le connaissent n’auront pas de doute. Si celui qui balance est aussi bien informé que ce qu’il a l’air de dire, il lui sera facile de rajouter le nom de Stan dans la liste des « amis » de la soirée des Roches Noires.

Le téléphone posé sur le siège à côté de lui se met à vibrer. Moïse.

— Salut Moïse, on a un souci avec le patron d’Arthur, tu vois qui je veux dire ?

Le négociateur ne prononce pas de nom, il ne connaît pas le chauffeur de taxi et, de toute façon, c’est contraire à sa pratique. Moïse comprend tout de suite.

— Oui. Qu’est-ce qui se passe ?

— Une balance. Des photos de l’île Maurice et des menaces de révélations de financement. Tu peux voir auprès de tes antennes dans les services ?

— Je peux mentionner le nom du patron d’Arthur dans mes recherches ?

— Oui. Au point où nous en sommes, ce n’est pas le plus important.

— Wouaw. Tu as l’air remonté, c’est grave ?

— Je t’expliquerai. Tu es où ?

— Je pars de chez moi pour aller à l’agence. J’appelle Nathalie ? Elle est rentrée à Paris hier.

— Non, vas-y seul. Tu seras tranquille, tout le monde est en télétravail. Je t’y rejoins après avoir vu Arthur.

C’est la fin de l’échange, Moïse l’a compris, il raccroche. Stan jette un œil sur ses messages. Tiens, Spano donne des nouvelles :

« J’ai des infos, c’est chaud, tu avais raison de t’inquiéter. Il y a urgence. »

L’urgence est visiblement partout, en ce moment. Le négociateur répond laconiquement :

« Grosse crise ici aussi. On se contacte plus tard. Fais attention. »

 

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