Luc - P'tit coeur (French Edition)

Katja Lasan · Chapitre 43 sur 68

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Luc - P'tit coeur (French Edition)

Chapitre 41

 

Margot

Je suis folle. Définitivement folle.

Avec une passion dévorante, je m’accroche à Luc et abreuve mes papilles de son goût et de son odeur. Je croyais m’en souvenir, mais j’avais bel et bien oublié la douceur de ses lèvres, la saveur de sa langue, qui réveillent en moi un volcan endormi depuis trop longtemps.

Sous ses assauts, je tente de faire taire mes craintes et mes doutes, refusant de me gâcher ce merveilleux moment. Je l’ai trop fantasmé ces derniers jours pour ne pas le vivre à fond. Alors, paupières closes, je chasse les peut-être et les j’espère et me laisse aller pleinement à ce baiser assoiffé, empli de convoitise de part et d’autre.

— T’as une heure de retour… pour la… baby-sitter ? gronde Luc contre ma bouche, entre deux coups de langue diaboliquement sensuels.

Une pensée coupable m’inonde aussitôt. A-t-il seulement conscience de ce qu’il m’a fallu comme force pour oser venir le voir ce soir ? Avec Jenny, je sais Arthur en sécurité, il doit même déjà sûrement dormir, mais je lui ai menti. Pour son bien. S’il avait su que je le laissais pour aller chez Luc, il m’aurait posé trop de questions, et pas les bonnes. Mais je doute qu’il ait cru à mon mensonge. Depuis quand ai-je des réunions le samedi soir et, en plus, vêtue de la sorte ? Il est petit mais pas stupide. En temps voulu, peut-être, je lui raconterai…

— Ne te préoccupe pas de la baby-sitter. Nous, juste nous.

Oublier la réalité, les derniers événements, mon rôle de maman. Redevenir une femme, juste une femme, désirée, désirable, entre les bras d’un homme qui lui fait perdre toute raison.

— Juste nous…

Son baiser devient vorace, ses mains serrent à présent pleinement mes fesses, et ma culpabilité se fait la malle au profit d’un sentiment beaucoup moins honteux.

Le souffle erratique, je rouvre les yeux, retire ma langue pour mieux lécher sa bouche. Avec un soupir de bien-être, il me regarde à son tour, les pupilles enfiévrées.

— Trois mots, susurré-je, avant de croquer sa lèvre inférieure, à l’affût de sa réaction qui ne tarde pas.

— Les mêmes…

Notre ancien code. Trois mots. Envie. De. Toi.

Nos corps eux-mêmes répondent immédiatement à cet appel. Contre mon bassin, je sens son sexe durcir davantage dans son jean alors qu’un feu agréable se déverse sous la dentelle noire de mon shorty.

Il me porte jusqu’au bas de l’escalier, je me laisse glisser sur la deuxième marche.

— Tu te souviens du chemin ?

— Oui, je crois.

Les mains posées sur ses joues légèrement piquantes, je lui réclame de nouveaux baisers, et c’est avec un équilibre précaire, qui nous tire des sourires, que l’on grimpe à l’étage. Sa chambre se situe en face de l’escalier, derrière mon dos. À peine ai-je poussé la porte du pied qu’une nouvelle bouffée de chaleur me consume. Jamais je n’aurais pensé revenir dans cette pièce à la dimension indécente pour un logement parisien. En même temps, il fallait bien de la place pour un lit fait sur mesure, à la taille de cet homme.

Un mélange agréable, très masculin, de parfum et d’odeur de savon embaume la chambre. La salle de bains est communicante, sa porte laissée entrouverte. La brève image de Luc nu sous la douche envahit mon esprit et finit de réveiller mes sens.

Soudain, j’ai peur, malgré la semi-obscurité du lieu. Je me souviens du corps de Luc, il doit se rappeler également le mien. Mais neuf ans sont passés, un enfant est né et mon corps en porte les stigmates. Je n’ai rien des autres filles qu’il a tenues dans ses bras après moi, même si certaines doivent sûrement dire merci à Photoshop. J’ai pris un peu des cuisses, des hanches, mon abdomen est strié de vergetures. Je les assume, elles sont ce que je suis, le souvenir de ce que j’ai vécu, de ma résilience, de mon combat, de la minute la plus belle et la plus extraordinaire de ma vie, mais… si lui trouvait ça moche ? Si cela le coupait dans son élan ? Il est artiste, sensible à la beauté, au charme de la grâce et de la perfection.

Des flashs envahissent ma tête. Ses regards sur les courbes des autres, leurs lueurs lubriques quand il les détaillait sans réelle discrétion…

— Margot, qu’est-ce qu’il y a ?

Je cligne des yeux, les siens me dévisagent sans comprendre.

— Rien… je… Ça fait longtemps que j’ai plus… que… j’ai plus…

Et c’est la vérité. Depuis la naissance d’Arthur, ma vie sexuelle n’est plus qu’un immense champ désertique que mes doigts et quelques jouets entretiennent seuls. Au moins faut-il y voir un avantage, l’orgasme est assuré à tous les coups.

En réponse, le grand corps de Luc se penche vers le mien et m’offre un baiser à la douceur exceptionnelle. J’en frissonne.

— On dit « faire l’amour ». Autrefois, ces mots ne te faisaient pas rougir.

— Je ne rougis pas !

Pieux mensonge dont il n’est pas dupe. Dans la faible lumière qui l’éclaire en contre-jour, j’aperçois un sourire moqueur étirer ses lèvres.

— Je suis sûr que si j’allume…

— Non, laisse comme ça. C’est très bien comme ça.

Pour lui faire oublier cette idée, j’attrape son tee-shirt et l’attire à moi pour une étreinte dans laquelle je lui offre tout : mon appréhension, ma nouvelle pudeur, mon envie, mon bonheur.

Tout en m’embrassant, il faufile ses mains sous mon pull pour mieux se promener sur mes courbes et continuer à éveiller chaque centimètre de ma peau. Avec savoir-faire, il décroche mon soutien-gorge d’un coup de doigts efficace et, quand il retire le tout, je n’ai pas le temps de jouer la prude. Déjà ses mains redessinent le galbe de mes seins et sa bouche s’empresse d’y déposer de petits baisers.

Sous ma jupe, mon sexe devient moite et commence à me tirailler. D’autant plus quand les lèvres de Luc se referment sur l’un de mes tétons dressés, l’aspirent, le mordillent, le sucent. Un gémissement m’échappe. Je resserre mes cuisses dans l’espoir de calmer ce volcan en train de bouillonner, puis, à mon tour, je l’oblige à enlever le haut et à se tourner vers la lumière, histoire de pouvoir l’admirer. Un corps aussi parfait que dans mes souvenirs. Svelte mais musclé, torse en V sculpté, couvert de quelques tatouages supplémentaires. Du bout des doigts, je suis leurs contours, ce qui le fait délicieusement frémir. Je m’attarde en particulier sur le dessin en haut à gauche : une clé de sol à l’envers appuyée contre une clé de fa à l’endroit. Ensemble, elles forment l’image d’un cœur, que j’ai déjà aperçue sur Damien.

Sur son flanc droit, il arbore le logo de Dark Moon qu’il a créé lui-même : deux croissants de lune noirs en train de saigner. Je découvre également un autre pinceau et une tache de peinture stylée, quelques notes de musique supplémentaires, de nouveaux tribaux celtiques. Tous ces tatouages sont sa vie, son histoire et, même si j’ai raté quelques années, ils me parlent déjà et me chuchotent des secrets.

Une nouvelle fois, ses bras se referment sur moi et me soulèvent pour me porter jusqu’au lit, où nos bouches se retrouvent, impatientes, en manque, affamées. J’aimerais lui dire tant de choses, lui avouer à voix haute ce que mon corps lui réclame dans chaque tressaillement, dans chaque soupir, mais je n’ose pas. Trop timide, peureuse, peu sûre de moi. Pourtant, lorsque ses lèvres quittent les miennes pour commencer à descendre le long de ma peau, mes doigts s’accrochent à ses cheveux et les deux mots m’échappent, spontanés, lascifs, si vrais :

— Aime-moi.

* * *

Luc

Sa demande est une supplique gorgée de désir. L’aimer pour lui faire tout oublier, au moins le temps de cette soirée, oui, c’est bien mon but. D’autant que la stéréo, en bas au salon, est passée au CD suivant et la voix jeune, envoûtante, de Johnny vient également se mêler à nos retrouvailles, comme si lui aussi l’avait entendue.

Ma langue et mes doigts, au rythme de Que je t’aime, prennent le temps de redécouvrir ce corps au grain de peau tendre et savoureux, paré à présent de chair de poule, alors qu’il est déjà si brûlant. L’effluve de la noix de coco et de la rose imprègne mes sens et me donne l’envie d’en lécher davantage. Ses tétons foncés m’appellent de nouveau et c’est un plaisir de les déguster chacun encore une fois, jusqu’à entendre la respiration de Margot s’accentuer. Encouragé par ses petits gémissements, je continue ma descente avec une langueur calculée. Je pose des baisers le long de son ventre, tout en effleurant sa peau, puis je dégrafe sa jupe en jean, que je fais lentement glisser sur ses jambes. Dans un réflexe, elle porte les mains à son abdomen, mais je les lui retire aussitôt et observe ce qui sûrement lui fait redouter mon jugement.

Mais quel jugement avoir face aux cicatrices de la vie ?

Elles sont qui nous sommes, notre passé, notre vécu, un hommage au temps. Sans un mot, je me contente d’embrasser cet épiderme zébré, puis, tout en délicatesse, j’abaisse le haut de son shorty et invite ma langue à suivre le mouvement.

Les inspirations de Margot sont saccadées, ses doigts se perdent un peu plus dans mes cheveux, tandis que je croque et mordille l’intérieur de sa cuisse gauche, que je souffle sur la légère morsure et que le bout de ma langue vient titiller le bourgeon de son clitoris déjà gonflé par l’excitation. Un râle de frustration s’envole de sa gorge quand je recule pour mieux pouvoir enlever ce bout de dentelle devenu inutile ainsi que ses bas en nylon. Je me redresse ensuite et contemple ce corps délicieusement offert, ce corps à la peau de miel que j’ai déjà pris tant de fois, mais qui, tout à coup, me rend fébrile. J’ai beau le connaître, c’est bien comme si je le découvrais pour la première fois.

Nos yeux se croisent, elle me sourit. En bas, le premier soupir se finit dans un cri et me donne l’impulsion de replonger entre ses cuisses écartées. Cette fois, ma langue ne se contente pas d’agacer la pointe de son clito, elle le recouvre, le lape, le déguste. Je joue également de mon piercing, que j’appuie, que je fais rouler ; bientôt, le corps de Margot se crispe, son souffle se fait plus fort. J’intensifie mes coups de langue, enfonce deux doigts en elle, et le feulement d’extase de ma belle Indienne se répercute sur mes murs, aussi foudroyant qu’un éclat de tonnerre.

Ravi de mon effet, je remonte pour emprisonner sa bouche et lui offrir le goût si savoureux de sa chatte trempée. Ce premier orgasme semble l’avoir libérée de ses quelques barrières. Sa langue contre la mienne devient plus sauvage, elle joue avec mon piercing, enroule ses jambes autour de moi et m’oblige à basculer sur le côté. Sensuelle, elle grimpe sur mes cuisses et à son tour, tout en tirant sur la boucle de ma ceinture, elle s’amuse à faire frissonner mon corps. Ses lèvres chaudes, gonflées de nos étreintes, s’attardent sur mon cou, puis caressent mes dessins. Sa subite douceur me surprend et ne cesse d’accroître mon envie d’elle. Surtout qu’elle fait bien exprès de prendre le temps de déboutonner mon jean, peut-être un peu nerveuse, elle aussi.

Dans mon boxer, ma queue n’en peut plus d’attendre d’être libérée. Chaque nouveau baiser, chaque petite morsure la fait grossir davantage. Elle me lance, palpite d’excitation, me supplie de faire accélérer les choses, mais je parviens à maîtriser ce feu grondant. C’est si bon, cette délicieuse souffrance…

Quand la main de Margot se faufile enfin dans mon pantalon, mes muscles se contractent à son assaut et je ne peux contenir un gémissement de plaisir. Impatient, je l’aide à me débarrasser de mes fringues et retiens mon souffle lorsque son regard se pose sur mon sexe tendu. Elle triture sa lèvre, puis, avec une exquise lenteur, elle fait monter et descendre ses doigts, de mes couilles à mon gland, avant de les enrouler autour et de commencer à me branler.

— Putain… Margot…

Sa pression est divine, elle semble se rappeler la manière dont j’aime être caressé. C’est un retour en arrière, pourtant si différent. Différent d’avant, mais aussi de toutes ces femmes qui m’ont baisé depuis. Je n’ai pas besoin de la guider, elle sait parfaitement me rendre dingue et me faire perdre pied quand elle se penche et me prend en bouche.

Oh… Pu-tain ! Encore…

Ma queue se gorge de sang, elle frémit, elle vibre, ne souhaite plus qu’une chose : exploser entre ses lèvres assoiffées. Mais pas sûr que Margot apprécie le cadeau surprise et puis, moi, c’est en elle que je veux jouir. Alors, avant que le contrôle ne m’échappe, j’enlace sa main de la mienne et, d’une caresse dans ses cheveux, lui fais comprendre de revenir vers moi. Petit soupir de frustration, mais déjà elle se venge en refusant de m’obéir complètement. Joueuse, elle enrobe ma verge entre ses seins qu’elle presse doucement, puis elle remonte sur moi en léchant ma peau. Ses dents mordillent l’un de mes tétons au passage, sa bouche le suce, le pince, le taquine pendant que sa chatte toute chaude vient exciter un peu plus mon sexe à deux doigts d’imploser.

Faut que je respire, que je calme la tempête en moi. Bordel ! Elle me rend dingue !

D’un mouvement du bassin, je la fais chavirer sur le dos et décide de me venger à mon tour. Mes doigts la caressent, se souviennent eux aussi de tout ce qu’elle aimait. Alors, d’une main, je plonge en elle tandis que mon pouce s’amuse à effleurer une partie bien plus intime. La bouche de Margot s’ouvre dans un cri muet, ses cuisses s’écartent davantage. Elle aussi n’en peut plus. Son désir transpire par tous ses pores, elle se trouve de nouveau aux portes de la jouissance. Je souris, un sourire vicieux, et, dans un baiser, je retire mes doigts.

— Luc…

Sa voix n’est que frustration contenue, à hauteur de la mienne. Rapide, j’ouvre un tiroir à côté du lit pour attraper une capote. J’adore jouer, mais je ne vais plus tenir longtemps. Et elle non plus.

Une fois ma queue parée, je soulève une jambe de Margot, l’embrasse, la caresse, puis la pose sur mon épaule, avant de pénétrer en elle, mes yeux noyés dans les siens. Sa bouche entrouverte halète, sa langue lèche ses lèvres qu’elle finit par mordre, tout en plantant ses ongles dans les muscles de mes bras. Elle me marque, me fait sien et, putain ! cette pensée me plaît.

Nos corps en parfaite osmose suivent le même rythme, nos peaux claquent l’une contre l’autre, nos souffles se mélangent. Subitement affamé, j’enlace son dos et l’attire sur mes cuisses. J’ai besoin de l’embrasser, de lier nos langues, de sentir ses seins excités se mouvoir contre mon torse, alors que Johnny allume le feu en bas et que le son furieux des guitares s’empare de tout l’appartement.

L’étincelle, ça fait déjà un sacré moment qu’elle s’est embrasée et, dans mon corps, tout est en train de flamber. Nos bouches se dévorent, nos bassins accélèrent leur déhanchement, Margot s’accroche à mon cou comme si je ne devais plus jamais la quitter.

Enfiévré, proche de la délivrance, je griffe alors son dos, la fais glisser sur moi plus profondément et, soudain, son corps se cambre dans un cri étouffé qui finit de me consumer. Je gémis, en réclame encore, la couche en arrière et m’enfonce davantage dans des mouvements de reins véloces. Sous un nouveau baiser avide de Margot, ma vue se trouble, mes pensées se confondent et ma queue explose pleinement, me libérant d’un plaisir sans nom qui se propage comme une bombe dans tout mon être. Je me sens trembler, partir loin. En moi, tout n’est plus qu’un battement exalté qui cogne trop fort.

Boum boum… Boum boum…

Mon cœur joue une ligne de basse, une mélodie unique dont Margot est la muse. Était-ce déjà aussi explosif lorsque l’on avait vingt ans ? J’ai beau tenter de me souvenir, c’est le blanc total. Mon cerveau s’est déconnecté, tout simplement. Le passé n’existe plus ; le futur, pas encore. En cet instant, le présent est le seul à compter.

Essoufflée, transpirante, Margot glisse contre moi, une main sur mon torse, sa jambe enroulée à la mienne. Apparemment, je suis couché sur le dos. Depuis quand je suis sur le dos ? Les dernières secondes… minutes… m’échappent. Je ne me rappelle que le désir, le souffle haché de nos respirations, l’odeur exaltée de son corps mélangée à la mienne, et cet orgasme inhumain, salvateur, qui m’a traversé de part en part, aussi puissant que la morsure d’une lame.

Je dois atterrir, mais j’en ai aucune envie. Je suis bien là où je suis, à planer dans un ciel mordoré sans nuages, sous les nouvelles caresses légères de Margot et le petit bruit discret de ses baisers sur ma peau. Je me racle la gorge, retire la capote pleine, à laquelle je fais un nœud avant de l’envoyer valser par-dessus le lit, puis je me force à ouvrir les yeux. Ceux de Margot me percutent, plus lumineux que jamais.

De son index, elle effleure mes lèvres, y dépose un baiser et vient caler sa tête dans le creux de mon cou.

— C’est le CD de Lucie ?

Sa question est un murmure, comme si elle redoutait de briser ce moment de plénitude.

— Ouais, le best of que j’ai récupéré dans sa chambre d’hôpital. Elle a dû saouler les infirmières avec Johnny et Michel.

Hallyday et Sardou, les deux artistes dont Babou connaissait chaque chanson par cœur, chaque histoire de chaque album.

— Elle te manque encore ?

— Tous les jours… Mais ce n’est plus la douleur d’avant. Elle s’est transformée en souvenir, un de ceux qui réchauffent l’âme quand on y repense, et qui rendent nostalgique.

Sa main se perd dans mes cheveux, massage agréable qui me fait fermer les yeux quelques secondes. Lorsque je les rouvre, Margot me contemple toujours, son sublime visage éclairé d’un nouveau sourire.

— Oui ?

— T’es beau quand t’es à deux doigts de t’endormir.

Ça me fait sourire aussi.

— Uniquement quand je m’endors ?

Elle se hisse sur moi, vient lécher mes lèvres.

— Non. Enfin… il faudrait que je vérifie encore.

Au contact inopiné de son sexe sur le mien, je perçois une nouvelle chaleur s’infiltrer sous ma peau et ma langue se retrouve subitement en manque de la sienne. Alors, pour être sûr qu’elle ne m’échappe pas, je l’enlace et l’emprisonne, avant de susurrer contre sa bouche, dans un souffle empreint d’un nouveau désir :

— À ton tour de m’aimer...

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