Sharakhaï T5 : La Porte vers l'au-delà

Bradley P. Beaulieu · Chapitre 1 sur 72

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Sharakhaï T5 : La Porte vers l'au-delà

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Bradley P. Beaulieu

 

La Porte vers l’Au-delà

 

Sharakhaï – tome 5

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Debernard

 

Bragelonne

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Résumé des volumes précédents

 

Sharakhaï raconte une histoire longue et complexe. Je pense que c’est une bonne chose et, si vous lisez ces lignes, je suppose que vous le pensez également. Cela pose cependant un problème : il est facile d’oublier ce qui s’est passé au cours des volumes précédents. J’ai fait de mon mieux pour faire des rappels ici et là, mais je suis arrivé à la conclusion que ce n’était pas suffisant.

J’ai donc décidé de rédiger ce synopsis.

Une fois de plus, merci de m’accompagner dans ce grand voyage. J’espère que le Grand Shangazi vous ravira de nouveau.

Bradley P. Beaulieu

La Chanson des sables brisés 1

Les Douze Rois de Sharakhaï sont une série d’epic fantasy dans la veine des Mille et Une Nuits. Elle s’articule autour du personnage de Çeda, une jeune fille qui vit dans les quartiers misérables de Sharakhaï, la grande cité du désert, et qui se bat dans des arènes pour gagner de quoi survivre. Aux yeux des notables, sa vie n’a aucune valeur. Elle est à peine plus qu’une esclave et on se charge régulièrement de le lui rappeler. Dans un livre que lui a laissé sa mère, elle découvre des indices qui l’amènent à penser qu’elle fait partie de la treizième tribu, un clan de nomades sacrifiés par les Douze Rois quatre cents ans plus tôt.

Ce massacre a permis aux Rois de Sharakhaï de régner en maîtres sur le Grand Shangazi, mais leur pouvoir s’est étiolé au fil du temps. Les asirim, ces étranges et redoutables créatures du désert, ont toujours protégé la ville, mais ils sont de moins en moins nombreux et de plus en plus faibles. Les royaumes voisins l’ont senti et, comme des chacals, ils se rapprochent dans l’espoir de mettre la main sur la perle qu’ils convoitent depuis si longtemps. Les nomades considèrent l’existence même de Sharakhaï comme une insulte et ils ont la ferme intention de raser la cité afin que personne – et surtout pas des étrangers – ne s’en empare.

Çeda ignore tout cela, mais ses origines et le livre que lui a laissé sa mère la placent dans une situation délicate. Les asirim étaient jadis des membres de la treizième tribu. Après avoir passé un marché avec les dieux, les Douze Rois les ont trahis et transformés en misérables créatures. Puis ils ont ordonné aux asirim de traquer et de tuer tous leurs descendants de crainte qu’ils cherchent à se venger. Les asirim ont gémi et pleuré, mais ils n’ont pas eu d’autre choix que d’obéir. Ils sont incapables de se rebeller contre les Douze Rois. Le livre de Çeda est un des derniers indices permettant de découvrir ce terrible secret.

De Sang et de Malice 2

Çeda est la plus jeune guerrière des arènes de l’histoire de Sharakhaï. Elle s’est forgé une solide réputation sous le nom de Louve Blanche. Personne – pas même ses meilleurs amis – ne connaît sa véritable identité, mais tout cela change lorsqu’elle croise le chemin de Hidi et Makuo, deux demi-dieux jumeaux invoqués par Kesaea, une femme ivre de vengeance.

Kesaea veut punir sa sœur, Ashwandi, qui a pris sa place et qui est devenue l’esclave préférée de l’ehrekh Rümayesh. Les ehrekhs sont des monstres sadiques qui ont été créés par Goezhen, le dieu du chaos. Ils vivent dans le désert et se tiennent généralement à l’écart des humains, mais Rümayesh écume les quartiers populaires de Sharakhaï en quête de proies, de jouets qu’elle garde à ses côtés jusqu’à ce qu’ils cessent de la distraire. Il lui arrive également d’enlever des gens pour les étudier. Lorsqu’elle les relâche, ce ne sont plus que des enveloppes de chair mutilée.

Sur ordre de Kesaea, les jumeaux s’arrangent pour que Çeda croise la route de Rümayesh. Ils espèrent que l’ehrekh décidera de la prendre comme favorite à la place d’Ashwandi et, malheureusement, leur plan fonctionne.

Çeda essaie de se cacher, mais Rümayesh ne renonce pas facilement. La traque ne fait qu’exacerber son envie de posséder la jeune guerrière. L’ehrekh utilise tous les moyens à sa disposition pour découvrir son identité et ses secrets. Et son impatience ne fait qu’attiser sa violence. La situation empire lorsque Rümayesh commence à s’intéresser aux amis de Çeda. La jeune fille comprend alors que ses proches sont en danger. Elle a vu de ses yeux le sang et les larmes que Rümayesh laisse dans son sillage quand elle poursuit une proie.

Elle est capturée, mais elle parvient à s’échapper. Rümayesh tombe entre les mains de Hidi et Makuo qui entreprennent de la torturer. Mais l’ehrekh a réussi à maintenir un lien mental avec Çeda et elle lui fait partager les sévices qu’elle subit. Comprenant qu’elle ne sera jamais libre tant qu’elle n’aura pas libéré Rümayesh, la jeune fille recrute un talentueux voleur prénommé Brama. Avec son aide, elle s’enfonce dans le désert et s’introduit dans la citadelle cachée de Rümayesh dans l’espoir de la libérer grâce à un rituel sacré.

Elle y parvient, mais Brama devient le nouvel esclave de Rümayesh. Incapable d’abandonner le jeune homme à la merci de l’ehrekh, elle cherche et découvre un autre rituel permettant d’emprisonner Rümayesh à l’intérieur d’un saphir. Après un affrontement épique, elle capture l’ehrekh et confie la gemme à Brama, car il sait mieux que personne combien elle est dangereuse.

Les Douze Rois de Sharakhaï

Çeda découvre des poèmes cachés dans un livre que lui a laissé sa mère. Grâce aux indices fournis par ces poèmes, elle en apprend un peu plus à propos de Beht Ihman, la nuit au cours de laquelle les membres de la treizième tribu ont été asservis et transformés en asirim. Elle découvre qu’elle est une descendante de cette tribu et que c’est pour cette raison que sa mère s’est installée à Sharakhaï. À sa grande surprise – et horreur –, elle apprend également qu’elle est peut-être la fille d’un des Douze Rois et que sa naissance faisait partie des plans de sa mère.

Bien décidée à percer ce mystère, elle se rend dans les champs en fleur, l’endroit où poussent les adicharas qui servent d’abris aux asirim. Seuls les Rois et leurs enfants sont immunisés contre le poison mortel de ces arbres. Pour se prouver – et pour prouver aux autres – qu’elle est de sang royal, la jeune fille se pique sciemment avec une épine. Elle est ensuite conduite à la Maison des Vierges, le domaine où les Vierges du Sabre – de redoutables guerrières recrutées parmi les filles des Rois – vivent et s’entraînent. Avec l’aide d’un descendant de la treizième tribu, Çeda survit au poison et reçoit la permission d’intégrer ce corps d’élite.

Tandis qu’elle reprend des forces et s’entraîne avec les Vierges du Sabre, elle s’efforce d’interpréter les indices trouvés dans le livre de sa mère, son bien le plus précieux. Sa mère est morte en essayant de décrypter un poème susceptible d’éclairer des mystères du passé, mais aussi de révéler la nature et les faiblesses des pouvoirs des Rois.

Pendant ce temps, les Hôtes sans Lune, un groupe de résistants qui cherche à renverser les Douze Rois de Sharakhaï, prévoient de s’introduire dans le palais de Külaşan, le Roi Errant. Ils veulent s’emparer de Hamzakiir, le fils de Külaşan, qui est caché dans les catacombes. Hamzakiir est un mage de sang et ses pouvoirs pourraient servir la cause des Hôtes sans Lune. L’opération est risquée. Les Rois les attendent de pied ferme et ils sont puissants.

Ramahd Amansir est un seigneur originaire du royaume voisin de Qaimir qui voyage en compagnie de la princesse Meryam. Eux aussi veulent mettre la main sur Hamzakiir. Ramahd est venu à Sharakhaï afin de venger la mort de son épouse et de sa fille tuées par Macide, le chef des Hôtes sans Lune. Il rencontre Çeda au cours d’un affrontement aux arènes et ils se découvrent peu à peu.

Ils auraient pu devenir amants, mais Çeda n’a pas le temps de s’intéresser à l’amour. Et Meryam a d’autres projets pour Ramahd. Elle a besoin de Hamzakiir et elle compte donc l’enlever dès que les Hôtes sans Lune l’auront extrait de sa crypte.

Après avoir réussi à décrypter le premier poème, Çeda s’introduit dans le palais et tue le Roi Külaşan. Pendant ce temps, les Hôtes sans Lune – dont fait partie Emre, le meilleur ami de Çeda qui a rejoint la résistance contre l’avis de la jeune fille – parviennent à tirer Hamzakiir de son coma et à le faire sortir du palais. Ils n’iront pas plus loin. Ils tombent dans une embuscade tendue par Meryam et Ramahd qui s’emparent du mage de sang.

Le Sang sur le sable

Çeda est devenue une Vierge du Sabre, une guerrière d’élite au service des Rois de Sharakhaï. Elle découvre certains de leurs secrets lorsqu’ils lui confient des missions destinées à renforcer leur autorité. Elle connaît déjà la triste histoire des asirim, mais c’est en tissant un lien avec eux et en les soumettant à sa volonté qu’elle mesure pleinement l’étendue de leurs souffrances. Ils ont soif de liberté. Ils la désirent plus que tout au monde, mais leurs chaînes ont été forgées par les dieux et personne ne peut les briser.

Çeda pourrait devenir la libératrice que les asirim attendent depuis si longtemps, mais elle doit se montrer plus prudente que jamais. Assoiffés de sang, les Rois ratissent la cité afin de satisfaire leur implacable désir de vengeance. Emre et les Hôtes sans Lune décident de profiter du chaos pour lancer une offensive qui affaiblira les Rois et les pouvoirs que les dieux leur ont donnés.

Hamzakiir, qui est parvenu à échapper à la Reine Meryam et à Ramahd, rejoint les rangs des Hôtes sans Lune. En employant la ruse – et parfois la force –, il écarte les deux chefs historiques, Macide et son père, Ishaq, et prend la tête du mouvement. Il a des plans audacieux en ce qui concerne Sharakhaï et il est soutenu par de nombreux rebelles qui estiment qu’il est grand temps de passer à l’action.

Ses plans sont bouleversés lorsque Davud, un jeune érudit du collegium, est capturé avec plusieurs de ses camarades. Le jeune homme découvre qu’il a des affinités avec la magie de sang et, grâce à ses pouvoirs, il réussit presque à empêcher Hamzakiir d’accomplir ses sombres desseins. Alors qu’il manipule un feu glacé, il commet une erreur et manque de tuer Anila, une de ses camarades de classe.

Les Hôtes sans Lune sont divisés. La plupart des scarabées se rangent du côté de Hamzakiir, les autres du côté de Macide qui se trouve être l’oncle de Çeda. Au cours d’une opération implacable, Hamzakiir se débarrasse de la plus grande partie de la vieille garde des Hôtes sans Lune et s’empare des rênes de l’organisation. Il lance ensuite une attaque contre Sharakhaï afin de voler les fabuleux élixirs qui prolongent la vie des Douze Rois.

Emre et Macide ont l’intention de détruire ces élixirs afin que ni Hamzakiir, ni les Rois ne puissent en profiter. Meryam estime que c’est une bonne idée et elle envoie Ramahd leur prêter main-forte.

Pendant la bataille, les étudiants enlevés et transformés en horribles monstres par Hamzakiir ouvrent une brèche dans les défenses du port royal. Tandis que les combats font rage, un commando de Hamzakiir et un groupe de rebelles commandé par Macide s’introduisent dans plusieurs palais afin de trouver les élixirs. Deux des trois caches principales sont détruites. La troisième tombe aux mains des hommes de Hamzakiir.

Çeda est prise dans les combats qui se déroulent dans le port. Elle essaie de tuer Cahil, le Roi Confesseur, et Mesut, le Roi Chacal. En vain. Cahil et Mesut contre-attaquent et réussissent presque à la vaincre. Pour la protéger, Sehid-Alaz, le Roi des asirim, surmonte la malédiction qui fait de lui une créature servile et attaque les deux Rois. Çeda en profite pour libérer les âmes des asirim emprisonnées dans le bracelet de Mesut. Ivres de vengeance, les spectres se jettent sur le Roi Chacal et le tuent.

Maintenant que les Rois connaissent ses véritables intentions, Çeda ne peut plus retourner à Sharakhaï. Elle s’enfuit donc dans le désert.

Le Voile de lances

Conscients que la bataille de la Nuit des Innombrables Lames aurait pu se solder par la destruction de Sharakhaï, les Rois ordonnent aux Vierges du Sabre et aux Lances d’argent de traquer les Hôtes sans Lune sans relâche. Des centaines de rebelles sont assassinés ou torturés par Cahil le Confesseur. Comprenant que leurs jours sont comptés, les scarabées fuient la cité.

Çeda, qui a déjà quitté la ville, est capturée par Onur, le Roi Paresseux. Onur s’est installé dans le désert afin de lever une armée et de défier les autres Rois. Après s’être échappée, Çeda réussit à trouver les derniers Hôtes sans Lune qui se font désormais appeler la treizième tribu. Son peuple se rassemble, mais Onur s’y intéresse d’un peu trop près et les troupes des autres Rois les pourchassent sans relâche. Les Rois ont repris le contrôle de Sharakhaï et ils peuvent désormais se concentrer sur ce qui se passe dans le désert.

Un jeu dangereux se déroule à Sharakhaï. Davud et Anila sont logés dans une aile du palais de Sukru, le Roi Moissonneur. On les traite avec le plus grand soin. Davud est un mage de sang en herbe et Anila a développé de rares pouvoirs de nécromancienne. Un inquiétant personnage, le Moineau, cherche à séduire Davud et à le détourner de Sukru. Davud et Anila deviennent de plus en plus puissants, mais ils doivent lutter pour survivre aux machinations du Moineau.

En récompense de son courage, Emre se voit confier de hautes responsabilités au sein de la treizième tribu. De plus en plus de gens le considèrent comme un chef, y compris Macide. Le jeune homme aide ses camarades à échapper aux dangers du désert, mais Onur est de plus en plus menaçant. Emre parvient à nouer des alliances avec d’autres tribus, mais cela ne sera peut-être pas suffisant. Les Rois se rendent dans le désert afin de demander des comptes à Onur, mais les deux camps décident d’éradiquer la treizième tribu avant de régler leurs différends.

Çeda sait que la treizième tribu sera anéantie si elle ne parvient pas à libérer les asirim. Bien décidée à conjurer la malédiction des dieux, elle retourne dans les terribles champs en fleur.

Les Rois ont compris qu’ils devaient agir vite. Ils savent que les asirim sont la clé de voûte de leur pouvoir. Pire encore : leur stratège, le Roi des Lames, s’est juré de traduire Çeda en justice afin qu’elle paie pour ses crimes. La Reine Meryam – qui s’est emparée du saphir contenant l’esprit de Rümayesh – a décidé de les soutenir.

La veille de la grande bataille entre les Rois et les tribus du désert, Çeda réussit à libérer les derniers spectres emprisonnés dans le bracelet de Mesut. Pendant que les combats font rage, Ramahd, Emre et Brama attaquent le vaisseau de la Reine Meryam. Ils réussissent à libérer Rümayesh, obtenant ainsi un allié de poids.

On découvre alors que la Reine Meryam contrôle Hamzakiir depuis des mois. Meryam ne veut pas seulement se venger de Macide et des Hôtes sans Lune, elle veut devenir la Reine de Sharakhaï. Pour arriver à ses fins, elle oblige le mage de sang à prendre l’apparence de Kiral, le Roi des Rois. Pendant ce temps, le véritable Kiral – réduit à l’état de pantin – est envoyé sur le champ de bataille et tué.

Alors que la bataille touche à sa fin, l’ehrekh Guhldrathen se précipite sur Çeda, mais Rümayesh intervient et se débarrasse de lui. La jeune fille défie Onur et le tue en combat singulier.

Sous les branches d’adicharas

Sharakhaï a été très affaiblie par la bataille de la Lance Noire, le terrible affrontement au cours duquel Onur a trouvé la mort et la treizième tribu a échappé de justesse aux vaisseaux des Rois. Comprenant que la cité était prête à tomber, les royaumes de Malasan et de Miréa ont lancé leurs flottes à travers le désert du Shangazi, chacun ayant la ferme intention de s’emparer de la ville avant l’autre.

Dans le plus grand secret, la Reine Meryam a envoyé Kiral, le Roi des Rois, à la mort pendant la bataille de la Lance Noire, puis l’a remplacé par Hamzakiir à qui elle a donné l’apparence du précédent grâce à sa magie de sang. Pour renforcer son pouvoir, elle oblige le faux Kiral à l’épouser et devient ainsi Reine de Sharakhaï. Le mariage est interrompu par la déesse Yerinde qui exige que les Rois tuent sa sœur, la déesse Nalamae. Nalamae est restée dans l’ombre pendant des siècles, mais Yerinde craint qu’elle perturbe ses plans. Conscients que Yerinde risque d’anéantir tout ce qu’ils ont accompli, les Rois acceptent et la traque de Nalamae commence.

Pendant ce temps, Çeda cherche un moyen de neutraliser la malédiction que les dieux du désert ont lancée sur les asirim. Elle réussit à libérer une famille qui, contre toute attente, est parvenue à rester unie depuis Beht Ihman, quatre siècles plus tôt. La jeune femme découvre alors qu’il est possible de tisser un lien entre les asirim et les Bouclières, un groupe de guerrières qu’elle a elle-même sélectionnées. Ce lien permet aux asirim de mieux résister à la domination mentale des Rois.

À l’aide d’un incroyable oiseau appelé queue-faucille, les Rois trouvent Çeda dans le désert et lancent une attaque, mais la jeune femme et ses camarades sont sauvées par Nalamae. Les guerrières réussissent à s’échapper en faisant un prisonnier de choix : Husamettín en personne, le Roi des Lames. Nalamae est blessée et a besoin d’un endroit où se reposer. Çeda l’envoie alors dans une vallée où se cache la plus grande partie de la treizième tribu.

En compagnie de Sümeya, de Melis et des asirim, la jeune femme parvient à regagner Sharakhaï et à rencontrer son ancienne sœur des Vierges du Sabre, la célèbre Kameyl. Elle lui explique que les Rois ont trahi la treizième tribu la nuit de Beht Ihman, qu’ils ont réduit les asirim en esclavage et qu’ils cachent leurs crimes depuis des siècles. Kameyl est dubitative, mais Çeda parvient à faire avouer la vérité à Husamettín en présence de la guerrière. Comprenant que sa camarade n’a pas menti, Kameyl aide Çeda, Sümeya et Melis à pénétrer à l’intérieur de Marégale, le palais au sommet de Tauriyat, et à libérer Sehid-Alaz, le roi de la treizième tribu.

Le Roi Ihsan travaille dans l’ombre pour contrer les plans des dieux. Après avoir lu une prophétie prédisant la libération de Sehid-Alaz par Çeda dans les carnets bleus de Yusam, il aide la jeune femme et ses camarades à s’échapper, mais est capturé par le Roi Emir de Malasan qui assiège Sharakhaï avec sa flotte. Des rumeurs affirment que le père du Roi Emir, Surrahdi, le Roi Fou de Malasan, est mort depuis des années, mais Ihsan découvre qu’il est bien vivant quand on le conduit au camp malasanien. Surrahdi a fabriqué des centaines de golems pour lancer l’assaut contre Sharakhaï, mais cela lui a fait perdre la raison. Il tranche la langue du Roi sharakhien, le privant ainsi de sa voix magique et de son pouvoir de persuasion.

Emre voyage à la rencontre des tribus du Sud à la demande de Macide. Il espère forger une alliance entre les treize tribus et créer une force unique qui pourra résister à Sharakhaï, mais également à Miréa et Malasan. Le jeune homme veut négocier la paix avec le Roi malasanien, mais Emir lui fait clairement comprendre qu’un accord passe par la soumission des tribus du désert à Malasan. Emre est convaincu qu’il a échoué.

La Reine Meryam est envoyée – contre son gré – affronter la flotte miréenne. Elle prend la tête de la flotte sharakhienne et livre bataille dans le désert. Les Miréens réussissent à convaincre une ehrekh, Rümayesh, de leur prêter assistance. Rümayesh a un serviteur, Brama, qui décide d’épouser la cause des Miréens lorsqu’une épidémie se met à décimer leurs rangs. La maladie fait des ravages, mais Brama trouve le moyen de la neutraliser avec l’aide de Rümayesh, sauvant ainsi des centaines de marins miréens.

Après s’être échappée de justesse de Marégale, Çeda retourne dans le désert et s’efforce de libérer l’esprit du Roi Sehid-Alaz. Elle y parvient lorsqu’elle découvre que l’épée de Husamettín, Baiser de la Nuit, a le pouvoir de tuer et de régénérer. Ses chaînes enfin brisées, Sehid-Alaz libère le reste des asirim. Cet événement décisif a lieu au moment où Meryam lance une attaque contre la flotte miréenne très affaiblie. La bataille semble tourner en faveur de la Reine Meryam, mais les asirim libérés par Sehid-Alaz abandonnent brusquement les Sharakhiens. Le rapport des forces change et la flotte royale n’a pas d’autre choix que de battre en retraite et regagner Sharakhaï. Les Miréens, qui ont subi de lourdes pertes, font halte pour panser leurs plaies.

Au cours de la bataille, Brama découvre que Rümayesh essaie de s’emparer de son corps. Il la repousse en utilisant un puissant artefact, l’os de Raamajit l’Exalté, mais Rümayesh parvient à fusionner son âme avec celle de Brama. Les deux sont désormais indissociables l’un de l’autre, leurs âmes partageant le même corps zébré de cicatrices.

Le Roi Emir lance un nouvel assaut contre Sharakhaï avec ses golems – une force que rien ne peut arrêter. Ihsan est désormais prisonnier et incapable de prononcer un mot, mais il n’a pas renoncé à lutter. Il a appris que chaque golem a besoin d’un fragment de l’âme du Roi Fou pour fonctionner, et que ce terrible fardeau a amené Surrahdi aux portes de la folie. Grâce à son talent de manipulateur, il convainc Haddad, une jeune femme que Surrahdi aime et respecte, de confronter le vieil homme à ses fautes. Désemparé, désespéré, Surrahdi bascule dans la folie. Les golems font de même et l’offensive malasanienne sombre dans le chaos.

Davud le mage de sang, Anila la nécromancienne et Amansir de Qaimir essaient tous les trois d’échapper aux autorités de la cité. Ils décident d’unir leurs forces pour mieux se protéger, mais sont séparés lorsque le Roi Sukru capture Anila et la conduit dans son palais de la Maison des Rois. Sukru veut ressusciter son frère, le mage de sang appelé le Moineau. Il espère arriver à ses fins grâce au pouvoir d’Anila et à un étrange cristal qui se trouve dans une caverne sous la cité. Un cristal qui s’avère être un portail entre ce monde et les champs lointains. Anila accepte de l’aider pour qu’il épargne sa famille, mais lui tend un piège et le tue lorsque le Moineau revient d’entre les morts.

Alors que la bataille de Sharakhaï atteint son paroxysme, Davud et Ramahd s’efforcent de libérer Hamzakiir de l’emprise mentale de Meryam. Ils y parviennent de manière spectaculaire, brisant ses chaînes et révélant par la même occasion que Meryam a trahi son pays ainsi que Sharakhaï. Mais Meryam a passé une alliance avec les princes et princesses de Sharakhaï. Grâce à leur soutien, elle renverse les anciens maîtres de la cité et s’empare du pouvoir.

Toujours à la recherche de Nalamae, Beşir prend la tête d’une petite armée et attaque la forteresse dans laquelle s’est réfugiée la treizième tribu. Çeda le tue, entre dans la forteresse et voit Yerinde penchée sur sa sœur blessée, Nalamae. Elle approche sans bruit et frappe Yerinde avec Baiser de la Nuit, épée forgée par Goezhen, le dieu noir. Nalamae, blessée par sa sœur, meurt quelques instants plus tard.

Alors que l’histoire touche à sa fin, Emre libère le Roi Ihsan qui l’a aidé à sauver la cité. Peu après, il croise le chemin de Hamid, un ami d’enfance et une ancienne étoile montante des Hôtes sans Lune. Hamid, jaloux et furieux, lui tend une embuscade et l’enterre vivant dans le sable.

La Reine Nayyan apporte les carnets bleus de Yusam au Roi Ihsan qui a l’intention de les étudier afin de trouver un moyen de sauver Sharakhaï.

Dans la vallée, Çeda plante la graine d’acacia que sa mère lui a léguée et l’arbre se met à pousser à une vitesse incroyable. Sachant que Nalamae est revenue d’entre les morts, la jeune femme jure de trouver sa nouvelle incarnation. Elle est déterminée à découvrir ce que trament les dieux et à les arrêter une bonne fois pour toutes.

1. Non traduit en français. (NdE)

2. Non traduit en français. (NdE)

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