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Hypotension Artérielle
• ne pas oublier les oligo-éléments, le manganèse, le manganèse-cuivre, le cuivre.
HYPOTENSION ARTÉRIELLE
L’hypotension artérielle se définit par une baisse de la pression artérielle en dessous de 90 mmHg pour la systolique et/ou 60 mmHg pour la diastolique. Elle peut être constitutionnelle et n’entraîner aucun symptôme, comme elle peut s’accompagner de fatigue persistante, de vertiges, de troubles de la vue. De manière aiguë, elle réalise l’hypotension orthostatique, chute de la tension artérielle lorsque l’on passe de la position couchée à la position debout, entraînant un malaise intense pouvant aller jusqu’à la perte de conscience. Le malaise vagal est également lié à une chute brutale de la tension artérielle ainsi qu’à un ralentissement du rythme cardiaque entraînant une perte de connaissance. Il survient généralement dans un contexte de fortes chaleurs, de choc émotionnel, de stress, de surmenage. En dehors d’une déshydratation, de maladies cardiaques ou de la prise de certains médicaments, l’hypotension traduit l’incapacité de l’organisme à assurer la régulation neurovégétative et endocrinienne pour le maintien d’un volume sanguin circulant efficace. Le problème vient de la dérégulation du système neurovégétatif, avec un système parasympathique qui, avec le nerf vague, assure la dilatation des vaisseaux et le ralentissement du cœur, est en hyperfonctionnement, alors que le système sympathique qui assure la vasoconstriction, l’accélération du cœur, est inadapté dans sa réponse. Les glandes corticosurrénales, assurant par le cortisol l’adaptation de l’organisme, sont elles aussi en insuffisance.
• En cas de malaise vagal ou d’une hypotension orthostatique sévère, il faut coucher la personne sur le dos et surélever les jambes afin de rétablir l’équilibre du système cardiaque. Respirer de l’huile essentielle de menthe poivrée, Mentha piperita, ou mettre 1 goutte sur un sucre permet de réguler le système sympathique.
• Il faut donc restaurer l’équilibre du système neurovégétatif, en freinant le parasympathique, et soutenir une réponse adaptée du système sympathique, ainsi que mettre en place une stimulation de la glande corticosurrénale.
• Le cyprès, Cupressus sempervirens, la gentiane, Gentiana lutea et surtout le thym, Thymus vulgaris, en huile essentielle ou en teinture mère (30 à 80 gouttes par jour selon le poids, à prendre 1 ou 2 fois par jour), sont des plantes très efficaces pour diminuer le parasympathique (ce sont des vagolytiques). L’hysope, Hyssopus officinalis, diminue le para et stimule le sympathique (contre-indiquée aux femmes enceintes, aux enfants de moins de 6 ans et aux antécédents de convulsions). Elle se prend en huile essentielle ou en tisane de fleurs séchées.
• La lavande, Lavendula officinalis, la valériane, Valeriana officinalis, diminuent le sympathique et peuvent être utilisées dans un contexte de stress.
• L’insuffisance de la corticosurrénale se traite avec : le cassis, Ribes nigrum, sous forme de macérat mère de bourgeons (10 à 15 gouttes par jour) ou de macérat glycériné 1DH (20 à 100 gouttes par jour), le chêne pédonculé, Quercus pedunculata, en macérat de bourgeons (10 à 15 gouttes), le pin des montagnes, Pinus montana, en huile essentielle (2 ou 3 gouttes de chaque en massage sur les fosses lombaires, de chaque côté, le matin), la sarriette, Saturera montana, la réglisse, Glycyrrhiza glabra, sous forme d’extraits secs (1 ou 2 gélules par jour), d’EPS (1 cuillère à café par jour) à prendre 5 jours par semaine pour éviter les risques d’hypertension et sans dépasser 4 à 6 semaines de traitement. • Les plantes adaptogènes, qui régulent l’adaptation au stress, augmentent l’énergie, sont aussi adaptées, comme la rhodiole, Rhodiola rosea, en EPS ou extraits secs, l’éleuthérocoque, Eleutherococcus senticosus, très intéressante car stimulante et régulatrice de la tension artérielle, en teinture mère (20 à 80 gouttes le matin selon le poids), en gélules ou comprimés d’extraits secs, en décoctions de racines.
• Vous pouvez faire réaliser par un pharmacien la préparation suivante :
– HE Hyssopus officinalisvar officinalis, hysope officinale ;
– HE Thymus vulgaris ct thymol, thym à thymol aa (quantité égale) 1 ml ;
– Ribes nigrum MG 1DH 125 ml ;
– 20 gouttes 3 fois par jour pendant 1 mois.
• On peut également faire des gélules :
– extrait sec Ribes nigrum 100 mg ;