Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

N

 

NASH

› Voir entrée « Cirrhose », page 107.

NEZ (Saignement du)

› Voir entrée « Épistaxis », page 158.

NODULES THYROÏDIENS

Petites masses formées dans la thyroïde, les nodules thyroïdiens sont extrêmement fréquents, en effet 40 à 50 % de la population ont au moins un nodule à l’échographie. Bénins dans 95 % des cas, ils peuvent être inflammatoires, hypersécrétants, comme dans l’hyperthyroïdie. Parfois cancéreux (moins de 5 % des cas), ils s’accompagnent alors de signes échographiques comme une hypervascularisation, un aspect hypoéchogène (densité inférieure à la normale), un contour irrégulier, des micro-calcifications. Le caractère bénin est plutôt affirmé devant des nodules multiples, hyperéchogènes, d’aspect kystique, sans vascularisation. En cas de doute, une cytoponction est nécessaire. Dans l’immense majorité des cas, les nodules s’accompagnent d’une biologie thyroïdienne normale, on parle alors d’euthyroïdie. Les kystes sont des nodules remplis de liquide, ils sont souvent inactifs et ne produisent pas d’hormones. S’ils sont très gros, une ponction évacuatrice peut être nécessaire, mais avec un risque élevé de récidive.

Les nodules et les kystes sont le résultat d’une hyperstimulation haute de la thyroïde par le système hypothalamus-hypophyse, le plus souvent lié à un déficit en iode. Celui-ci n’est jamais recherché ni corrigé par les endocrinologues, qui préconisent la prise d’un traitement par L-thyroxine, pour « mettre la thyroïde au repos », et hélas, de plus en plus souvent devant de gros nodules ou des nodules multiples, de les retirer chirurgicalement voire d’enlever la thyroïde. Surtout ils n’essayent pas de comprendre quel déséquilibre de l’organisme a pu rendre possible le développement des nodules.

La première chose à faire est de doser l’iode urinaire sur 24 heures, ce qui est un bon indicateur d’un déficit en iode biodisponible pour la thyroïde, et de compenser un déficit quasi constant. Cela permet de faire diminuer les nodules la plupart du temps, sinon de les stabiliser. La présence d’une augmentation de volume de la thyroïde avec des nodules est fortement corrélée au dosage de l’iode urinaire, et pas du tout à celui de la TSH. La régulation haute, hypophysaire, par la phytothérapie, est délicate et nécessite une consultation spécialisée.

Si le ou les nodules sont découverts dans le cadre d’une dysthyroïdie, hyper ou hypo, voir les entrées correspondantes pour la prise en charge. • Le fucus, Fucus vesiculosus, est une algue brune très riche en iode, en oligo-éléments et en vitamines. Elle est intéressante en cas de carence en iode, extrêmement fréquente. Mais la teneur en iode du fucus est très variable, ce qui implique de connaître au départ son statut en iode, de ne pas la prendre sur de longues durées sans contrôle régulier (tous les 2-3 mois par exemple). Les fibres du fucus peuvent aussi être utiles en cas de constipation, très souvent associée à l’hypothyroïdie. On le trouve en gélules ou comprimés de poudre ou d’extrait sec, 1 ou 2 par jour, en teinture mère (30 à 50 gouttes par jour), en suspension intégrale de plante fraîche (SIPF), 5 ml par jour.

Traitements complémentaires

• de nombreux laboratoires commercialisent des compléments à base d’iode, d’un dosage bien défini. Il faut également contrôler régulièrement son statut en iode en cas de complémentation ;

• utiliser du sel marin non raffiné, riche en iode ; • associer du sélénium qui optimise l’utilisation de l’iode par la cellule thyroïdienne, ainsi que la vitamine D . 3

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