Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

Rétinopathie

• Une tisane drainante :

– feuilles de reine-des-prés, Filipendula ulmaria ;

– feuilles de frêne, Fraxinus excelsior ;

– feuilles de bouleau, Betula alba ;

– feuilles de cassis, Ribes nigrum ;

– feuilles d’ortie, Urtica dioica, 30 grammes de chaque ;

– mettre 3 cuillères à soupe de ce mélange pour 1 litre d’eau bouillante,

laisser infuser ¼ d’heure, filtrer. À boire dans la journée, 5 jours sur 7 et 3 semaines par mois.

Traitements complémentaires

• l’alimentation est très importante avec la limitation du sel et des aliments salés (plats cuisinés, charcuteries, chips), une consommation privilégiée de fruits et légumes riches en potassium et pauvres en sodium (ananas, blette, fenouil, poireau, céleri) ;

• avoir une pratique régulière de sport comme la natation (qui agit un peu comme un massage ; et la fraîcheur de l’eau va stimuler la circulation veineuse et lymphatique), ainsi que l’aquabike, le yoga, le Pilates, la marche rapide ;

• les drainages lymphatiques pratiqués par les kinésithérapeutes sont extrêmement efficaces.

RÉTINOPATHIE

La rétinopathie désigne une affection de la rétine liée la plupart du temps à l’atteinte des vaisseaux sanguins. Les principales causes sont le diabète et l’hypertension artérielle. Le dépôt de protéines glyquées (réaction entre une protéine et une molécule de glucide) sur la paroi des capillaires, comme dans le diabète, ou l’hyperpression comme dans l’hypertension, fragilise leur paroi qui perd son imperméabilité, et de l’eau va fuir des capillaires pour se répandre dans la rétine. C’est l’œdème papillaire que l’on voit au fond d’œil. Puis, des micro-anévrysmes et ensuite des hémorragies peuvent se produire, réduisant petit à petit la surface de la rétine. Longtemps asymptomatique, l’évolution se fait par une perte progressive de la vision qui peut aller jusqu’à la cécité.

La rétinopathie ou rétinite pigmentaire est une maladie génétique dégénérative liée à l’atteinte des cellules photoréceptrices de la rétine. Il n’y a pas de traitement, l’évolution est lente et progressive, mais on peut la retarder.

Dans la rétinopathie diabétique, la prévention passe bien sûr en premier lieu par la régulation de la glycémie, mais heureusement de nombreuses plantes contiennent des flavonoïdes qui sont de puissants inhibiteurs de la glycation (voir entrée « Diabète », page 133). • La myrtille, Vaccinium myrtillus, agit sur la microcirculation artérielle et capillaire, protège les parois vasculaires en réduisant la perméabilité capillaire, diminue la fragilité des vaisseaux. La myrtille stimule la synthèse du collagène, augmente la capacité réparatrice de l’endothélium. Elle réduit l’agrégation plaquettaire, est un antioxydant très efficace par sa richesse en polyphénols, anthocyanes et flavonoïdes. Les extraits de myrtille inhibent l’angiogenèse et régénèrent la rhodopsine, un pigment photosensible présent dans les cellules photoréceptrices de la rétine. Elle peut se prendre sous forme de jus de baies de myrtilles, 1 verre 2 ou 3 fois par jour. Elle peut être consommée fraîche, ou sèche, 50 grammes 1 ou 2 fois par jour, en teinture mère (50 à 100 gouttes par jour), mais surtout en macérat mère de jeunes pousses, 10 à 15 gouttes par jour. Le macérat de bourgeons de mélèze, Larix decidua, possède des propriétés antidégénérescence des vaisseaux capillaires, anti-inflammatoires et antioxydantes. Il aide à revasculariser les tissus dégradés, et par son action tonique sur les parois vasculaires, il est utile dans toutes les dilatations anormales du tissu vasculaire. Il améliore les rétinopathies et la vision centrale dans le DMLA. Prendre 10 à 15 gouttes par jour, en association avec la myrtille.

Le macérat de bourgeons d’arbre de Judée, Cercis siliquastrum, en améliorant la microcirculation rétinienne et la nutrition des tissus, est un antiscléreux.

Le macérat d’argousier, Hippophae rhamnoides, a également, par sa richesse en vitamines A, C, E et en flavonoïdes, de remarquables vertus antioxydantes qui ralentissent les processus de sénescence des tissus, et en particulier rétiniens.