Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Allergie Respiratoire
– éviter les produits laitiers qui favorisent l’inflammation, ainsi que les
sucres et les graisses animales, favoriser les oméga-3 (poissons gras, amandes, noix, huile de colza) anti-inflammatoires ;
– utiliser les jus de légumes alcalinisants et reminéralisants ;
– faire doser et supplémenter en vitamine D, indispensable au
métabolisme du calcium (en association avec la vitamine K2) ;
– pour améliorer le drainage, faire des infusions de feuilles de frêne et de
feuilles de vigne rouge : 2 cuillères à soupe dans 1 litre d’eau bouillante. Laisser infuser 15 minutes et boire 2 à 3 tasses par jour.
ALLERGIE RESPIRATOIRE
L’allergie est un état d’hyperréactivité du système immunitaire vis-à-vis d’une substance étrangère à l’organisme, appelée allergène. Il s’agit le plus souvent de l’hypersensibilité dite de type 1, immédiate, médiée par des anticorps, les immunoglobulines IgE, qui libèrent des médiateurs chimiques inflammatoires comme l’histamine, responsable des manifestations cliniques de la rhinite allergique, l’urticaire, l’œdème de Quincke. Les pollens, les acariens, les moisissures, les poils d’animaux, sont le plus souvent responsables de ces allergies. L’allergie respiratoire peut aussi être liée à l’hypersensibilité de type 4, dite allergie retardée, qui est médiée par les immunoglobulines IgG, responsables des allergies ou plutôt des intolérances alimentaires, pouvant aussi s’exprimer par des manifestations cutanées (eczéma). L’atopie est une prédisposition génétique à des réactions d’hypersensibilité et à une production excessive d’IgE. Les allergies respiratoires se manifestent essentiellement par la rhinite allergique, qui se traduit par des éternuements, un nez qui coule en permanence ou au contraire toujours bouché, des démangeaisons, une perte d’odorat, une gêne respiratoire, une toux sèche persistante… Elle s’accompagne souvent d’une conjonctivite allergique. En cas d’hyperréactivité excessive du système immunitaire, elle peut se compliquer d’asthme.
La rhinite allergique peut être saisonnière, durant quelques mois par an, au printemps ou en été, liée aux pollens des plantes ou aux graminées. Elle peut être permanente tout au long de l’année, liée aux allergènes de notre environnement, acariens, poils de chats, moisissures, etc. La prise en charge de la rhinite allergique passe par la prescription de plantes antiallergiques et anti-inflammatoires, et le rééquilibrage du microbiote intestinal car le système immunitaire intestinal contrôle 70 % du système immunitaire de l’organisme (voir « Traitements complémentaires », ci-après).
Le plantain est une vaste famille de plus de 200 espèces, mais deux sont essentiellement utilisées en phytothérapie, Plantago major et Plantago lanceolata. Très riches en iridoïdes, les feuilles de plantain ont de très nombreuses propriétés pharmacologiques : antihistaminique, antiallergique, anti-inflammatoire, antioxydant, immunomodulant, antispasmodique, antitussif, cicatrisant. C’est une des plantes majeures dans tous les types d’allergies, elle n’a aucune toxicité, aucun effet secondaire (contrairement aux antihistaminiques classiques), aucune contre-indication. Il se prend en teinture mère (50 à 100 gouttes par jour), en EPS (1 cuillère à café par jour), en gélules d’extraits secs ou de poudre de plante (2 à 4 gélules par jour). Très efficace également en infusions. Il existe un collyre au plantain pour les conjonctivites.
Le cassis, Ribes nigrum, essentiellement sous forme de bourgeons, est aussi une des plantes irremplaçables à utiliser dans les allergies grâce à ses propriétés de stimulation et de régulation de la production de cortisol par les glandes surrénales. Anti-inflammatoires, antiallergiques, antioxydants, immunorégulateurs, les bourgeons de cassis sont à prendre sous forme de macérat mère (10 à 15 gouttes par jour) ou de macérat glycériné 1DH (50 à 100 gouttes par jour). Il peut se prendre également sous forme d’EPS, en association avec le plantain, 1 cuillère à café par jour pendant plusieurs mois.
L’huile essentielle d’estragon, Artemisia dracunculus, par sa richesse en chavicol et anéthol, a de remarquables propriétés antiallergiques, anti-inflammatoires, antispasmodiques.
→ Dans 125 ml de Ribes nigrum MG 1DH mettre 3 ml d’HE Artemisia dracunculus estragon. Prendre 100 gouttes tous les matins dans un ½ verre d’eau pendant 1 mois puis prendre 50 gouttes le matin pendant plusieurs mois si la rhinite est chronique ou seulement pendant la période de pollens. L’astragale, Astragalus mongholicus, possède une activité antiallergique par modulation de l’immunité (rééquilibre la balance Th1/Th2), diminue l’inflammation des voies respiratoires et leur hyperactivité, diminue la sécrétion de mucus. À prendre en gélules d’extrait sec ou en EPS. L’huile de cumin noir, Nigella sativa, est antihistaminique, antiallergique, anti-inflammatoire, bronchodilatatrice. Elle se prend sous forme de capsules, 2 à 4 par jour.
L’huile de périlla, plante proche du basilic, est riche en oméga-3, anti-inflammatoire, et surtout en acide rosmarinique, composé phénolique antiallergique puissant et régulateur du système immunitaire. Prendre 3 ou 4 capsules par jour.
Pensez à drainer le foie qui joue un rôle capital dans l’élimination des allergènes grâce au pissenlit, Taraxacum dens leonis, cholérétique et cholagogue, détoxifiant hépatique, mais aussi antiallergique et anti-inflammatoire. À prendre 2 semaines par mois. En mycothérapie, Agaricus blazei, ou champignon du soleil, en plus de ses propriétés anticancéreuses et anti-inflammatoires, est immunomodulateur, et réduit les niveaux plasmatiques d’IgE. Il a toute sa place dans le traitement des allergies respiratoires ou cutanées. Prendre 2 gélules par jour de poudre de champignon ou 1 gélule d’extrait.
Traitements complémentaires
• la prise régulière de probiotiques est indispensable car un microbiote intestinal équilibré, par son interaction avec le système immunitaire intestinal, assure une modulation du système immunitaire en hyperréactivité ;
• les tests allergologiques retrouvent la plupart du temps les allergènes respiratoires (acariens, poussières, pollens, poils de chat). En cas d’échec des traitements, pensez aux intolérances alimentaires qui peuvent s’exprimer par une symptomatologie respiratoire. L’éviction de l’aliment en cause peut amener une amélioration très rapide. Quelques laboratoires pratiquent cette recherche ;
• doser la vitamine D et corriger un éventuel déficit. La vitamine D est un immuno-modulateur. La carence en vitamine D favorise les allergies et l’asthme en augmentant les IgE ;