Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

Périarthrite Scapulo-Humérale

› Voir entrée « Tendinite », page 358.

PÉRIPHLÉBITE

› Voir entrée « Phlébite », page 305.

PERLÈCHE

› Voir entrée « Mycose de la peau », page 280.

PERTES VAGINALES

› Voir entrée « Mycose vaginale », page 285.

PHLÉBITE

La phlébite ou thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot de sang dans une veine. Elle peut se former soit dans une veine superficielle, souvent au niveau d’une varice, c’est la périphlébite, bénigne, soit dans une veine profonde, beaucoup plus grave car le caillot peut se détacher de la paroi, passer dans le flux sanguin et se bloquer dans une artère pulmonaire, provoquant une embolie pulmonaire. La formation du thrombus est liée à un trouble de la coagulation, favorisé par des varices et une insuffisance veineuse, une intervention chirurgicale, un alitement prolongé, un long voyage en avion, certains cancers, la prise de contraceptifs oraux, l’obésité, la grossesse. La phlébite peut être totalement asymptomatique, et dans ce cas très dangereuse, car ne se manifestant que par une complication.

Cliniquement, on retrouve une douleur au niveau du mollet, un œdème de la jambe, une rougeur avec une augmentation de la chaleur locale, une dilatation des veines superficielles.

Le diagnostic se fait par écho-doppler et par dosage des D-dimères. Guérie, la phlébite peut se compliquer par un syndrome post-phlébitique, caractérisé par un œdème dur, une insuffisance veineuse et lymphatique, des troubles trophiques pouvant aller jusqu’à l’ulcère. Le traitement classique de la phlébite associe les anticoagulants et le port de bas ou de chaussettes de contention.

• Le traitement local de la périphlébite fait appel aux huiles essentielles anti-inflammatoires, décongestionnantes, en particulier l’hélichryse italienne, anticoagulante. Mettre dans un flacon de 10 ml :

– HE Cupressus sempervirens, cyprès 1 ml ;

– HE Gaultheria procumbens, gaulthérie couchée 1 ml ;

– HE Helichrysum italicum, hélichryse italienne 3 ml ;

– HE Eucalyptus citriodora, eucalyptus citronné 1 ml ;

– HE Citrus limonum (zeste), citron 3 ml ;

– mettre 6 à 10 gouttes localement 4 fois par jour pendant 1 semaine. Des applications d’argile verte sont également très efficaces. Mais la périphlébite superficielle peut aussi cacher une thrombose profonde et elle doit bénéficier également d’un traitement général. En aiguë, une phlébite nécessite l’utilisation de plantes anticoagulantes comme :

• le cornouiller sanguin, Cornus sanguinea, dont le macérat de bourgeons est un remarquable fluidifiant sanguin. Il est antithrombotique, anticoagulant. Il normalise les facteurs de la coagulation. Il est indiqué dans les thromboses aiguës et chroniques ;

• l’aulne glutineux, Alnus glutinosa, en macérat de bourgeons a également des propriétés antithrombotiques, anticoagulantes, hypotensives, vasorégulatrices et vasoprotectrices. Il s’associe au cornouiller. → Les deux bourgeons se prennent en macérat mère, 10 à 15 gouttes de chaque, un le matin, l’autre le soir.

• La cure de citron d’urgence (la cure de citron se fait habituellement sur 20 jours en augmentant d’un citron par jour. Là, on augmente de deux citrons par jour). Le citron est un fluidifiant et un décongestionnant veineux très efficace.

– mettre le citron entier dans l’eau froide ;

– faire une décoction, porter à ébullition et laisser bouillir doucement

pendant 3 minutes, durée à ne pas dépasser ;

– sortir le fruit et laisser refroidir quelques minutes, couper le fruit,

presser le jus à mettre dans l’eau de décoction ;

– on peut aussi plus simplement presser les citrons ;

– le jus est à consommer dans la journée, entre les repas ;

– mettre 4 citrons le 1er jour et augmenter chaque jour de 2 en 2, soit 4, 6,

8 puis 10 citrons pendant 2 jours. Redescendre ensuite à raison de 1 citron par jour.

Si la cure de citron vous semble trop difficile ou si elle est mal tolérée (brûlures gastriques), elle peut être remplacée par le macérat de jeunes pousses de citron, Citrus limonum, qui agit également sur l’hyperviscosité du sang. Prendre 7 gouttes matin et soir.

Les bourgeons d’amandier, Prunus amygdalus, ont aussi une action anticoagulante, et préviennent les thromboses vasculaires. • En prévention, chez des patients à risque de phlébite, comme avant un voyage en avion, prendre du cornouiller 2-3 jours avant et pendant le voyage et s’hydrater. En cas d’alitement prolongé, d’une insuffisance veineuse importante, prendre en alternance cornouiller et amandier, deux semaines chacun.

• Après la phlébite, et surtout en cas de syndrome post-phlébitique, on peut utiliser :

– le mélilot, Melilotus officinalis, qui, grâce à sa coumarine, est un

anticoagulant léger, diminue la perméabilité capillaire, est anti-inflammatoire, antiœdémateux, améliore la circulation veino-lymphatique. Il se prend en infusion (1 cuillère à café par tasse, infuser 10 minutes, prendre 2 ou 3 tasses par jour), en gélules de poudre ou d’extrait sec, 1 ou 2 gélules 2 fois par jour, en EPS (1 cuillère à café par jour), en teinture mère (50 à 100 gouttes par jour) ;

– l’ail, Allium sativum, est un antiagrégant plaquettaire et anticoagulant. Il

a des activités antiathéromateuse, anti-inflammatoire, antioxydante, fibrinolytique et antithrombotique. Il a toute sa place en tant que traitement complémentaire dans toutes les maladies cardiovasculaires, et en prévention. On peut le prendre sous forme d’ail frais, 1 ou 2 gousses par jour, mais surtout en gélules de poudre (300 mg de poudre équivalent à 1 gramme d’ail frais) à raison de 3 gélules par jour. Mais