Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

OSGOOD-SCHLATTER (Maladie d’)

Traitements complémentaires

• le traitement phytothérapique peut être complété par des instillations de collyre à base d’argent colloïdal, anti-infectieux et anti-inflammatoire, 3 ou 4 fois par jour.

OSGOOD-SCHLATTER (Maladie d’)

La maladie d’Osgood-Schlatter est une épiphysite de croissance de la tubérosité antérieure du genou. Elle touche l’insertion basse du tendon rotulien au niveau de son insertion sur le cartilage de croissance, et résulte de microtraumatismes répétés, chez l’enfant sportif entre 12 et 15 ans. Elle se manifeste par une douleur et une tuméfaction sous le genou, après l’effort, et peut devenir permanente, parfois entraîner une boiterie. Le diagnostic se fait par l’examen clinique et la radiographie. Maladie bénigne, elle guérit généralement sans séquelles après l’arrêt sportif, qui est le seul traitement proposé mais souvent mal accepté par l’adolescent, car l’arrêt du sport peut durer de quelques mois à 2 ans.

Heureusement, le traitement phytothérapique permet d’accélérer nettement la guérison. La prise en charge est la même que pour la maladie de Scheuermann, autre ostéo-dystrophie de croissance (voir cette entrée, page 340), avec les bourgeons de sapin pectiné, de bouleau verruqueux, ainsi que la prêle et des massages aux huiles essentielles.

Traitements complémentaires

– la supplémentation en vitamine D3 est indispensable ;

– en homéopathie, prendre calcarea phosphorica 15CH, 3 granules par

jour et hekla lava 5CH, 3 granules matin et soir ;

– privilégier une alimentation riche en fruits et légumes ;

– la kinésithérapie et l’ostéopathie peuvent être utiles.

OSTÉOPOROSE

L’ostéoporose est une raréfaction du tissu osseux, qui le fragilise et expose au risque de fracture. Elle touche six fois plus de femmes que d’hommes et s’installe tardivement après la ménopause (entre 60 et 70 ans). Ce n’est pas une maladie mais un facteur de risque lié au vieillissement. L’os est constitué d’une partie minérale, complexe de calcium et de phosphore, l’hydroxyapatite, et d’une partie organique protéique constituée de collagène. Les cellules osseuses sont de deux types : les ostéoclastes qui détruisent l’os et les ostéoblastes qui le reconstruisent : c’est le remodelage osseux, car l’os est un organe dynamique, en régénération permanente. En effet, 99 % du calcium de l’organisme est stocké dans l’os et ce mécanisme permet de réparer l’os usé et de mettre le calcium à la disposition des cellules qui en ont besoin. La quantité d’os est maximale entre 20 et 30 ans, et ensuite les pertes osseuses peuvent l’emporter sur le renouvellement. L’ostéopénie (diminution de la masse osseuse) est un processus de vieillissement normal de l’os. Tout ce mécanisme complexe est régulé par les apports nutritionnels, et par de nombreuses hormones : œstrogènes (qui stimulent les ostéoblastes), hormones thyroïdiennes, hormone de croissance, parathormone, ostéocalcine, ainsi que les vitamines D et K . 2 Le diagnostic de l’ostéoporose repose essentiellement sur l’ostéodensitométrie, examen très incomplet car il ne mesure que la partie minérale de l’os, et oublie la partie protéique. Contrairement à ce qui est dit de manière souvent anxiogène, elle ne permet pas de prédire le risque de fracture. Le diagnostic d’ostéopénie, pour lequel déjà les médecins prescrivent malheureusement trop souvent des biphosphonates, n’est pas un diagnostic de maladie. L’ostéodensitométrie n’est pas un examen inutile bien sûr, mais elle doit être complétée par des examens biologiques comme le dosage du CTX ou Crosslaps (partie terminale du collagène), de l’ostéocalcine, du cortisol, de la parathormone, de la vitamine D, des hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4), qui permettent de mesurer plus précisément le remodelage osseux (on peut avoir une déminéralisation avec une bonne structure protéique sous-jacente).

La femme est plus touchée que l’homme en raison de la diminution des œstrogènes après la ménopause (l’ostéoporose se voit plus rarement chez l’homme, dans ce cas le déficit en testostérone est le responsable), mais de nombreux facteurs favorisent l’ostéoporose, l’âge, la génétique, des déficits nutritionnels, la sédentarité, certains médicaments (cortisone, IPP au long cours), des maladies chroniques inflammatoires, endocriniennes (pathologies thyroïdiennes, la prise au long cours de L-thyroxine en particulier), le tabac, l’alcoolisme, une immobilisation prolongée. L’ostéoporose ne s’accompagne d’aucun signe clinique et elle n’est le plus souvent découverte qu’après une fracture (souvent le poignet ou un tassement vertébral) ou lors d’une ostéodensitométrie systématique. La prise en charge habituelle de l’ostéoporose passe par la prescription de biphosphonates, médicaments non dénués d’effets secondaires, ainsi que des conseils nutritionnels essentiellement basés sur une consommation importante de produits laitiers. Or, les pays qui consomment le plus de produits laitiers sont les pays où la prévalence de l’ostéoporose est la plus forte, contrairement au Japon ou à la Chine qui en consomment peu. Les produits laitiers en excès créent un état pro-inflammatoire. Le calcium est certes un minéral important pour l’os mais ce n’est pas le seul. L’ostéoporose n’est pas due à un déficit quantitatif en calcium mais à un déséquilibre du renouvellement osseux.

• Comme dans la prise en charge de la déminéralisation (voir ce terme), de nombreuses plantes peuvent apporter les minéraux essentiels à l’os. L’ortie feuilles, Urtica dioica, la prêle, Equisetum arvense, le bambou, Bambousa arundinacea, le lithotamne sont particulièrement intéressantes. À prendre en alternance au long cours, deux plantes à la fois sur des périodes de 2 à 3 mois.

En gemmothérapie

Le macérat de jeunes pousses d’airelle rouge, Vaccinium vitis idaea, augmente l’assimilation intestinale du calcium. C’est le grand remède féminin qui prévient le vieillissement.

Le macérat de jeunes pousses de ronce, Rubus fructicosus, favorise le bon fonctionnement des ostéoblastes et facilite la régénération du tissu osseux. Le macérat de bourgeons du pin de montagne, Pinus montana, est un remède reminéralisant qui relance la trame protéique osseuse et stimule les ostéoblastes et les chondrocytes (c’est aussi un protecteur du cartilage). → Prendre 10 à 15 gouttes par jour, en association ou en alternance. • L’ostéoporose étant une problématique de la femme ménopausée, liée comme on l’a dit à la baisse des œstrogènes essentiellement, un traitement hormonal substitutif phytothérapique (THSP) de la ménopause doit être mis en place (voir entrée « Ménopause », page 268) dès les premiers symptômes.

• La poudre de perle, Zhen zhu Feng en médecine chinoise, ou poudre de nacre, contient une grande quantité de protéines, d’acides aminés, de minéraux et d’oligo-éléments d’une grande biodisponibilité. C’est un régénérant osseux très intéressant. Elle se prend en gélules, 500 mg par jour pendant au moins 3 mois.

• Un champignon médicinal, Hericium eracineus ou crinière de lion, est un stimulant de la régénérescence tissulaire, du tissu nerveux, des fibroblastes et des ostéoblastes. Il est indiqué dans les fractures et l’ostéoporose. Il se prend en gélules de poudre ou d’extrait sec, 2 ou 3 par jour.

Traitements complémentaires

L’hygiène de vie et l’activité physique sont les piliers de la prise en charge de l’ostéoporose.

• arrêt du tabac ;

• limiter le café (2 tasses par jour maximum), préférer le thé ; • manger des fruits et légumes en quantité suffisante pour l’équilibre acide-base ;

• limiter les produits laitiers à un par jour, en privilégiant chèvre et brebis ; • ne pas trop saler ses aliments (le sel augmente la fuite de calcium dans les urines) ;

• manger suffisamment de protéines, animales (poissons, viandes blanches, volailles, œufs), 1 fois par jour, et végétales (légumineuses, céréales complètes, dérivés du soja) ;

• il faut pratiquer de l’exercice physique au moins 30 minutes 3 fois par semaine. Les personnes en forme physiquement ont un meilleur équilibre et une meilleure coordination, ce qui diminue les risques de chutes. → Le principal facteur de risque de fractures est la chute, pas l’ostéoporose. Voici les divers types d’exercices recommandés.