Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Les formes solides
Elles possèdent des qualités nutritionnelles et métaboliques, et elles peuvent servir de véhicule ou d’excipient, en particulier pour les huiles essentielles, en modulant leur pénétration à travers la peau. Les huiles végétales seront choisies selon leurs qualités propres, comme les huiles d’argan, d’amande douce, de calophylle, de jojoba, de macadamia, de noyaux d’abricot, etc. Les macérats huileux sont obtenus par la macération d’une plante ou d’une partie de la plante dans une huile végétale, avant d’être filtrés. Les propriétés de la plante sont ainsi transmises à l’huile végétale. Ce sont les macérats huileux de millepertuis, de calendula, d’arnica, etc.
Les formes solides
• Les poudres végétales
La plante est séchée et broyée avant d’être pulvérisée pour obtenir une poudre micronisée. Différentes techniques sont utilisées, le cryobroyage est le procédé le plus performant, la plante étant broyée à froid, sous azote liquide (–196 °C). La poudre de plante représente la forme de la plante à l’état naturel, donc elle correspond au totum de la plante, mais sa biodisponibilité peut être parfois aléatoire. Elle est mise dans des gélules le plus souvent, et la présence de cellulose, composant naturel de la plante, peut gêner certaines personnes qui ne la digèrent pas bien. Les avantages de cette forme sont le grand nombre de plantes disponibles, l’absence de conservateur et d’excipient, leur facilité de prise (la gélule peut être ouverte et l’on peut mélanger la poudre avec des aliments, utile chez les enfants). Mais la poudre possède une mauvaise stabilité dans le temps, il ne faut donc pas les garder trop longtemps.
Les gélules sont habituellement dosées de 200 à 350 mg, et se prennent chez l’adulte à raison de 1 ou 2 gélules 2 ou 3 fois par jour. • Les extraits secs
La fabrication des extraits secs (ES) nécessite plusieurs opérations. La plante broyée est mise à macérer dans un solvant, de l’eau ou de l’alcool à différents degrés. Puis viennent une filtration et une concentration pour obtenir un extrait liquide, le solvant étant ensuite éliminé la plupart du temps sous vide, sans chauffage, pour obtenir l’extrait sec. L’élimination du solvant peut se faire en projetant l’extrait liquide sous forme de brouillard dans un courant d’air chaud, provoquant une évaporation ultrarapide. On obtient un nébulisat.
La standardisation des procédés permet d’obtenir un titrage toujours identique, on parle alors d’extrait sec standardisé. La biodisponibilité en extraits secs est excellente, mais les références disponibles sont moins nombreuses que les poudres. Les extraits secs sont présentés en gélules ou comprimés, de 50 à 200 mg d’ES, avec une posologie de 1 à 3 par jour.
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