Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Calcul Rénal
• le chardon-Marie, Carduus marianus, régule le flux biliaire, est antioxydant, anti-inflammatoire. Existe en poudre de plantes, en extraits, en EPS (1 cuillère à café par jour) ;
• le romarin, Rosmarinus officinalis, dont on utilise les jeunes pousses en gemmothérapie. C’est une grande plante de la détoxification hépatique et de la régulation de la bile. À prendre en macérat mère, 10 gouttes par jour ou en macérat glycériné 1DH, 50 gouttes 2 fois par jour.
Traitements complémentaires
• l’alimentation a un rôle important : suppression des sucres rapides, des plats en sauce, des graisses saturées ;
• adopter un régime méditerranéen, beaucoup de fruits et légumes, peu de viandes rouges, du poisson, des céréales complètes, huile d’olive et colza, un peu de vin rouge ;
• les lécithines de soja augmentent la solubilisation du cholestérol. Prendre 2 ou 3 gélules par jour.
CALCUL RÉNAL
Le calcul rénal ou lithiase rénale se forme par la précipitation de cristaux présents en trop forte concentration dans les urines. La plus fréquente est la lithiase calcique (80 % des calculs), visible sur la radio, oxalate de calcium le plus souvent, mais aussi phosphate ou carbonate de calcium. La lithiase phosphatique (10 %) moule les voies urinaires en prenant un aspect de corail. La lithiase urique (10 %) est composée d’acide urique et radiotransparente. La lithiase peut évoluer à bas bruit pendant des années, ou se manifester brutalement par des douleurs extrêmement violentes, réalisant la crise de colique néphrétique. Le taux de récidive à dix ans est de 50 %, d’où la nécessité de mettre en place un traitement de fond, car souvent la cause est métabolique ou liée à une alimentation déséquilibrée. La crise de colique néphrétique, causée par la migration brutale d’un calcul, se manifeste par une douleur brutale et violente au niveau lombaire, irradiant vers la zone pelvienne, accompagnée souvent de nausées et vomissements, de brûlures urinaires ou de présence de sang dans les urines. Le calcul peut être éliminé spontanément au bout d’un temps plus ou moins long ou se bloquer dans les voies urinaires.
Traitement de la crise
Il s’agit à la fois de soulager la douleur et de faciliter l’évacuation de la lithiase. Seul ou en association avec le traitement classique, selon l’intensité de la douleur, l’aubier de tilleul sauvage du Roussillon, Tilia sylvestris, que l’on trouve aussi sous le nom de gravelline, est un remarquable antispasmodique, grâce en particulier au phloroglucinol qu’il contient (principe actif du Spasfon®), mais aussi anti-inflammatoire et antalgique. Il s’emploie en décoction : mettre 40 grammes (2 bâtonnets) dans un litre d’eau. Faire bouillir à feu doux pendant 10 minutes et laisser infuser 1 heure. À boire dans la journée pendant 10 jours ou jusqu’à expulsion du calcul. Existe aussi en comprimés sous le nom de Vibtil® en pharmacie, mais la décoction est plus efficace.
• L’aromathérapie est également très utile, grâce à la préparation suivante :
– HE Gaultheria procumbens, gaulthérie couchée 2 ml ;
– HE Cananga odorata, ylang-ylang 2 ml ;
– HE Artemisia dracunculus, estragon 2 ml ;
– HE Rosmarinus officinalis ct camphre, romarin à camphre 1 ml ;
– huile végétale de noisette 15 ml ;
– mettre 8 gouttes sur les fosses lombaires et 8 gouttes sur l’abdomen
toutes les ½ heures pendant 2 heures, puis 4 fois par jour jusqu’à disparition de la douleur.
Traitement de fond
Indispensable à mettre en place, vu le taux de récidive élevé. • Le Chrysanthellum americanum est une plante incontournable car elle fait disparaître les calculs de petites tailles qu’ils soient rénaux, biliaires ou salivaires. La plante est cholérétique, hépatoprotectrice, antioxydante, anti-inflammatoire, hypocholestérolémiante, agit sur la microcirculation, et également diurétique. À utiliser en gélules de poudre de plantes ou d’extraits, 2 ou 3 gélules 20 jours par mois pendant plusieurs mois. • En gemmothérapie, le macérat de genévrier, Juniperus communis, possède la caractéristique de dissoudre les cristaux accumulés dans les différents tissus du corps humain, et surtout le rein et le foie. Il diminue l’acide urique. À utiliser en association avec le macérat de bruyère, Erica vulgaris. Prendre 10 gouttes de chaque, 20 jours par mois sur de longs mois.
• En tisanes, on peut également prendre :
– queues de cerise 50 g ; chiendent 50 g ; fleurs de sureau 20 g ; feuilles
de frêne 30 g. Mettre 2 cuillères à soupe du mélange dans un litre d’eau bouillante. Infuser 10 minutes et boire dans la journée pendant 1 semaine. À faire 2 fois par mois.
Traitements complémentaires
• les lithiases urinaires sont très largement corrélées à l’alimentation, un changement d’habitudes alimentaires est donc primordial ; • bien sûr, une hydratation optimale est importante (1,5 litre minimum) avec des eaux peu minéralisées, mais les calculs d’oxalate de calcium étant les plus fréquents, il faut diminuer les aliments riches en oxalates (chocolat, thé, épinards, cacahuètes, oseille, brocolis, amandes, noix, noisette), limiter mais pas supprimer les aliments riches en calcium comme les produits laitiers car le calcium forme des complexes avec l’oxalate dans le tube digestif et diminue donc le risque de le retrouver dans les urines ; • l’acide phytique présent dans les céréales et les légumineuses est un inhibiteur de la calcification des sels de calcium ; • il faut privilégier les fruits et légumes, modérer les viandes, pour alcaliniser les urines, l’acidité favorisant la précipitation des cristaux. Il faut bannir les sodas, acidifiants ;
• limiter le sel ;
• l’acide oxalique est également fabriqué par le microbiote et réabsorbé. Donc, prendre régulièrement des probiotiques pour un microbiote équilibré ;
• optimiser les taux de vitamine D et vitamine K qui contrôlent la fixation 2 du calcium sur l’os, lui évitant d’aller se déposer ailleurs ; • le magnésium inhibe la formation des cristaux. Prendre régulièrement 400 mg par jour ;
• pour les calculs d’acide urique, limiter les protéines animales et la viande, ainsi que les aliments riches en purines (voir entrée « Goutte », page 188).