Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Arthrose
• des oligo-éléments complètent le traitement : cuivre, manganèse-cobalt ; • la serrapeptase, enzyme protéolytique tirée du ver à soie, est un remarquable anti-inflammatoire et antifibreux qui a la propriété de nettoyer les vaisseaux. Prendre 200 000 unités matin et soir ; • prendre des compléments à base d’oméga-3, anti-inflammatoires et fluidifiants.
ARTHROSE
L’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue au monde. Les premiers symptômes apparaissent vers 40-50 ans, et elle touche 65 % de la population à 65 ans et 80 % après 80 ans.
Elle se caractérise par la destruction progressive du cartilage qui s’étend à toutes les structures de l’articulation, entraînant douleurs et raideurs articulaires, ainsi que des inflammations à des degrés variables. C’est un facteur essentiel de limitation de la mobilité et de handicap. On ne guérit pas de l’arthrose car on ne peut pas revenir en arrière, il est en effet illusoire de penser à reconstruire une articulation toute neuve ! Mais on peut facilement stabiliser une arthrose, stopper l’évolution et surtout faire disparaître la douleur et retrouver une mobilité satisfaisante. La prise en charge de la maladie arthrosique doit être une prise en charge globale, intégrant l’alimentation, l’hygiène de vie, l’activité physique, et bien sûr tout ce que la médecine naturelle, c’est-à-dire non pharmacologique, peut proposer : les plantes médicinales, les huiles essentielles, des compléments alimentaires, mais aussi les cures thermales, les thérapeutiques manuelles.
Longtemps l’arthrose a été considérée comme la conséquence du vieillissement, une simple usure du cartilage. Même si ce facteur ne peut être nié, cela n’explique pas l’apparition précoce de l’arthrose que l’on voit chez certaines personnes. Si les facteurs génétiques sont indiscutables, les contraintes mécaniques sont fréquemment impliquées : des anomalies des membres inférieurs et des anomalies squelettiques (scoliose, pieds plats), la pratique excessive de certains sports, les traumatismes articulaires, une alimentation inadaptée.
Tout traitement phytothérapique de l’arthrose, lors de l’instauration d’un traitement ou après avoir passé la phase aiguë, doit commencer par un drainage (voir la notion de drainage page 16), car les articulations sont considérées comme un cul-de-sac métabolique : c’est valable pour l’arthrose, la goutte, les tendinites, toutes les pathologies inflammatoires. En éliminant les déchets toxiques qui entraînent les douleurs et l’inflammation, et donc le blocage et l’immobilisation articulaire, le drainage permet souvent de libérer de manière spectaculaire une situation figée. Il permet à la phytothérapie de dépasser l’action symptomatique par l’apport d’une action profonde et parfois résolutive. • la sève ou le jus de bouleau : la sève fraîche se récolte au printemps et concentre toutes les propriétés des feuilles, des écorces, des bourgeons. Elle contient de très nombreux oligo-éléments et minéraux. Elle est à la fois drainante et anti-inflammatoire. Vous trouverez de la sève fraîche, non pasteurisée, en février et mars, récoltée au moment de la poussée de sève. Elle se conserve au froid car elle fermente très vite. Vous pouvez la commander et la trouver dans tous les magasins bio. → Il est recommandé de faire une cure de 3 semaines. Prendre un verre à jeun tous les matins ; • on trouve également en toute saison de la sève de bouleau soit récoltée sans qu’il y ait de contact avec l’air, donc sans risque d’oxydation, soit dans laquelle est ajouté du jus de citron qui bloque la fermentation. Il est donc possible de faire une cure à n’importe quel moment de l’année.Le jus de bouleau est une extraction aqueuse des feuilles du bouleau. Il est également diurétique et draineur. → Prendre 1 cuillère à soupe 3 fois par jour à diluer dans un grand verre d’eau, à faire pendant 3 semaines. À faire au moins deux fois par an ;
• le jus de bouleau est une extraction aqueuse des feuilles du bouleau. Il est également diurétique et draineur. → Prendre 1 cuillère à soupe 3 fois par jour à diluer dans un grand verre d’eau, à faire pendant 3 semaines.
• Les tisanes : malgré les formes modernes des préparations phytothérapiques, qui sont plus simples à prendre (gélules, comprimés, extraits liquides), les tisanes de plantes sont toujours d’actualité, comme la tisane des 5 feuilles : faire préparer le mélange suivant : feuilles de cassis (Ribes nigrum), feuilles de frêne (Fraxinus excelsior), feuilles de bouleau (Beluta alba), feuilles de fraisier (Fragaria vesca) aa 250 grammes. Mettre 3 cuillérées à soupe pour 1 litre d’eau. Faire bouillir 2 minutes, laisser infuser 15 minutes et filtrer. Boire le litre dans la journée, 5 jours sur 7 et cela sur 3 semaines à 1 mois.
La rhumatologie fait partie du domaine de la médecine où les plantes médicinales ont le plus d’efficacité, en raison de leurs multiples propriétés : anti-inflammatoires, antalgiques, trophiques du tissu de soutien (elles permettent une meilleure nutrition) et reminéralisantes. • l’harpagophytum, Harpagophytum procumbens ou griffe du diable (car son fruit muni de crochets peut blesser les animaux), est une plante vivace que l’on trouve surtout en Afrique australe, notamment dans les steppes de Namibie et le désert du Kalahari. La partie employée est la racine. Les principaux composants sont les iridoïdes, molécules anti-inflammatoires et analgésiques (qui représentent 3 % de la plante), et parmi celles-ci l’harpagoside est la plus importante. Elle est utilisée traditionnellement en infusion, mais chez nous on la trouve surtout sous forme de teinture mère, de poudre de plante (300 à 400 mg par gélule) ou d’extrait sec (gélules de 300 à 400 mg). Elle peut donner des troubles digestifs (douleurs gastriques, nausées, diarrhée). Même si maintenant elle commence à être mise en culture, elle est surtout récoltée en milieu sauvage, entraînant beaucoup de dégâts causés au milieu naturel, et de plus semble menacée de disparition ; • la scrofulaire noueuse, Scrophularia nodosa, qui pousse dans les milieux humides, les marécages, les fossés, est répandue dans toute l’Europe et l’Amérique du Nord. Elle est, comme l’harpagophytum, riche en iridoïdes et possède donc des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques importantes. La scrofulaire est donc active à des doses bien moindres que l’harpagophytum et surtout elle est extrêmement bien tolérée, ne provoquant aucun trouble digestif. Elle peut se prendre en infusions de feuilles, en gélules de plante sèche, en EPS (prendre 1 ou 2 cuillères à café par jour). Prudence avec les anticoagulants ;
• le cassis, Ribes nigrum, dont on utilise les feuilles et les bourgeons en gemmothérapie. Les propriétés du cassis en rhumatologie sont nombreuses : c’est un anti-inflammatoire, antiarthritique, antidégénératif, antioxydant. Grâce à son action diurétique, le cassis est un véritable draineur des articulations, mais aussi des autres émonctoires (foie, rein, peau). En gemmothérapie (qui se définit par l’utilisation des jeunes pousses ou des bourgeons), le Ribes nigrum est un modulateur du cortisol, la cortisone naturelle sécrétée par les glandes surrénales. Il relance l’activité de cette hormone, expliquant la fabuleuse activité anti-inflammatoire et les capacités à redynamiser l’énergie, à désenflammer séreuses et muqueuses de cette plante. À prendre sous forme de macérat glycériné (MG 1DH), 100 gouttes par jour, de macérat mère, 10 à 15 gouttes par jour, d’infusions de feuilles, en gélules de poudre ou d’extraits secs, en EPS ; • le saule, Salix alba, dont les dérivés salicylés (inactifs) présents dans l’écorce sont transformés par la flore intestinale puis par le foie en acide salicylique qui est la forme active. L’aspirine, quant à elle, est de l’acide acétylsalicylique, puissante molécule antidouleur et anti-inflammatoire, mais beaucoup plus toxique que l’acide salicylique. De ce fait, la tolérance gastrique de celle-ci est remarquable et le saule n’a pas les effets indésirables de l’aspirine. Néanmoins, le saule, comme la reine-des-prés, reste contre-indiqué chez les personnes allergiques à l’aspirine ; • la reine-des-prés, Filipendula ulmaria, est également une plante à salicylés, elle est, comme le saule, indiquée dans les aggravations d’arthrose lors de temps froids et humides, en aiguë comme en traitement chronique ; • l’ortie, Urtica urens, a des propriétés anti-inflammatoires et diurétiques, elle est surtout utilisable en traitement de fond de l’arthrose, du fait de ses nombreuses propriétés de reminéralisation et de nettoyage des articulations. Elle est très utile chez les personnes en surcharge métabolique et pondérale. → On trouve ces trois plantes en gélules d’extraits secs ou de plantes, en EPS (on peut alors les utiliser associées, à raison de 1 ou 2 cuillères à café par jour) ;
• le curcuma, Curcuma longa, est riche en polyphénols, les curcuminoïdes, dont la curcumine est le composé le plus actif et le plus étudié. La curcumine est un antioxydant très puissant, un anti-inflammatoire digestif, cardiovasculaire, cérébral, articulaire, et possède des effets anticancéreux démontrés. La curcumine s’utilise associée à de la pipérine (un extrait de poivre noir), ce qui multiple l’absorption digestive, ou sous forme de phospholipides (les phytosomes) ou solubilisée dans des micelles, des gouttelettes de graisse, ce qui augmente l’absorption digestive jusqu’à 185 %. Plusieurs études ont montré que 200 mg de curcumine sont aussi efficaces que les anti-inflammatoires classiques sans aucun effet secondaire. Mais le curcuma est aussi actif sous la forme de plante entière (voir la notion de totum, qui considère que le tout est plus que la somme de ses parties), la curcumine n’étant que l’un des nombreux principes actifs du curcuma. Il peut donc aussi s’utiliser sous forme de gélules de poudre, en solution hydrique ou en EPS ;
• la boswellia, Boswellia serrata, est un arbuste qui pousse dans les régions désertiques. Sa gomme de résine est utilisée depuis des millénaires pour ses effets anti-inflammatoires, en particulier par la médecine ayurvédique. Les acides boswelliques ont la propriété de bloquer les leucotriènes, molécules impliquées dans la réponse inflammatoire. Ils améliorent également la microcirculation des tissus, en particulier articulaires, contribuant ainsi à une meilleure nutrition cellulaire et à lutter contre l’inflammation. L’effet anti-inflammatoire n’est pas immédiat, il faut entre 4 et 6 semaines de traitement pour en ressentir l’efficacité. Prendre 1 gélule de 300 mg 3 fois par jour pendant 2 mois, et si le résultat est favorable continuer avec 1 gélule matin et soir.
• En gemmothérapie, on peut utiliser également les macérats de pin de montagne Pinus montana, vigne Vitis vinifera, vigne vierge Ampelopsis weitchii, bouleau pubescent Betula pubescens, airelle rouge Vaccinum vitis idaea, pour les plus importants. À prendre sur de longues durées, en alternance, 10 gouttes par jour.
• Les huiles essentielles : la rhumatologie est un des domaines privilégiés de l’aromathérapie. La voie cutanée est exclusivement utilisée dans cette indication, donc elle est d’un emploi facile et sans danger, à part quelques très rares cas d’allergie cutanée. Les huiles essentielles ne seront pas utilisées sur une longue durée, mais surtout réservées, dans l’arthrose, aux poussées inflammatoires aiguës.
– les plus utilisées sont la gaulthérie ou wintergreen, Gaulteria
procubens ; l’eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora ; le romarin,