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Mononucléose Infectieuse

– mettre HE niaouli, Melaleuca quinquenervia 3 ml, HE ravintsara,

Cinnamomum camphora 3 ml dans 50 ml d’Aloe vera gel ou un gel neutre ;

– appliquer 1 ou 2 fois par jour jusqu’à disparition des lésions. • Renforcer le système immunitaire par la prise de reishi, Ganoderma lucidum, qui est également un excellent antiviral. En gélules de poudre ou d’extraits, on trouve également des formes pédiatriques en sirop, à prendre pendant 2 mois.

MONONUCLÉOSE INFECTIEUSE

La mononucléose infectieuse est due à un herpèsvirus, le virus d’Epstein-Barr (EBV). Ce virus infecte 50 % des enfants avant 5 ans, et plus de 90 % des adultes ont des sérologies positives. Après la primo-infection, le virus persiste à vie dans les lymphocytes B. Transmise par la salive, asymptomatique chez les jeunes enfants, la mononucléose infectieuse se développe surtout chez les adolescents et les adultes. Elle se manifeste par de la fièvre, une pharyngite, des adénopathies et une fatigue intense qui peut durer des mois. Le diagnostic se fait par l’apparition de cellules mononucléaires dans le sang et des tests sérologiques. Les complications sont rares, mais la maladie peut évoluer de façon chronique et se réactiver régulièrement. On retrouve fréquemment le virus dans le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie. Il peut devenir redoutable, modifier le génome et devenir oncogène (il est impliqué dans certains cancers) et on le retrouve derrière de nombreuses maladies auto-immunes, thyroïdite de Hashimoto, lupus, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde entre autres. Un autre virus très proche, le cytomégalovirus (CMV) donne le même tableau clinique et peut être associé à de nombreuses pathologies (maladie de Crohn, glioblastome, dépression, maladie parodontale, meningiome). Le traitement est le même que celui de l’EBV.

La mononucléose infectieuse est considérée comme une maladie bénigne, si ce n’est la fatigue persistante, et en médecine classique elle n’a aucun traitement, sinon le repos au lit. Heureusement, de nombreux traitements naturels existent.

• Plusieurs plantes peuvent être utilisées :

– le cyprès, Cupressus sempervirens, très riche en tanins, dont les

proanthocyanidines qui ont montré de puissantes propriétés antivirales, limite la réplication virale et induit la lyse des virus. Il est également anti-inflammatoire, immunostimulant, reconstituant. Les EPS sont à privilégier dans cette indication en raison de leur procédé d’extraction qui concentre les tanins ;

– la réglisse, Glycyrrhiza glabra, est anti-inflammatoire,

immunostimulante, antivirale. Elle stimule les glandes surrénales et la production de cortisol, et agit sur la fatigue. Elle se prend en gélules ou comprimés de poudre ou d’extrait secs (2 ou 3 fois par jour), en teinture mère (30 gouttes 2 ou 3 fois par jour), en EPS (1 cuillère à café 2 ou 3 fois par jour). En infusion, 2 à 4 grammes de racines par tasse d’eau bouillante, 3 fois par jour. Déconseillée en cas d’hypertension, et à prendre de manière discontinue (5 jours par semaine) ;

– le sureau, Sambucus nigra, est aussi une plante antivirale, anti-

inflammatoire et immunostimulante. En infusion (2 cuillères à café de fleurs séchées par tasse, 2 ou 3 fois par jour), en gélules ou comprimés de poudre ou d’extrait (1 ou 2 gélules ou comprimés 3 fois par jour), en teinture mère (20 à 50 gouttes 1 à 3 fois par jour), en EPS (1 cuillère à café par jour) ;

– l’astragale, Astragalus membranaceus, grande plante de la

pharmacopée chinoise, est antivirale, immunostimulante, antioxydante, entre autres propriétés. L’astragale est une plante adaptogène, donc une plante d’action profonde de rééquilibrage du terrain désadapté dans les mononucléoses chroniques.

→ Prendre par exemple :

– EPS cyprès/EPS réglisse/EPS astragale aa qsp 150 ml ;

– prendre 1 cuillère à café dans un demi-verre d’eau 1 fois par jour 5 jours

par semaine pendant 1 mois en cas de mononucléose aiguë et pendant 3 mois dans la forme chronique ;

– la réglisse peut être remplacée par le sureau ;

– la scutellaire, Scutellaria baicalensis, anti-inflammatoire et

antioxydante, est également un antiviral puissant, antibactérienne et immunomodulatrice. Anxiolytique, tranquillisante mais également

tonifiante, elle stimule les performances cognitives. À utiliser surtout dans les formes chroniques. Elle se prend en gélules d’extrait, 3 par jour.

• En aromathérapie, plusieurs huiles essentielles possèdent des propriétés antivirales, comme le ravintsara, Cinnamomum camphora ct cineole, le niaouli, Melaleuca quinquenervia, le laurier noble, Laurus nobilis, le romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis verbenone. Faire la préparation suivante :

– HE Cinnamomum camphora ct cineole, ravintsara 2 ml ;

– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli 1 ml ;

– HE Rosmarinus officinalis verbenone, romarin à verbénone 1 ml ;

– HE Laurus nobilis, laurier noble 1 ml ;

– solubilisant qsp 30 ml ;

– prendre 20 gouttes 3 fois par jour dans de l’eau au cours des repas

pendant 1 mois. Pour une forme chronique, 20 gouttes 2 fois par jour 3 semaines par mois.

• Le shiitake, Lentinula edodes, est un champignon comestible de la pharmacopée asiatique. Riche en bêta-glucanes, il est régulateur du système immunitaire et possède des propriétés antivirales, antioxydantes, anti-inflammatoires. Il se prend en gélules de poudre ou d’extraits secs, 2 ou 3 gélules par jour sur de longues périodes ;

• le Coriolus versicolor ou queue-de-dinde possède les mêmes propriétés et peut être prescrit en association.

Traitements complémentaires

• adopter une alimentation saine avec beaucoup de fruits et légumes pour booster le système immunitaire ;

• en oligothérapie, prendre cuivre-or-argent, 1 fois par jour ; • la quercetine, flavonoïde présente dans les fruits et légumes, en particulier les oignons et les câpres, possède des propriétés antivirales démontrées par plusieurs études sur le virus de la grippe et le virus d’Epstein-Barr. Prendre 500 à 1 000 mg par jour ;

• la micro-immunothérapie est une thérapeutique qui consiste à permettre au système immunitaire de combattre lui-même les virus par des nanodilutions de cytokines, molécules du langage du système immunitaire. Sans aucun effet secondaire et très efficace, elle n’est malheureusement pas pratiquée par beaucoup de médecins.