Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Cystite
La prêle est aussi le traitement de l’hyperlaxité ligamentaire que l’on voit souvent chez les adolescents qui ont grandi trop vite, associée aux oligo-éléments.
• La grande aunée, Inula helenium, est une plante de stimulation hypophysaire, qui améliore l’état général et stimule l’appétit. À utiliser surtout chez les adolescents qui grandissent mal et chez les filles avec un retard pubertaire. Elle se prend en teinture mère (30 gouttes matin et soir), en extrait aqueux (1 ampoule par jour).
Traitements complémentaires
• ne pas oublier la vitamine D , indispensable au développement statural ; 3
• en oligothérapie, le cuivre-or-argent, le zinc-cuivre ou le manganèse-cuivre peuvent être utilisés.
CYSTITE
La cystite est une inflammation de la paroi de la vessie d’origine bactérienne. Elle se traduit par des envies fréquentes d’uriner, des brûlures à la miction, une pesanteur dans le petit bassin, parfois quelques gouttes de sang en fin de miction. Deux signes importants permettent de la différencier d’une infection urinaire haute, la pyélonéphrite qui, elle, nécessite une antibiothérapie rapide : une absence de fièvre élevée et une absence de douleurs lombaires.
La quasi-totalité des bactéries à l’origine des cystites sont d’origine intestinale, dont Escherichia coli. Le rééquilibrage du microbiote intestinal est donc indispensable dans les cystites récidivantes. Autre élément à prendre en compte, la congestion pelvienne, résultat d’une gêne à la circulation veineuse du petit bassin, toujours présente et facteur de passage à la chronicité. Une insuffisance du système neurovégétatif est souvent responsable de la persistance d’un résidu postmictionnel, favorisant les infections.
Dans le traitement des cystites à répétition, la suppression symptomatique du germe est indispensable, mais sera insuffisante si l’on ne corrige pas les facteurs favorisant leur survenue. Et c’est là tout l’intérêt de la prescription des plantes médicinales, permettant : 1) Le traitement anti-infectieux urinaire. 2) Lever l’obstacle de la congestion pelvienne. 3) Le drainage urinaire. 4) En complément, rééquilibration du microbiote intestinal. • Le traitement anti-infectieux, indispensable dans la phase aiguë, fait surtout appel aux huiles essentielles anti-infectieuses, anti-inflammatoires, antalgiques.
• L’huile essentielle d’origan, Origanum compactum, est un anti-infectieux très puissant à très large spectre d’action. Elle est aussi immunomodulatrice. Agressive pour les muqueuses de la bouche, elle doit être fortement diluée : mettre une goutte dans une cuillère à café de miel ou d’huile végétale, 3 fois par jour. Toutefois, il est préférable de l’utiliser en capsules, dans ce cas prendre 2 capsules 3 fois par jour pendant 5 jours. À éviter chez la femme enceinte.
• On peut utiliser la préparation suivante :
– HE Cinnamomum verum, cannelle de Ceylan ;
– HE Eugenia caryophyllus, giroflier ;
– HE Cinnamomum camphora ct cineole, ravintsara ;
– HE Citrus limonum, citron (zeste) aa 30 % ;
– solubilisant qsp 30 ml ;
– prendre 20 gouttes dans ½ verre d’eau 4 fois par jour. Faciles à trouver en pharmacie, les Gouttes aux essences® (GAE) contiennent HE de girofle, thym, lavande, cannelle et menthe poivrée. Prendre 30 gouttes 4 fois par jour.
À noter que certaines huiles essentielles (girofle, lavande, cajeput) par leurs propriétés de régulation neurovégétative permettent de lutter contre le résidu postmictionnel.
Autres plantes anti-infectieuses :
• La busserole, Arctostaphylos uva-ursi, qui contient de l’arbutoside, puissant antiseptique et anti-inflammatoire urinaire, actif sur de nombreux germes. Dans l’organisme, l’arbutoside est métabolisé en hydroquinone qui est aussi un antiseptique puissant. À noter que cette activité ne se manifeste que si l’urine est alcaline. Il faut donc en même temps consommer des eaux minérales alcalines (Vichy, Hépar, Saint-Yorre) 1 litre par jour ou prendre du bicarbonate de soude (1 cuillère à café 2 ou 3 fois par jour). La busserole se prend en infusion (3 ou 4 tasses par jour), en teinture mère (50 gouttes 2 fois par jour), en gélules (4 à 6 par jour), en EPS (1 cuillère à café par jour). Peut se prendre sur le long cours, 10 jours par mois. À noter que ses propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques l’indiquent dans les cystites à urines claires (sans germe).
• En gemmothérapie, le macérat d’airelle rouge et le macérat de bruyère ont également des propriétés antiseptiques urinaires importantes. Prendre 10 gouttes de chaque (un le matin et un le soir). Une fois passée la phase aiguë, la bruyère permet de restaurer le terrain dans les infections urinaires chroniques, avec le macérat de bouleau pubescent, à prendre sur le long cours (10 gouttes de chaque). • la verge d’or, Solidago virga aurea, est antiseptique, antioxydante, cicatrisante, anti-inflammatoire. Elle est très efficace dans les infections urinaires, surtout en prévention des récidives. Elle se prend en infusion, en gélules de poudre de plantes ;
• la canneberge, Vaccinium macrocarpon, contient de la proanthocyanidine qui diminue l’adhésivité des colibacilles sur la paroi vésicale. Elle fait partie de la famille des airelles et des myrtilles, anti-infectieux urinaires. Elle s’utilise essentiellement en prévention des cystites à Escherichia coli, sous forme de jus (300 ml par jour) ou d’extraits (plus efficaces). Prendre en association avec d’autres plantes.
• Cystites à répétition des femmes ménopausées La muqueuse de la vessie est protégée par une couche de mucus constituée par des mucopolysaccharides, sous la dépendance des œstrogènes, empêchant les germes de se coller à la paroi et d’y former des biofilms. La diminution des œstrogènes postménopausiques entraîne une altération de la qualité de ce mucus vésical, ainsi qu’une élévation du pH vaginal et une atrophie de la muqueuse, ce qui favorise un déséquilibre de la flore vaginale et une colonisation par les germes intestinaux. Il faut donc aider à rétablir un équilibre hormonal local par l’utilisation d’huiles essentielles œstrogénisantes, anti-infectieuses, cicatrisantes, grâce à la préparation suivante :