Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Mycose Vaginale
• Le traitement du périonyxis fait appel à des applications de tea tree ou de palmarosa, pures, 2 fois par jour. On peut aussi faire la préparation suivante :
– HE Melaleuca alternifolia, tea tree ;
– HE Cymbopogon martinii, palmarosa aa qsp 15 % ;
– huile végétale de bourrache 85 % qsp 1 flacon 30 ml ;
– 1 application 1 ou 2 fois par jour sur le pourtour de l’ongle. • Compléter le traitement avec la prise de deux bourgeons :
– le cèdre du Liban, Cedrus libani, est le traitement spécifique de
l’eczéma sec, et de toutes les dermatoses sèches ;
– le noyer, Juglans regia, permet de rétablir les barrières intestinales et
cutanées. Il est indiqué dans toutes les inflammations chroniques dermatologiques ;
– ces bourgeons se prennent en macérat mère, 10 à 15 gouttes par jour, un
le matin, l’autre le soir, 3 semaines par mois, pendant plusieurs mois.
Traitements complémentaires
• avoir les ongles coupés court ;
• changer les chaussettes quotidiennement et privilégier le coton plutôt que les matières synthétiques afin de limiter la sueur ; • limiter le port des chaussures de sport aux activités sportives car favorisant l’humidité ;
• alterner ses chaussures pour qu’elles aient le temps de sécher ; • bien se sécher les pieds et plus particulièrement entre les doigts de pied, surtout lorsque les ongles se recroquevillent avec le vieillissement ; • éviter de laver ses mains trop fréquemment, situations favorisant
l’apparition de mycoses des ongles de la main ; • porter des gants pour éviter le contact des mains avec de l’eau ; • ne pas prêter et ne pas emprunter le linge de toilette ; • ne pas marcher pieds nus sur les bords des piscines ou dans les salles de sport.
MYCOSE VAGINALE
La mycose vaginale est une infection due à un champignon de type levure, le plus souvent un Candida albicans. C’est une pathologie extrêmement fréquente, bénigne mais très désagréable, et qui récidive souvent. Elle se manifeste par des pertes blanches et crémeuses, des démangeaisons vulvaires, et entraîne une miction et des rapports sexuels douloureux. Liée à la perte de l’équilibre du microbiote vaginal, constitué à 90 % de lactobacilles, la flore de Döderlein, et en petite quantité d’autres germes comme Gardnerella vaginalis ou des Candida albicans, qui en se développant de façon trop importante, peuvent provoquer des infections. L’équilibre du microbiote vaginal étant dépendant des œstrogènes, les facteurs de risque favorisant le développement d’une mycose sont la grossesse, les règles, mais aussi la prise d’antibiotiques, le diabète, le tabac, les matières synthétiques et les vêtements serrés. Il y a un lien étroit entre microbiote intestinal et microbiote vaginal, celui-ci pouvant recevoir un certain nombre de bactéries intestinales, expliquant les mycoses vaginales récidivantes.
• L’aromathérapie est en première ligne dans le traitement de ces vaginites, par l’utilisation d’huiles essentielles antifongiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes.
Faire préparer par une pharmacie les ovules suivants :
– HE Cymbopogon martinii, palmarosa 1 goutte ;
– HE Melaleuca alternifolia, tea tree 1 goutte ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale 1 goutte ;
– HE Salvia sclarea, sauge sclarée 1 goutte ;
– qsp 1 ovule de 3 grammes, 10 ou 30 ovules.
Dans une mycose aiguë, mettre 1 ovule chaque soir pendant 10 jours. Pour une mycose récidivante, traiter pendant 1 mois. • Pour la mycose vaginale de la femme enceinte, très fréquente en raison de l’hyperœstrogénie, utiliser la formule suivante :
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli 1 goutte ;
– HE Matricaria recutita, matricaire ou camomille allemande 1 goutte ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale 1 goutte ;
– HE Salvia sclarea, sauge sclarée 1 goutte ;
– qsp 1 ovule de 3 grammes, 10 ovules ;
– mettre 1 ovule chaque soir pendant 10 jours. • L’hydrolat de tea tree peut être utilisé en lavements vaginaux : mettre une cuillère à café d’hydrolat dans 100 ml d’eau et utiliser une poire vaginale. On peut aussi appliquer sur la région vulvaire des compresses imbibées d’hydrolat.
• On peut aussi utiliser des ovules à l’argile verte :
– argile verte ;
– excipient aa qsp un ovule de 3 grammes no 10 ;
– mettre en place au fond du vagin 1 ovule tous les soirs pendant 5 jours,
puis 1 jour sur 2 pendant 10 jours.
• Localement, au niveau vulvaire, afin de calmer les démangeaisons, on utilise :
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli 1 ml ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale 0,75 ml ;
– HE Boswellia carterii, encens 0,75 ml ;
– huile végétale d’amande douce qsp 50 ml ;
– appliquer 2 à 4 fois par jour.
• Le traitement local peut être complété par un traitement général avec des décoctions de bistorte, Polygonum bistorta. Grâce à sa richesse en tanins, cette plante méconnue possède des propriétés décongestionnantes et anti-inflammatoires du petit bassin, cicatrisantes.
→ Elle se prend en décoction :
– mettre 30 grammes de racines de bistorte dans un litre d’eau ;
– 30 grammes pour un litre d’eau, bouillir 5 minutes et boire 2 ou 3 tasses
par jour.
→ Ou :
– faire une boule à thé pour une tasse avec :
– racine de bistorte + thym, laisser infuser 10 à 15 minutes et boire
3 tasses par jour après les repas.
• Les mycoses vaginales qui surviennent dans les périodes prémenstruelles nécessitent la prise en charge des perturbations hormonales (voir entrée « Syndrome prémenstruel », page 350).
Traitements complémentaires
• dans les vaginites récidivantes, il est indispensable de rééquilibrer le microbiote intestinal par la prise de probiotiques sur de longues périodes, ainsi que de prébiotiques qui vont nourrir les bonnes bactéries ; • de même, après l’utilisation des ovules antimycosiques, mettre des ovules de probiotiques vaginaux, 10 jours par mois pendant 3 mois ; • comme dans toutes les pathologies mycosiques, supprimer les sucres rapides (sucre sous toutes ses formes), pâtisseries, sodas ; • porter des sous-vêtements en coton ; • éviter les savons parfumés et les gels douches. Utiliser le savon d’Alep.
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