Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Couperose
• la cure de fruits rouge ou la cure de raisin en saison sont des traitements de drainage très utiles.
COUPEROSE
› Voir entrée « Acné rosacée », page 35.
COVID-19
Comme pour toutes les infections respiratoires, l’arme majeure devant la pandémie de la Covid-19 est la prévention. Le traitement par hydroxychloroquine et azithromycine, malgrè de très nombreuses études montrant son efficacité, a été décrébilisé. Renforcer ses défenses immunitaires est l’option indiscutable pour nous protéger du SARS-CoV-2. Pour une bonne partie des gens, une infection par la Covid-19 reste asymptomatique (25 %) ou se traduit par peu de symptômes (fièvre, fatigue, toux, nez bouché), vite régressifs en quelques jours. La perte de l’odorat et du goût, ainsi qu’une gêne respiratoire signent une atteinte plus sévère, les sujets âgés de plus de 65 ans avec des facteurs de comorbidité (obésité, diabète, hypertension artérielle) étant les plus à risque de faire des formes graves.
La vaccination est promue comme l’arme majeure de la prévention anti-Covid-19 mais son efficacité et son innocuité restent une gageure. • La phytothérapie possède de magnifiques plantes pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme. Les recommandations officielles, comme d’habitude, sont d’éviter les plantes de l’immunité dans cette pathologie (ainsi que la phytothérapie en général), sous le prétexte que les formes graves en détresse respiratoire sont liées à une hyper-inflammation due à un orage de cytokines pro-inflammatoires et qu’il ne faut pas stimuler le système immunitaire. Or, justement, la plupart des plantes sont immunomodulantes et permettent d’éviter cet emballement immunitaire. C’est en amont de la maladie qu’il faut agir, pas aux portes de la réanimation.
• Le cyprès, Cupressus sempervirens, est une plante majeure antivirale. Elle a montré son efficacité sur de nombreux virus, et en particulier les virus grippaux et les coronavirus habituels. Avec les formes classiques (infusion, teinture mère ou autres), le cyprès est utilisé dans les troubles veineux ou les hémorroïdes. Ce sont les tanins proanthocyanidoliques, les OPC, qui possèdent les propriétés antivirales. Seuls les EPS ou les extraits de plantes sèches standardisées, par leur procédé d’extraction, concentrent les tanins et permettent l’action antivirale. Le cyprès possède également des propriétés anti-inflammatoires. Il se prend en prévention (1 cuillère à café par jour ou 1 ou 2 comprimés), et en curatif 3 ou 4 fois par jour. • L’échinacée, Echinacea purpurea, est une formidable plante immuno-stimulante et immuno-modulatrice, anti-infectieuse (antibactérienne, antivirale), anti-inflammatoire. Elle est utile aussi bien en prévention qu’en curatif. Il faut éviter de la donner sur de longues périodes afin d’éviter d’épuiser le système immunitaire. Le mieux est de la prendre sous forme liquide, à garder dans la bouche un moment avant de l’avaler pour plus d’efficacité, EPS, teinture mère (20 à 100 gouttes par jour selon l’âge), extrait fluide, on la trouve aussi en gélules ou comprimés de poudre ou d’extrait. En prévention, associée au cyprès en EPS, elle est extrêmement efficace (1 cuillère à café par jour) ou en comprimés d’extrait (2 par jour), à prendre 10 jours par mois ou 5 jours par semaine en période d’épidémie. En aiguë, prendre 3 ou 4 fois par jour sur 1 semaine. • L’astragale, Astragalus mongholicus, est une grande plante de la pharmacopée chinoise. Elle est antivirale, immunomodulante, antioxydante, antifibrosante. Elle est antivieillissement, prévient l’immuno-sénescence, soutient le système cardiovasculaire et les reins. L’astragale est aussi une plante adaptogène, elle a donc une action profonde de rééquilibrage du terrain. Elle se prend sous forme de gélules ou comprimés d’extrait sec (2 ou 3 par jour), en teinture mère (30 gouttes 2 ou 3 fois par jour), en EPS (1 cuillère à café par jour). Excellente association avec le cyprès pour les personnes plus âgées, 1 cuillère à café ou 2 comprimés d’extraits standardisés, 5 jours par semaine en prévention ou 3 fois par jour en aiguë. • L’artémisia, Artemisia annua, est très connue pour son action antipaludéenne (c’est l’hydroxychloroquine végétale). Elle est, selon des études, très active sur le virus SARS-CoV-2 (ainsi que sur de nombreux autres virus). Elle stimule l’immunité adaptative, régule la production des cytokines pro-inflammatoires et module l’emballement de la réponse inflammatoire observée au cours de la Covid-19. Elle est antioxydante. Interdite en Europe, elle se trouve en fait assez facilement, notamment sur Internet. Elle se prend en tisane ou en gélules, de 250 à 500 mg par jour. • Comme pour la grippe, l’aromathérapie trouve son indication de choix avec quatre huiles essentielles antivirales puissantes, antibactériennes, énergétisantes, immunostimulantes : l’HE de ravintsara, Cinnamomum camphora ; l’HE d’eucalyptus radié, Eucalyptus radiata ; l’HE de laurier noble, Laurus nobilis ; l’HE de tea tree, Melaleuca alternifolia. → Dans un flacon de 10 ml, mettre : HE ravintsara 5 ml, HE Eucalyptus radiata 3 ml, HE laurier noble 2 ml ou HE tea tree 2 ml.
– En prévention, mettre pour un adulte : 6 à 8 gouttes matin et soir sur le
thorax.
– En curatif, mettre 12 à 15 gouttes 6 à 8 fois par jour pendant 3 jours. La Covid-19 ne touchant quasiment pas les enfants et les jeunes ne faisant que des formes asymptomatiques, la prévention par l’aromathérapie n’est envisagée que pour les adultes.
En prévention, l’huile de ravintsara peut s’utiliser seule, en mettant 2 ou 3 gouttes tous les jours sous la plante des pieds ou sur le thorax tous les matins. Contre-indiquée chez les femmes enceintes ou allaitantes. Ne pas utiliser les huiles essentielles sur de trop longues durées, mais surtout en cas d’exposition.
Traitements complémentaires
• la vitamine C est utile dans la prévention des infections à la Covid-19 car elle régule l’immunité, la différentiation et la prolifération des lymphocytes B, et bloquerait en partie la pénétration du virus dans les cellules épithéliales. Prendre 250 à 500 mg par jour ; • la vitamine D est indispensable à notre système immunitaire. Elle réduit de plus la sécrétion des cytokines pro-inflammatoires et stimule les lymphocytes T et les lymphocytes régulateurs. Elle stimule également les peptides antimicrobiens, antibiotiques naturels fabriqués par nos muqueuses respiratoires et digestives. Prendre 3 000 à 4 000 unités internationales par jour (penser à contrôler le taux sanguin) ;
• le zinc est un activateur enzymatique de la réponse immunitaire et une carence favorise l’immunodépression. Le zinc exerce également une activité antivirale directe. Prendre 40 mg de zinc par jour ; • un microbiote intestinal équilibré est une arme majeure contre les infections. Prendre régulièrement des pré- et probiotiques ; • une alimentation riche en oméga-3, précurseurs des molécules anti-inflammatoires de notre organisme, est indispensable (poissons gras, amandes, noix, huile de colza).