Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Herpès
– le reishi, Ganoderma lucidum, est également un grand antiviral,
bloquant la réplication des virus des hépatites A et B, et régule aussi l’immunité.
Les deux champignons se prennent en gélules de plantes, 2 ou 3 gélules par jour ou en extraits, 1 ou 2 gélules par jour ;
– la pleurote, Pleurotus ostreatus, a aussi montré une efficacité contre le
virus de l’hépatite C.
Traitements complémentaires
• dans les hépatites aiguës, associer un traitement homéopathique, lui aussi extrêmement efficace : phosphorus 15CH; prendre 5 granules 2 fois par jour pendant 10 jours, puis 1 fois par jour pendant 15 jours ; • le sélénium protège du cancer du foie, complication majeure des hépatites virales chroniques. Prendre 200 μg de sélénium au long cours ; • et bien sûr, éviction de l’alcool et alimentation pauvre en graisses saturées.
HERPÈS
Infection virale très contagieuse, l’herpès se manifeste par l’apparition de bouquet de vésicules douloureuses. On distingue l’herpès labial, dû au virus VHS-1, le plus répandu, qui touche les lèvres, le pourtour de la bouche, la joue, l’intérieur du nez et parfois les yeux et la cornée, et l’herpès génital, dû principalement au virus VHS-2, maladie sexuellement transmissible. Après la primo-infection, le virus persiste toute la vie, bien à l’abri dans les ganglions nerveux correspondant à la zone infectée. Affection le plus souvent désagréable mais bénigne, la maladie peut devenir problématique par la fréquence des récurrences, réalisant une vraie maladie herpétique et traduisant un important déséquilibre du système immunitaire. Les récurrences se produisent à l’occasion d’un stress, physique ou psychique, produisant une brusque défaillance des glandes surrénales et du cortisol, notre hormone du stress. Une maladie infectieuse, une exposition au soleil, un état anxieux intense, les règles, peuvent déclencher une poussée.
De nombreuses plantes ont des propriétés antivirales et anti-inflammatoires, mais il faut insister sur l’importance du traitement du terrain (voir la notion de terrain dans les grands principes de la phytothérapie, page 15), très souvent altéré dans les formes récidivantes.
Traitement général
• le cyprès, Cupressus sempervirens, très riche en tanins, dont les proanthocyanidines qui ont montré de grandes propriétés antivirales limitent la réplication virale et induisent la lyse des virus. Il est également anti-inflammatoire, immunostimulant, reconstituant. On le trouve en teinture mère, en gélules de plantes, mais les EPS sont à privilégier dans cette indication en raison de leur procédé d’extraction qui concentre les tanins ;
• la réglisse, Glycyrrhiza glabra, possède également des propriétés antivirales sur les herpès-virus, est anti-inflammatoire, immuno-stimulante, et soutient la glande surrénale. À utiliser de manière discontinue (par exemple 5 jours par semaine) en raison du risque d’hypertension. On la trouve en gélules d’extraits, en teinture mère, en EPS ; • l’astragale, Astragalus membranaceus, grande plante de la pharmacopée chinoise, antivirale, immunostimulante, antioxydante, entre autres propriétés. L’astragale est une plante adaptogène, donc une plante d’action profonde de rééquilibrage du terrain désadapté. Ces trois plantes se prennent sur plusieurs mois, en alternant toutes les deux semaines, ou peuvent être associées.
Les huiles essentielles sont incontournables dans les pathologies virales. • Le ravintsara, Cinnamomum camphora ct cineole, le niaouli, Melaleuca quinquenervia, le thym à thujanol, Thymus vulgaris ct thujanol, sont les piliers du traitement de fond. Si vous avez la chance d’avoir une pharmacie spécialisée à côté de chez vous, faites préparer la solution suivante :
– HE Cinnamomum camphora ct cineole, ravintsara 2 ml ;
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli 2 ml ;
– HE Thymus vulgaris ct thujanol, thym à thujanol 1 ml ;
– solubilisant qsp 30 ml ;
– prendre 20 gouttes 2 fois par jour dans de l’eau au cours des repas
3 semaines par mois, pendant 6 mois ;
– autrement, prendre une goutte de chaque huile dans une cuillère à café
d’huile d’olive, ou de miel (de thym de préférence).
• La mycothérapie : également très utiles dans les affections virales, les champignons médicinaux sont une indication de choix.
– Le shiitake, Lentinula edodes, est un champignon comestible de la
pharmacopée asiatique. Il est régulateur du système immunitaire et possède des propriétés antivirales (en particulier sur le virus herpétique), antioxydantes, anti-inflammatoires. Il se prend en gélules de poudre ou d’extraits secs, 2 ou 3 gélules par jour sur de longues périodes.
• Soutien des glandes surrénales : indispensable dans les récurrences herpétiques, celles-ci sont symptomatiques d’une insuffisance cortico-surrénalienne.
– les bourgeons de cassis en gemmothérapie sont des
immunomodulateurs, anti-inflammatoires, stimulants par leur action régulatrice du cortisol. Ils se prennent en macérat glycériné 1DH (100 gouttes le matin) ou en macérat mère (10 gouttes le matin) ;
– la cure de citron sur 20 jours (voir entrée « Hémorroïdes », page 196)
stimule les surrénales, à faire 2 fois par an au printemps et à l’automne.
• Les poussées d’herpès au moment des règles sont liées à une insuffisance en progestérone, suivie d’une hyperœstrogénie relative responsable d’une congestion pelvienne. Prendre en deuxième partie du cycle des plantes comme l’alchémille ou l’achillée millefeuille.
Traitement local
Indispensable lors d’une poussée aiguë pour soulager les douleurs, en utilisant le cyprès et la mélisse, également grande plante antivirale, en EPS, 30 ml du mélange. Appliquer sur les vésicules avec un coton-tige 5 à 6 fois par jour.
On peut également utiliser les huiles essentielles de ravintsara 1 goutte + niaouli ou tea tree, 1 goutte à appliquer pures 5 ou 6 fois par jour ou Tégarome®, 2 gouttes sur un coton-tige plusieurs fois par jour. • Lors d’une poussée d’herpès génital, faire la préparation suivante :
– HE Salvia officinalis, sauge officinale ;
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli ;