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Lombalgie

• Le gingembre, Zingiber officinale, est un des aphrodisiaques les plus connus au monde, mais aucune étude n’a pu confirmer cela. Les extraits de gingembre augmentent la qualité du sperme (la concentration, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes) par l’augmentation de la testostérone, mais ont peu d’effet sur le désir sexuel et l’érection, en dehors d’un petit effet stimulant sur la circulation veineuse.

• En gemmothérapie, deux plantes réveillent la sexualité féminine :

– les jeunes pousses d’airelle rouge, Vaccinum vitis idaea, grand remède

féminin de la ménopause, ostéogène-like, ainsi que les jeunes pousses de framboisier, Rubus idaeus. Ils se prennent en macérat mère, 10 à 15 gouttes ;

– ils peuvent être complémentés par le macérat de bourgeons de bouleau

pubescent, Betula pubescens, stimulant des gonades pour l’asthénie sexuelle pour l’homme et la frigidité chez la femme. Prendre 10 à 15 gouttes par jour ;

– le macérat de jeunes pousses de séquoia, Sequoia gigantea, et le

macérat de bourgeons de chêne, Quercus robur, remèdes masculins que l’on utilise dans l’andropause, agissent également sur la libido féminine, à raison de 10 à 15 gouttes par jour, seuls ou en association, ou en alternance.

Traitements complémentaires

• en oligothérapie, le zinc-cuivre, le manganèse, le sélénium, le magnésium peuvent être associés aux plantes. Prendre une ampoule 3 fois par semaine ; • dans son alimentation, ne pas hésiter à utiliser les épices chaudes : cannelle, gingembre, girofle, muscade, cardamome, poivre, piment, safran.

LOMBALGIE

La lombalgie désigne un état douloureux du rachis lombaire, accompagné d’une limitation de la mobilité et d’un enraidissement. On l’appelle lumbago lorsqu’elle est aiguë (le « tour de reins » classiquement), survenant lors d’un effort, en soulevant une charge, ou lors d’un mouvement de rotation ou en se penchant en avant. La lombalgie peut s’accompagner d’une irradiation (radiculalgie) dans le nerf sciatique ou le nerf crural, signant alors une hernie discale, car le disque intervertébral s’écrase et fait saillie vers l’extérieur de la colonne, comprimant les racines nerveuses. Le lumbago guérit en général de quelques jours en 3 à 4 semaines. Au-delà, on parle de lombalgies chroniques. Le diagnostic d’une lombalgie simple est essentiellement clinique, les examens complémentaires (radiographies, scanner, IRM) ne montrent pas grand-chose en général, et ne sont utiles qu’en cas de douleurs chroniques ou de radiculalgie associée. Les causes sont multiples. Le disque intervertébral et les articulaires postérieures peuvent être sursollicités par des anomalies anatomiques, des troubles statiques comme une inégalité des membres inférieurs, des postures répétitives, professionnelles ou sportives entraînant des contraintes excessives, le surpoids, le stress, l’insatisfaction au travail, le vieillissement. Le traitement médicamenteux classique utilise les anti-inflammatoires, la cortisone, les antalgiques morphiniques, voire les antiépileptiques dans les formes hyperalgiques ou chroniques. Tous ces traitements, agressifs, ne sont hélas pas dépourvus d’effets secondaires. La chirurgie n’est proposée que dans les hernies discales paralysantes ou évoluant depuis de nombreux mois.

• La rhumatologie est un des domaines d’élection de la phytothérapie, avec de très nombreuses plantes antalgiques et anti-inflammatoires (voir entrée « Arthrose », page 62) comme le cassis, Ribes nigrum ; la scrofulaire noueuse, Scrophularia nodosa ; l’harpagophytum, Harpagophytum procumbens ; le saule, Salix alba ; la reine-des-prés, Filipendula ulmaria ; le curcuma, Curcuma longa ; la boswellia, Boswellia serrata, plus indiquée en chronique.

• Dans les cas des lombalgies où la composante musculaire est importante, deux plantes sont particulièrement utiles.

– la valériane, Valeriana officinalis, est connue pour ses propriétés

anxiolytiques et sédatives, mais moins pour son effet myorelaxant

important. La plupart des médicaments décontracturants musculaires ayant été supprimés du fait de leurs effets secondaires importants, la valériane a tout son intérêt car elle n’a aucune contre-indication en dehors des enfants et des femmes enceintes et elle améliore le sommeil qui est souvent très perturbé du fait de la douleur intense. Elle se prend en décoctions de racines (mais son goût est désagréable), en gélules d’extraits (1 ou 2 gélules), en teinture mère (30 à 70 gouttes), en EPS (1 ou 2 cuillères à café) ;

– il en est de même pour la passiflore, Passiflora incarnata, sédative,

anxiolytique mais aussi antalgique (dans les douleurs névralgiques) et antispasmodique musculaire. Elle s’utilise en gélules ou comprimés de poudre de plante ou d’extrait sec (2 à 4 par jour), en extrait hydroalcoolique, teinture mère (50 gouttes 2 fois par jour), en EPS (1 ou 2 cuillères à café par jour). Elle s’associe très bien avec la valériane, en potentialisant leur action myorelaxante et permettant un meilleur sommeil ;

– par exemple : utiliser EPS valériane/EPS passiflore 150 ml et prendre

2 cuillères à café le soir, et 1 cuillère à café le matin.

• En cas de sciatique ou cruralgie associée, le millepertuis, Hypericum perforatum, est un remarquable antinévralgique et potentialise la valériane et la passiflore. Le millepertuis a quelques contre-indications car c’est un inducteur enzymatique hépatique (il peut modifier l’élimination des molécules par le foie) et peut provoquer des interactions avec quelques médicaments comme les anticoagulants, médicaments antirejet de greffes, antiviraux dans le sida, et nécessite une certaine prudence avec les contraceptifs et les antimigraineux. Mais en pratique, en dehors de ces traitements, son utilisation ne pose pas de problème. Il se prend en gélules ou comprimés de plante ou d’extrait sec (2 à 4 par jour), en teinture mère (30 à 40 gouttes 2 ou 3 fois par jour), en EPS (1 cuillère à café 2 fois par jour).

• l’aromathérapie est incontournable dans les douleurs inflammatoires et musculaires avec les huiles essentielles d’ylang-ylang, Cananga odorata, antispasmodique, antalgique, efficace en cas de douleurs profondes comme les douleurs névralgiques ou neuropathiques, l’hélichryse italienne, Helichrysum italicum, anti-inflammatoire puissante, antalgique, comme la gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens, le laurier noble, Laurus nobilis, antispasmodique, antalgique, cicatrisant, l’eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora, le lavandin super, Lavandula hybrida clone super, remarquable décontracturant musculaire, antalgique, anti-inflammatoire. Faire préparer la synergie suivante :

– HE Cananga odorata, ylang-ylang 2 ml ;

– HE Helichrysum italicum, hélichryse italienne 1 ml ;

– HE Laurus nobilis, laurier noble 1 ml ;

– HE Gaultheria procumbens, gaulthérie couchée 2 ml ;

– HE Eucalyptus citriodora, eucalyptus citronné 2 ml ;

– HE Lavandula hybrida clone super, lavandin super 1 ml ;

– huile végétale de millepertuis 30 ml ;

– faire 3 ou 4 applications locales par jour ;

– si vous n’avez pas de pharmacie spécialisée près de chez vous, mettre

10 à 20 gouttes d’huiles essentielles dans l’huile de millepertuis.

• Le Croton lechleri ou « sang du dragon » est une plante amazonienne aux propriétés anti-inflammatoires, antalgiques, antioxydantes et chondro-protectrices, que l’on peut proposer dans les pathologies ostéo-articulaires aiguës et chroniques. Il peut donner d’excellents résultats dans les lombo-sciatiques si les autres traitements ne marchent pas. Sans effet secondaire, il se prend à raison de 5 à 15 gouttes matin et soir, voire 3 fois par jour en aiguë, en augmentant progressivement. Ne prendre qu’un extrait pur à 100 %.

Traitements complémentaires

• les cataplasmes d’argile verte sur le rachis lombaire sont très efficaces ; • les enzymes protéolytiques comme la papaïne, la bromélaïne, tirées de l’ananas et de la papaye, la serrapeptase, exercent une activité anti-inflammatoire et antidouleur similaire à l’aspirine et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens. De plus, elles sont antiœdémateuses, et cela sans les effets secondaires hélas bien connus des anti-inflammatoires classiques. Seule précaution d’emploi, les personnes sous anticoagulants. Plusieurs laboratoires proposent des associations de plusieurs enzymes, et elles nécessitent des posologies élevées, au moins au début, de 6 à 12 gélules ou comprimés par jour, en dehors des repas ; • en dehors des crises douloureuses, pratiquer régulièrement une activité physique régulière (natation, marche, gymnastique, yoga) permet de maintenir une bonne tonicité musculaire ;