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Prostatite

Inflammation de la prostate, la prostatite peut être aiguë ou chronique. La prostatite aiguë est d’origine bactérienne, les germes en causes étant identiques à ceux des infections urinaires, Escherichia coli (colibacille) dans plus de 80 % des cas. Les germes parviennent à la prostate par reflux d’une urine infectée, par voie sanguine (infection de voisinage ou ORL ou dentaire) ou d’origine colique, par la proximité de la prostate avec le rectum. La congestion pelvienne est un facteur favorisant, en entraînant une stase veineuse qui met la prostate en situation d’exclusion, alors qu’elle est déjà enfermée dans une capsule fibreuse. Cela explique la difficulté des traitements classiques, nécessitant des traitements antibiotiques de longue durée, ainsi que les récidives fréquentes. La prostatite aiguë se traduit par des brûlures urinaires, des difficultés à uriner, parfois un peu de sang dans les urines, et de la fièvre. Toute infection urinaire chez un homme est a priori une prostatite.

La prostatite chronique est souvent non bactérienne, inflammatoire, traumatique (pratique du vélo), ou liée à des perturbations neurovégétatives. Elle se manifeste par des douleurs périnéales diffuses, des brûlures urinaires, et souvent des troubles de l’éjaculation ou de l’érection. La phytothérapie a largement sa place dans le traitement des prostatites, surtout grâce aux huiles essentielles qui ont une excellente diffusion et sont anti-infectieuses, anti-inflammatoires, antalgiques, cicatrisantes, régulatrices du neurovégétatif et de la congestion pelvienne.

Traitement de la prostatite aiguë

• Il faut bien sûr privilégier la voie rectale, directement en contact avec la prostate. Faire confectionner par une pharmacie spécialisée ces suppositoires :

– HE Cinnamomum cassia, cannelle de Chine 50 mg ;

– HE Melaleuca cajuputii, cajeput 50 mg ;

– HE Eugenia caryophyllus, giroflier 50 mg ;

– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale 50 mg ;

– qsp un suppositoire de 2 grammes no 30 ;

– mettre 1 suppositoire matin et soir pendant 10 jours, puis 1 le soir

pendant 10 jours ;

sinon, on peut utiliser la voie orale :

– HE Cinnamomum verum, cannelle de Ceylan ;

– HE Eugenia caryophyllus, giroflier ;

– HE Cupressus sempervirens, cyprès ;

– HE Juniperus communis, genévrier commun ;

– HE Satureja montana, sarriette des montagnes aa 30 % ;

– solubilisant qsp 30 ml ;

– prendre 20 gouttes dans ½ verre d’eau 4 fois par jour pendant 10 à

15 jours.

• Lutter contre la congestion pelvienne avec l’oignon, qui a de plus des propriétés anti-infectieuses, diurétiques, avec la décoction suivante :

– alchémille (feuilles) :

– mettre 2 cuillerées à soupe pour 1 litre d’eau, infuser 15 minutes, filtrer ;

– verser cet infusé bouillant sur 3 oignons émincés, ajouter un sachet de

20 grammes de chlorure de magnésium, laisser macérer 24 heures ;

– prendre 3 verres par jour pendant 5 jours, puis boire un verre chaque

matin pendant 2 semaines.

Traitement de la prostatite chronique

Il fait aussi appel aux huiles essentielles utilisées par voie rectale. Ce sont des huiles anti-infectieuses, mais qui régulent aussi la congestion pelvienne et le système neuro-végétatif, comme l’HE de cyprès, ainsi qu’en gemmothérappie les jeunes pousses d’églantier, Rosa canina, qui sont anti-inflammatoires et immunostimulantes.

• Associer la voie orale avec :

– HE Thymus vulgaris ct thymol, thym à thymol 1 ml ;

– HE Citrus limonum (zeste), citron 1 ml ;

– HE Ocimum basilicum, basilic 1 ml ;

– Rosa canina jeunes pousses MG 1DH 125 ml ;

– prendre 40 gouttes 2 fois par jour pendant 6 mois. • À la voie rectale avec :