Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Sinusite
– le bouleau verruqueux, Betula verrucosa, est un complémentaire du
sapin, il reminéralise, stimule des ostéoblastes (cellules de reconstruction osseuse), traite les inflammations articulaires et osseuses.
→ Ils se prennent en macérat mère, 8 à 10 gouttes par jour, un bourgeon le matin, l’autre le soir, ou en macérat glycériné 1DH, (40 à 50 gouttes), sur 2 à 3 mois.
• La prêle, Equisetum arvense, peut être associée pour ses propriétés reminéralisantes, anti-inflammatoires, grâce à son apport en silicium. Elle se prend en poudre de plante à mettre dans une compote, un yaourt (1 ou 2 cuillères à café), en gélules (2 ou 3 par jour), ou EPS (1 cuillère à café par jour ou 1 ml par 10 kg de poids chez les enfants), pendant plusieurs semaines.
En cas de douleurs, on peut réaliser des massages au niveau de la cyphose avec des huiles essentielles anti-inflammatoires comme l’hélichryse italienne, Helichrysum italicum, l’eucalyptus citronné, Eucalyptus
citriodora, dans une huile végétale de millepertuis.
Traitements complémentaires
• des oligo-éléments peuvent être très utiles, comme le cuivre-or-argent, le manganèse-cobalt, le phosphore, une ampoule par jour.
SINUSITE
La sinusite est une inflammation des cavités sinusales. La sinusite aiguë est habituellement une complication d’une rhinopharyngite, au début virale puis pouvant se surinfecter par la suite. Elle dure en général entre 7 et 10 jours. La sinusite peut devenir chronique si elle a été insuffisamment traitée, si elle est liée à une infection dentaire, mais le plus souvent elle évolue sur un terrain allergique avec une polypose naso-sinusienne. Les signes cliniques se manifestent par une douleur vive au niveau des sinus, sous les orbites, qui augmente à la pression ou en se penchant en avant. Elle est liée à l’accumulation de mucus à l’intérieur des cavités sinusiennes. On retrouve également de la fièvre, une obstruction nasale, des écoulements clairs ou purulents, une diminution ou une perte d’odorat. Le traitement classique associe malheureusement la plupart du temps antibiotiques et corticoïdes, alors qu’elle est d’origine virale le plus souvent.
Traitement d’une sinusite aiguë
L’aromathérapie est incontournable par les propriétés antivirales, antibactériennes, anti-inflammatoires des huiles essentielles. • l’huile essentielle d’origan, Origanum compactum, est une anti-infectieuse très puissante à large spectre d’action, et immunostimulante, et elle peut être employée seule ou associée aux autres huiles essentielles. Du fait de son goût très puissant, elle est difficile à prendre telle quelle. On la trouve en capsules dosées à 50 mg, facile à prendre à raison de 2 capsules 2 ou 3 fois par jour au cours des repas. Elle est contre-indiquée chez les jeunes enfants et la femme enceinte ;
• à associer à la préparation suivante :
– HE Eucalyptus globulus, eucalyptus commun ;
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale ;
– HE Myrtus communis, myrte commun vert à cinéole ; aa qsp 10 % ;
– solubilisant 90 % qsp 30 ml ;
– prendre 20 gouttes 3 ou 4 fois par jour dans de l’eau au cours d’un
repas.
L’huile essentielle de lavande, outre son action anti-infectieuse et antalgique, est sympathicolytique, ce qui aide à libérer les orifices sinusiens spasmés et permet ainsi l’évacuation des sécrétions bloquées et de vider les sinus.
• On peut appliquer localement en regard des sinus 2 gouttes d’HE de niaouli, Melaleuca quinquenervia, diluées dans quelques gouttes d’huile végétale, 3 fois par jour.
• Trois plantes antibactériennes, antivirales à associer :
– l’échinacée, Echinacea purpurea, immunostimulante, la réglisse,
Glycyrrhiza glabra, pour ses propriétés anti-inflammatoires sur toutes les muqueuses, le sureau, Sambucus nigra, pour son action fluidifiante. À prendre en teinture mère (30 à 40 gouttes de chaque 3 fois par jour)
ou en EPS selon la formule → EPS échinacée/réglisse/sureau aa qsp 150 ml, 1 cuillère à café 3 fois par jour pendant 1 semaine.
• Deux bourgeons :
– l’aulne, Alnus glutinosa, est le plus grand remède des inflammations
aiguës et des maladies infectieuses aiguës des muqueuses respiratoires, rhinopharyngites, trachéites, sinusites, bronchites ;
– le cassis, Ribes nigrum, par son soutien de l’activité surrénalienne et du
cortisol, est un magnifique anti-inflammatoire et antiallergique grâce à son action immunomodulante.
→ Ils se prennent à raison d’une goutte par année d’âge chez l’enfant et de 10 à 15 gouttes chez l’adulte, 2 ou 3 fois par jour pendant 5 jours.
Traitement d’une sinusite chronique
Dans un grand nombre de cas, la sinusite chronique est l’expression d’une allergie respiratoire, responsable d’une inflammation pouvant toucher toutes les muqueuses. De nombreux éléments permettent d’orienter le diagnostic : antécédents familiaux, rhinite chronique, éternuements fréquents, conjonctivite chronique associée, eczéma, urticaire. Il est alors nécessaire de mettre en place un traitement de fond antiallergique pour modifier le terrain (voir entrée « Allergie respiratoire », page 43), par des plantes antiallergiques, anti-inflammatoires, et de soutien de l’axe cortico-surrénalien.
• On peut aussi utiliser deux plantes plus spécifiques des sinus :
– le radis noir, Raphanus sativus niger, bien connu pour son action
détoxifiante hépatique, grâce à sa forte teneur en soufre permet de fluidifier les mucosités, et possède des propriétés expectorantes et antitussives. Il se prend en ampoules de jus (1 ou 2 ampoules par jour) ou en EPS (1 cuillère à café par jour) 5 jours par semaine. Contre-indiqué en cas de lithiase vésiculaire connue ;
– la fumeterre, Fumaria officinalis, plante de régulation du foie et de la
vésicule biliaire, possède également des propriétés antihistaminiques et anti-infectieuses et peut être associée au radis noir. En EPS, 1 cuillère à café du mélange 5 jours par semaine pendant 2-3 mois.
• Une décoction drainante :
– racines de bardane, Arctium lappa ;
– racines de chiendent, Triticum repens ;
– racines de guimauve, Althaea officinalis ;
– baies de sureau, Sambucus nigra aa 100 g ;
– mettre 3 cuillères à soupe pour 1 litre d’eau. Faire bouillir 10 minutes,
puis infuser 20 minutes. Filtrer et boire 3 tasses par jour 10 jours par mois.
Traitements complémentaires
• l’huile de Haarlem a été inventée par les alchimistes il y a 400 ans. Elle est composée de 16 % de soufre, 80 % d’essence de térébenthine et 4 % d’huile de lin. Elle apporte un soufre organique hautement disponible, antiseptique, anti-infectieux, remarquable fluidifiant des mucosités encombrant les sinus. L’essence de térébenthine est également un antiseptique des voies respiratoires. On la trouve sous forme de capsules. Prendre 1 capsule matin et soir pendant 1 mois, puis 1 capsule par jour pendant 2 mois, avant un repas ;
• ne pas oublier les oligo-éléments : cuivre-or-argent, cuivre, manganèse, soufre ;
• des instillations nasales peuvent être faites dans chaque narine, matin et soir, avec : 1 ampoule de 10 ml d’eau de mer, 1 ampoule de granions de cuivre et 1 ampoule de granions d’argent ;
• comme dans toutes les infections chroniques, et surtout s’il y a eu des prises répétées d’antibiotiques, rééquilibrer le microbiote intestinal par les probiotiques et les prébiotiques ;
• la serrapeptase, enzyme protéolytique isolée au départ dans la salive du ver à soie, est un remarquable anti-inflammatoire et antiœdémateux, sans aucune contre-indication. Elle est active au niveau des muqueuses respiratoires et permet de dissoudre les tissus fibreux, les kystes, et en particulier les polypes naso-sinusiens. Prendre 200 000 unités 2 fois par jour pendant 2 à 3 mois ;
• les cures thermales peuvent être d’un grand secours : Cauterets, Challes, La Bourboule, Préchacq-les-Bains.